16.01.2012

Dix sociétés transcontinentales décident de qui va vivre ou mourir. (Jean Ziegler)

08.01.2012

Hommage à Pierre Lefranc

Intervention de Pierre Lefranc, ancien chef de Cabinet du Général de Gaulle, décédé il y a quelques jours.
Universités de rentrée de Debout La République à Dourdan le 7 septembre 2008.


Pierre Lefranc. par dlrtv

06.01.2012

BHL Charia Express. Les Guignols de l'info

02.01.2012

Liberté, par Paul Eluard, en musique

30.12.2011

Hugo Chavez soupçonne les États-Unis d'inoculer le cancer

sipa_00628584_000006.jpgCristina Kirchner est atteinte d'un cancer. Il n'en fallait pas plus à Hugi Chavez, lui-même malade, pour soupçonner les États-Unis d'utiliser une « technologie » permettant d' « inoculer le cancer ».

Hugo Chavez est connu pour tout un tas de choses, mais pas pour son sens de la mesure. Mercredi, le président vénézuélien est revenu sur le cancer qui frappe son homologue argentine, Cristina Kirchner. Lui-même atteint d'un cancer, Hugo Chavez a soupçonné les États-Unis d'être mêlé, de près ou de loin, à ces cancers frappants des dirigeants sud-américains. « Ne serait-il pas étonnant qu'ils aient développé une technologie pour inoculer le cancer sans que personne ne le sache ? », s'est-il demandé. Sans rire.

Pour étayer ses dires, Hugo Chavez a dressé une liste noire de dirigeants sud-américain qui, comme lui, doivent ou ont dû lutter contre la maladie. Et le président vénézuélien de citer les Brésiliens Luiz Inacio « Lula » da Silva et Dilma Roussef et le Paraguayen Fernando Lugo. Pour Hugo Chavez, cette liste est « très difficile à expliquer ». De là à y voir la main impérialiste des États-Unis, il n'y a qu'un pas que le chef de l'État s'empresse allégrement de franchir. Hugo Chavez a bien assuré ne pas vouloir « lancer d'accusation hâtive ». Mais cela ne l'a pas empêché de se questionner. « C'est étrange, très étrange », a-t-il martelé, soutenant que la vérité sera peut-être « découvert(e) au cours de ces 50 prochaines années ».

Pendant ce temps, Cristina Kirchner, atteinte d'un cancer de la thyroïde, a remercié mercredi les personnes qui lui ont apporté leur soutien depuis l'annonce de sa maladie. « Je continuerai de travailler avec le plus grand engagement », a-t-elle promis. Elle doit être opérée le 4 janvier.

francesoir.fr - 29 décembre 2011

29.12.2011

Dupont-Aignan dans le collimateur

Nicolas-Dupont-Aignan_pics_809.jpgDe tous les candidats de droite déjà en lice contre lui, c’est le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan qui agace le plus Nicolas Sarkozy en ce moment. En privé, le chef de l’Etat juge « stupide » sa proposition de sortir de l’euro : « Cela entraînerait des conséquences irréversibles pour l’économie française et renchérirait automatiquement le remboursement de la dette. » Dupont-Aignan? « Un imbécile », juge méchamment Sarkozy en petit comité. Leparisien.fr - 29 Décembre 2011

26.12.2011

Les manigances de l'élite pour imposer les mesures d'austérité. E.Todd

14.12.2011

Villepin peut "élever le débat" selon Chevènement

photo_1227042710536-13-0_w350.jpgInterrogé par Europe 1, Jean-Pierre Chevènement est revenu sur la candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle. "Sa candidature peut contribuer à élever le débat, en tout cas à nourrir le débat", estime l'ancien ministre lui-même candidat à l'élection présidentielle.

"Il se présente comme le défenseur de la souveraineté nationale, moi aussi je défends la souveraineté nationale. Mais je ne défends pas notre souveraineté nationale contre celle des autres", ajoute-t-il.

Le président d'honneur du MRC précise que de nombreux points le séparent de Dominique de Villepin. "Je ne suis pas d'accord en tout avec lui. Je ne suis pas pour l'assistanat par exemple. J'ai vu qu'il proposait une sorte de revenu garanti de 150 euros pour tout le monde", précise-t-il.

Selon Jean-Pierre Chevènement, Dominique de Villepin est "un homme de qualité qui a une certaine flamme, de la conviction. Je pense que ça peut élever la qualité du débat".

europe1.fr - 13 décembre 2011

13.12.2011

La Grande-Bretagne défend ses intérêts [...] La France ne le fait pas. J.-P.Chevènement

06.12.2011

En France, on ne vote plus, on nomme !

titre.pngAfin de se conformer au traité de Lisbonne, notre pays dispose de deux députés supplémentaires au sein du parlement européen.

Mais - en hommage à cette union européenne post-démocratique ? - ces deux nouveaux députés européens ne seront pas élus par le peuple français, mais nommés par leurs pairs !

Il faut se pincer pour y croire ! Et pourtant : nous allons assister aujourd’hui à une véritable cooptation entre députés, une sorte de Yalta politique où les partis se partagent désormais les postes à pourvoir dans un simulacre de démocratie, sans cacher le peu de respect qu’ils ont pour le peuple souverain.

Ironie de l’Histoire, cette cooptation intervient le jour même où François Fillon aura la tâche de défendre face au Parlement l’abandon de ce qu’il reste de souveraineté politique de notre pays à la Commission et à la Cour de Justice des Communautés Européennes accepté hier par Nicolas Sarkozy.

Un discours du premier ministre qui se tiendra dans un contexte soviétique, puisque la conférence des présidents a décidé la censure du temps de parole des députés non-inscrits pour ce débat, afin d’empêcher l’expression de toute voix discordante au consensus de l’UMP et du PS sur les questions communautaires.

Une terrible cohérence antidémocratique indigne de notre pays, mais également très inquiétante pour l’avenir de notre continent.

Nicolas Dupont-Aignan - Député de l’Essonne et candidat à l’élection présidentielle

04.12.2011

L'euro passera-t-il Noël ? Face à face Zemmour-Duhamel


"Le face-à-face du mardi" Duhamel/Zemmour... par rtl-fr

02.12.2011

Le jour où l'euro tombera, Emmanuel Todd


EMMANUEL TODD - le jour où l'euro tombera par Mediapart

09.11.2011

Les adversaires à la fois riches et escrocs de Marine Le Pen

04.11.2011

Chavez dénonce les actions "bestiales" et "barbares" de l'OTAN en Libye


Chavez dénonce le génocide, les actions... par librepenseur007

29.10.2011

Lauvergnat : Hitler le retour (sur nos écrans)

25.10.2011

Jeune fille tunisienne qui chante la liberté

Je suis ceux qui sont libres et qui n'ont peur de rien
Je suis les secrets qui ne mourront jamais
Je suis la voix de ceux qui ne céderont pas
Je suis le sens parmi le chaos

Je suis le droit de l'opprimé
Qui est vendu par ces chiens (ces gens qui sont des chiens)
Qui privent les gens de leur pain quotidien
Et claquent la porte à la figure des idées

Je suis ceux qui sont libres et qui n'ont peur de rien
Je suis les secrets qui ne mourront jamais
Je suis la voix de ceux qui ne céderont pas
Je suis libre et ma parole est libre
Je suis libre et ma parole est libre
N'oubliez pas le prix du pain
Et n'oubliez pas la cause de notre misère
Et n'oubliez pas qui nous a trahis dans notre temps de besoin

Je suis ceux qui sont libres et qui n'ont peur de rien
Je suis les secrets qui ne mourront jamais
Je suis la voix de ceux qui ne céderont pas
Je suis le secret de la rose rouge
Que les années ont tant aimé
Dont l'arome a été enterré par les rivières
Et qui a germé comme le feu
Qui appelle ceux qui sont libres

Je suis une étoile brillante dans l'obscurité
Je suis une épine dans la gorge de l'oppresseur
Je suis un vent touché par le feu
Je suis l'âme de ceux qui ne sont pas oubliés
Je suis la voix de ceux qui ne sont pas morts

Faisons de la glaise de l'acier
Et construisons avec cela un nouvel amour
Qui devient oiseau
Qui devient pays / maison
Qui devient vent et pluie

Je suis tous les gens libres du monde entier
Je suis comme une balle
Je suis tous les gens libres du monde entier
Je suis comme une balle

22.10.2011

Poutine en colère - Qui a donné la permission de tuer Kadhafi ?

19.10.2011

Étienne Chouard : Hugo Chavez / La sottise des antifas


Étienne Chouard : Hugo Chavez / La sottise des... par cinequaprod

08.10.2011

Jean-Claude Michéa sur France culture


les matins - Jean-Claude Michéa par franceculture

07.10.2011

La vérité d'une vieille dame sur Nicolas Sarkozy

06.10.2011

Avis aux lecteurs

Chers lecteurs, je vous informe que je m'occuperai beaucoup moins de ce blog (je mettrai de temps en temps une vidéo ou un article) afin de me consacrer toujours plus à mon écriture et mes ouvrages humoristiques et philosophiques.
Un autre blog, plus personnel, existe. Je vous invite à le découvrir. Son lien est ci-dessous. Merci.

A.C. - A.C. - Les aventures de Toni Truand - Philosophie

26.09.2011

Quel rôle a (vraiment) joué Sarkozy en 1995 chez Balladur ?


Quel rôle a (vraiment) joué Sarkozy en 1995 chez... par LePostfr

21.09.2011

BHL se fait virer deux fois de la tribune à Tripoli

16.09.2011

Les monnaies locales commencent à fleurir un peu partout


Les monnaies locales commencent à fleurir un peu... par Super_Resistence

11.09.2011

Hommage aux victimes chiliennes

11 septembre 1973 : sous l'impulsion de la CIA et de Nixon, président des Etats Unis de l'époque, le général Pinochet rassemblait autour de lui l'armée Chilienne et commençait alors les pire années pour ce magnifique pays... Hommage aux victimes, aux exilés et à tous ceux qui n'ont, eux, pas eu de guerre ne Irak pour panser leur blessures !

09.09.2011

Malika Sorel : “La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés”

571dossier53.pngAncien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika Sorel a passé ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir terminé l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po. En 2007, elle publie le Puzzle de l'intégration – les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Les émeutes de 2005 m’ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français : les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité. Mes origines me permettaient, peutêtre, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français.

Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes…

Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire. La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation. Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration…

De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le coeur des enfants issus de l’immigration. La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai. La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux.

Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues. Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !

Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?

Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges : pour réussir, il faut se prendre en main. Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les immigrés eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient. C’est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

Vous êtes également très sévère avec la Halde…

Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés. Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels. J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.

Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?

Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, et reconstituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français… Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

Quelle pression, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?

Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine. Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est « céfranc ». Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise. Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises – la police et l’école – soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales. Or, ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.

Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?

Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels. Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim. Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française. La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français.

Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?

L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites. Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.

L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ?

L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêchés de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent. Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise. Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français. C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent. Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue. Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.

Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet. C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu ! Tout accepter met la France par terre.

http://www.lespectacledumonde.fr/ - Octobre 2010

26.08.2011

Abandon des poursuites contre DSK: une «mauvaise nouvelle» selon Marie-George Buffet

buffet_marie-georges_V_ARTICLE.jpgLa députée et ancienne ministre communiste Marie-George Buffet a qualifié mardi de "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes" le très probable abandon des poursuites pénales contre Dominique Strauss-Kahn, car "la vérité n'est pas dite".

"La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime", écrit dans un communiqué l'ancienne secrétaire nationale du PCF, élue de Seine-Saint-Denis.

Selon elle, "le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes. Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime".

"La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences - sexuelles ou non - à l'encontre des femmes", conclut-elle.

liberation.fr - 23 août 2011

25.08.2011

Le poids des médias dans l'affaire DSK... Et Jean Ferrat là-dedans ?

24.08.2011

DSK, toujours "sale" et "odieux" pour la presse US

848294_dsk1.jpgSi Dominique Strauss-Kahn attendait des excuses de la presse américaine pour l’avoir traité de « chien » et de « pervers », il devra encore patienter. Au lendemain du non lieu prononcé mardi par la cour criminelle de Manhattan, certains médias américains ont certes baissé de ton à son égard. Le Daily News le qualifie de « philandering » (coureur) et ne s’émeut plus ce matin que du fait qu’il se soit adressé en français, plutôt qu’en anglais, aux journalistes massés mardi devant sa maison new-yorkaise. Mais le Daily Post le traite encore ce matin de"crapaud" et de "stupide gaulois en rut". Le Post s'en prend aussi à sa femme, Anne Sinclair, qualifiée de "paillasson pathétique".

Personne ne semble beaucoup s’émouvoir du fait que Dominique Strauss-Kahn ait été traité en criminel, perdu son poste au FMI et ses perspectives présidentielles en France, pour des faits que la justice américaine considère maintenant non avérés. Au contraire, certains médias américains continuent de juger son comportement « sale » et « odieux ». « Le vieux dégoutant français s’en sort libre » titre le National Post. « Tel que décrit par les procureurs, son comportement semble au mieux odieux et au pire criminel, écrit Jeffrey Toobin, du New Yorker. Une femme de ménage est entrée dans sa chambre d’hôtel et quelques brefs instants plus tard, 10 minutes ou peut-être un peu plus, la voilà crachant son sperme dans le couloir. Il est difficile d’imaginer un scénario qui reflète autre chose que le déshonneur, si ce n’est la culpabilité criminelle de cet homme éminent. Sa victoire juridique ne doit pas être confondue avec une victoire morale ».

Encore une fois, ce n’est pas Dominique Strauss-Kahn seul qui est ainsi pilonné par les médias américains, mais tous les Français avec lui. « Les citoyens français ne se soucient peut-être pas que leurs dirigeants réalisent en toute impunité leurs fantasmes à la Louis XIV, mais Manhattan n’est pas Paris, écrit le Wall Street Journal. DSK a eu ni plus ni moins que ce qu’il méritait, il peut pour cela accuser, et remercier, Cy Vance et la justice américaine ».

http://washington.blogs.liberation.fr - 24 août 2011

19.08.2011

Libye : Dominique de Villepin, diplomate de l'ombre

6a00d83451df6269e2010535826616970c-320wiL'homme politique français, pourtant sans mandat actuellement, a participé aux "discussions" de Djerba la semaine dernière, visant à mettre un terme au conflit libyen.

Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre français et candidat putatif à la prochaine élection présidentielle, a participé aux négociations tunisiennes entre les représentants du régime libyen et ceux du Conseil national de transition (CNT) dimanche dernier à Djerba.

Le président de République solidaire aurait d'ailleurs fait de nombreux aller-retours en Libye depuis le début du conflit. Celui qui fut également ministre des Affaires étrangères du gouvernement Raffarin compte de nombreuses amitiés arabes. Il est par ailleurs une personnalité respectée au Moyen-Orient depuis son discours, contre l'intervention armée en Irak, prononcé au siège de l'ONU à New-York, en février 2003.

L'intéressé, auréolé du statut de négociateur secret, a confirmé l'information dans un article du Parisien daté du jeudi 18 aout : "J'étais effectivement là-bas, mais je ne peux faire aucun commentaire, car ce serait compromettre les chances de succès et l'efficacité de ces discussions".

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages, à de son côté fait savoir que le Quai d'Orsay ne commentait pas, "les articles de presse ni les déplacements privés de personnalités françaises à l'étranger".

Devant les difficultés rencontrées lors de ces négociations, tous les diplomates présents à Djerba font preuve d'une immense réserve. Ainsi, le Jordanien Abdul Ilah al-Khatib, envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, qui s'est également déplacé à Djerba le week-end dernier a précisé "ne pas être informé de négociations en cours".

metrofrance.com - 18 aoùut 2011