02.12.2009

Démocratie directe (sur les minarets suisses) : les Français en ont une énorme envie

fr-images-coloriages-colorier-photo-le-minaret-p10561.jpgLes 2.100 réactions postées en un peu plus d'un jour pour commenter le vote des Suisses * sur les minarets ont fait retentir une salve d'applaudissements : très majoritairement, les lecteurs venus sur lepoint.fr ont célébré le "courage", "l'esprit de résistance" ( Vlfr ), la clairvoyance transfrontalière. Les raisons de cet engouement vont bien au-delà d'un repli identitaire.

Laissons de côté les commentaires extrêmes que le respect de la loi et le bon sens nous imposent de supprimer - notons qu'ils sont un peu plus nombreux que de coutume - et voyons les analyses des internautes qui ont conclu à la justesse de la décision majoritaire en Suisse dans laquelle le peuple "a voulu dire non pas qu'il rejetait l'islam en tant que religion, laquelle comme les autres a droit au respect et à la liberté inaliénable du culte, mais qu'il redoutait l'extension en Suisse, comme ailleurs en Europe, d'un islam radical qui veut imposer des lois et des coutumes en contradiction totale avec les droits de l'homme (et de la femme) tels que nous les concevons et qui ne sont pas négociables" ( philippe 01 ).

Premier argument, le principe de réciprocité , maintes fois avancé : pas question de favoriser le culte musulman tant que, dans les pays musulmans, les chrétiens seront rejetés, que ce soit "en Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, où plus de trois cents églises ont été détruites récemment dans l'indifférence générale et les chrétiens dissuadés de poursuivre leurs activités" ( Tioman ), "en Arabie saoudite, où essayez donc d'aller construire une église..." ( Arn le templier ), en Bosnie ou au Kosovo où "les églises serbes sont perdues au milieu de territoires musulmans" ( laquestion ). "On ne peut construire d'églises ou de temples bouddhistes en terre musulmane, on ne peut même pas y obtenir de citoyenneté si l'on y est né sans être musulman" ( septimus severus ). Delnogal a beau opposer que "si l'islam est un obscurantisme, ce n'est pas en éteignant nos Lumières qu'on y verra plus clair", pour la majorité des commentateurs, la dissymétrie n'est pas acceptable. "L'Europe se sent un peu colonisée, pacifiquement, mais colonisée tout de même" ( ml ).

Argument corollaire, le minaret est vu non comme un simple élément architectural, mais comme un "symbole politico-religieux" ( chloé ), qui figure la volonté de conquête de l'islam, son "prosélytisme" ( jeanmi ), son "expansionnisme" ( le cors@ire ). La thèse universaliste est avancée, et on célèbre une "défaite des tenants du relativisme culturel" ( kaourant ).

On voit que les commentaires des internautes du point.fr prennent position contre l'édification de nouveaux minarets au nom des valeurs républicaines : la liberté , l' égalité (dans la réciprocité), la préservation de la tolérance , la sauvegarde de la laïcité ..., la "modernité du rationalisme " ( jim ).

Et c'est ici qu'apparaît la distance qui sépare le "peuple" des "politiques" - et de "bien des médias". Les responsables politiques sont perçus comme défenseurs jaloux d'une démocratie représentative qui leur garantit des fonctions privilégiées et les rend progressivement sourds à la voix du "souverain" (le peuple). Alors, la démocratie à laquelle on aspire, parce qu'on a l'impression de ne plus jamais être entendu, est un régime direct. Comme dans les votations suisses.

"C'est le pays réel qui a gagné, c'est une belle leçon de démocratie" ( panam ). "Le peuple suisse montre le décalage qu'il y a d'une part entre les gouvernants, les médias, les intellectuels, et d'autre part le peuple d'en bas qui en bave tous les jours" ( OSS007 ). "Nos politiques se disent tolérants. Mais quand on n'est pas de leur avis, ils vous laissent entendre que vous n'avez pas toute votre tête" ( Alroanise ). "Pour eux, le peuple a le droit de s'exprimer, mais uniquement dans le sens qu'ils ont décidé préalablement" ( Ammien Marcellin ). "Jamais la cassure n'a été aussi nette entre les Français de racines et leurs prétendues élites. Mais ces dernières se croient d'une essence tellement supérieure... Leur rêve est de mettre Brecht en pratique : le peuple ayant mal voté, le gouvernement a décidé de dissoudre le peuple et d'en nommer un autre" ( Z Marcas ).

Populisme ? Limites de la démocratie directe ? Faiblesses de la vox populi ? Les commentateurs sont conscients de ces dangers : "Méfiez-vous tout de même de la vox populi, souvent exprimée sous le coup de l'émotion ou de l'humeur du moment" ( Un monde parfait ). "Le populisme tient aujourd'hui lieu de pensée universelle : les minarets, c'est musulman, donc c'est pas nous... à ce train-là, on est bon pour refaire les croisades." ( Jc ) "Avec ce refus, on atteint les limites de la démocratie directe et de son exercice au cours duquel les minorités ne sont plus entendues ; alors que la démocratie, c'est aussi et surtout la reconnaissance et la protection des minorités, et religieuses et culturelles et ethniques" ( serge uleski ).

Mais le principal écueil n'est pas là. Il est dans le fonctionnement jugé décevant de la démocratie représentative : "La démocratie représentative que nous vivons fonctionne mal et ne tient pas ses promesses, pis elle fait souvent le contraire de ce qu'elle promet. Je préfère de beaucoup ce qui est péjorativement appelé par les pédants qui nous gouvernent populisme , c'est l'émanation directe et démocratique de ce que souhaite le peuple" ( chouchou ). Il est aussi dans la perception d'une inefficacité du pouvoir : "Cela fait des mois qu'ils réfléchissent, qu'ils pensent, qu'ils pèsent, qu'ils soupèsent pour savoir s'il faut envisager de peut-être réfléchir à penser qu'il serait souhaitable de s'interroger, etc." ( la vigie ). Il est enfin dans une contestation du style du pouvoir : "Populisme ! s'indignent les amis du désastre ! Hé bien, mieux vaut le populisme que le peopolisme niaiseux" ( antigone ).

La surprise déclenchée par le résultat de la consultation en Suisse inspire à Alroanise cette apostrophe facétieuse et provocatrice aux politiques : " Bienvenue chez nous ! "

lepoint.fr - 01/12/2009

* Les Suisses ont créé une "immense surprise" en votant dimanche à une majorité écrasante de 57,5% l'interdiction des minarets à l'appel de la droite populiste, qui dénonce un "symbole politico-religieux". "La construction de minarets est désormais interdite en Suisse", a annoncé le gouvernement helvétique dans un communiqué officiel. "Les quatre minarets existants ne sont pas concernés", ont précisé les autorités. Sur les 26 cantons de la Confédération helvétique, seuls quatre cantons (Bâle-ville et les cantons francophones de Genève, Vaud et Neuchâtel) ont rejeté la proposition soutenue par le parti UDC de la droite populiste et le petit parti chrétien de droite UDF. Ce vote va entraîner la modification de la Constitution suisse, dont le préambule proclame, "au nom de Dieu Tout-Puissant", l'esprit "de solidarité et d'ouverture au monde" du peuple et des cantons suisses.

L'interdiction de la construction de minarets doit être intégrée dans l'article 72 de la Constitution sur les relations entre l'Etat et les religions comme une mesure "propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses". Les commentateurs ont unanimement qualifié ce résultat d'"immense surprise", car il contredit les sondages qui prédisaient durant la campagne un rejet de la proposition de la droite populiste par 53% des votants. Malgré un front commun du gouvernement, des autres partis, des milieux d'affaires et des représentants de toutes les communautés religieuses présentes en Suisse, l'UDC a réussi à convaincre, en martelant qu'il ne s'agissait pas de priver les musulmans de lieux de culte, mais de refuser les minarets comme "symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux".

lepoint.fr - 29/11/2009

01.12.2009

Affaire Polanski: les intellectuels français n'ont toujours rien compris...

Le cinéaste est en passe d'être mis en liberté conditionnelle. L'occasion pour les représentants de l'élite intellectuelle française d'en remettre une couche, de se féliciter de la libération de l'un des leurs, creusant encore un peu plus le fossé qui les sépare de Français - qui, eux, considèrent que les faits reprochés à Polanski sont graves.

Deux mois après son arrestation en Suisse, Roman Polanski va être libéré sous condition, a-t-on appris hier. Aussitôt, ses plus fervents défenseurs se sont répandus en congratulations diverses. De Jeanne Moreau à Luc Besson en passant par Mathilde Seigner (la belle-soeur de Polanski) qui en a profité pour remercier Nicolas Sarkozy, sans qui rien de tout cela n'aurait été possible, on se serait cru à une remise des Césars. Avec, en maître de cérémonie, un Bernard-Henri Lévy plein d'ardeur. Pour lui, Roman Polanski est une victime. Un « homme de 76 ans, père de famille », comme il l'expliquait sur l'antenne de RTL jeudi 26 novembre au matin, dont il dépeignait le calvaire de deux mois dans une « geôle » scélérate...

Libéré sous caution avec un bracelet électronique, le cinéaste avait très tôt été défendu par les intellos français qui se sont succédés à la radio pour hurler leur indignation. L'indignation du public contre une justice qui aurait fait une exception dans une affaire de viol ? Non : l'indignation d'une élite qui n'aime pas qu'on s'en prenne aux siens.

Une erreur de la justice américaine comparable pour BHL à la peine de mort...

Ce qui émeut Bernard-Henri Lévy, c'est qu'on ait lâché ce grand cinéaste qu'est Roman Polanskiaux mains de la justice ! Plutôt crever que de laisser un tribunal décider s'il y a ou non prescription après 30 ans pour attouchements sexuels sur mineurs quand il s'agit d'un artiste ! « Lorsque la loi américaine pratique la peine de mort, on est tous les premiers à se dresser pour dire que c'est de la barbarie », a ainsi asséné BHL. Comme si la rétention préventive de Polanski sur ordre de la justice américaine pouvait être comparée à la chaise électrique !

Bernard-Henri Lévy pousse même jusqu'à dire que les intellectuels ne se sont pas assez mobilisés pour venir en aide au réalisateur !  « Je me rappelle de la réaction de Daniel Cohn-Bendit. Je ne voudrais pas être grossir ou être mauvais camarade m'enfin il était pas le mieux placé pour venir le lendemain de l'arrestation. » Très grande classe dans le box du tribunal de l'élite !

Là où le bât blesse, c'est que Polanski n'est pas un journaliste kidnappé par une milice en plein reportage de guerre ou un militant de la paix prisonnier d'une junte : c'est un justiciable parmi des millions d'américains. Et là où BHL voit une « faute » datant de 30 ans, beaucoup jugent que c'est un crime et considèrent que la justice seule peut statuer. « Y'a des tas de gens qui se sont manifestés sans qu'on leur ai rien demandé ! », déplorait le philosophe sur RTL. En effet.

Marianne2.fr - 26/11/09

30.11.2009

Polanski libéré : merci Sarkozy ?

polanski.jpgPlusieurs proches du cinéaste ont remercié... le président de la République.

Mercredi après-midi, la justice suisse a décidé de remettre en liberté sous contrôle judiciaire (avec un bracelet électronique notamment) le cinéaste Roman Polanski, emprisonné depuis 2 mois dans une affaire de viol sur mineure datant de 1977. La plaignante a depuis demandé à ce qu'on arrête les poursuites (suite au versement d'une compensation financière par Polanski), mais la justice américaine le considère toujours comme un fugitif (il avait fui avant le terme de son procès à l'époque).

Une grande victoire pour le cinéaste qui souffrait d'ennuis de santé et dont plusieurs demandes de remise en liberté avaient été refusées. Une victoire que des proches ont attribué... à Nicolas Sarkozy.

Alain Delon sur RMC a attribué la libération sous caution (3 millions d'euros tout de même) de Roman Polanski à l'activisme de Nicolas Sarkozy dans ce dossier.

Mathilde Seigner, belle soeur de Roman Polanski, dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France, nuance à peine: "Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est grâce au président que Roman a été libéré. Mais il a été super. Et il l'a beaucoup soutenu. Le président a été très efficace."

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, avait précisé au début de l'affaire (et de la polémique qui avait aussitôt suivi) que Nicolas Sarkozy suivait le dossier "très attentivement". D'après le JDD, il aurait appelé Barack Obama pour s'entretenir du dossier avec le président américain... sans succès car la procédure relève de la justice californienne.

Un soutien qui a payé ?

Côté procédure judiciaire, les avocats du cinéaste ont l'intention de plaider la relaxe lors du procès en appel qui devrait se tenir à Los Angeles en décembre...

LePost.fr - 26/11/2009

28.11.2009

Identité nationale dites-vous ?

France_Republique.gifC’est la mode de parler d’identité nationale, puisque je pense, comme d’autres, que le gouvernement fait parler d’icelle à un moment purement stratégique électoralement. Ah toujours ce fameux électorat FN à séduire… Des politiques qui jouent aux républicains pour séduire des nationalistes aux composantes douteuses, ou simplement des patriotes qui attendent des vrais républicains ! Car l’UMP, le parti du président, n’est pas un mouvement patriotique et strictement républicain sinon cela se vérifierait bien davantage ! En tout cas, ce débat aurait dû trouver des réponses claires depuis lurette et qui, par une position patriotique constante de nos gouvernants, n’auraient point vacillé dans leur affirmation au quotidien.
J’entends bien des choses diverses et variées qui définiraient l’identité nationale française. Fadela Amara, à titre d’exemple, y va de son refrain qui dit que le métissage de la population est – comme par idéologie – un atout implacable pour la communauté nationale – ce qui, dans l’absolu, reste à prouver – et que, de là, le métissage entre dans les valeurs de l’identité nationale française. D’autres défendent à travers la France un peuple exclusivement blanc et chrétien. Tout cela est absurde ! C’est comme si je disais : « L’identité nationale de la France, c’est le gaullisme ! » Chacun y va donc de sa préférence alors qu’on ne peut raisonnaiblement insister que sur le bien commun de tous les Français. Et quel est ce bien commun ? La réponse est dans la question. C’est bien entendu la res pubica, la société du bien commun, la République !
Bien sûr, l’identité nationale se forge autour d’un patrimoine à défendre, avec l’Histoire de France revisitée à travers ces monuments et figures pré et post-révolutionnaires. Seulement, politiquement parlant, nous ne pouvons mettre d’acord l’ensemble des Français qu’autour des principes républicains qui les concernent tous. La démocratie c’est-à-dire la souveraineté du peuple français dans sa totalité. L’unité de la nation, avec la même loi pour tous. La laïcité, bienveillante à l’égard d’une vie publique apaisée. Et les acquis sociaux, ou les services publics – biens communs de tous les citoyens. Et ce sont ces principes-là qu’il faut défendre coûte que coûte car la France « française » c’est aujourd’hui, et ce depuis deux-cent vingt ans, la France républicaine.
Alors bien sûr, afin d’avoir envie de se battre pour rendre toujours plus concrêt l’idéal républicain, et pour rendre hommage à la naissance de la Nation française à proprement parler, aussi pour une meilleure cohésion nationale, il faut apprendre aux jeunes élèves de France la Marseillaise, l’histoire des emblêmes nationaux, rappeler les principes fondamentaux de la République, hisser pourquoi pas un drapeau tricolore dans chaque cour d’école. Le symbolique permet le mieux vivre ensemble, et quelle autre symbolique plus légitime que celle en rapport à la Nation républicaine française pouvons-nous choisir ?
Il n’y a pas que les Américains qui ont le droit d’être patriotes ! A nous de l’être, mais à notre façon, c’est-à-dire à la façon française !

Antoine Chimel

27.11.2009

Jean-Pierre Chevènement à L'Internaute

2012, les primaires, Ségolène Royal, Daniel Cohn-Bendit, l'Europe, la politique étrangère de la France, l'immigration, la réforme des collectivités territoriales : autant de questions auxquelles Jean-Pierre Chevènement répond dans cet entretien d'une heure à L'Internaute.

25.11.2009

Les dix mesures d'Alternative Gaulliste

rubon0.jpg1) instauration de l’association capital-travail par l’élection de salariés dans les conseils d’administration des sociétés, à parité avec les actionnaires.

2) nationalisation du service public de l’eau, du secteur bancaire et des assurances, des autoroutes et des routes nationales.

3) abrogation des directives européennes de libéralisation et refondation de services publics monopoles d’État (La Poste, SNCF, EDF, GDF, etc.).

4) restauration de la progressivité de l’impôt sur le revenu par une augmentation du nombre de tranches et l’abrogation du "bouclier fiscal".

5) restauration de la progressivité des droits de succession.

6) instauration d’une taxe internationale sur les mouvements spéculatifs de capitaux (taxe "Tobin") et d’une taxe sur les revenus financiers (non productifs) des entreprises.

7) suppression de toutes les subventions publiques aux communes qui ne respectent pas la mixité sociale (loi SRU).

8) accomplissement de l’égalité des chances par la nationalisation de tous les établissements scolaires (grandes écoles privées comprises) et le rétablissement de la sectorisation ("carte scolaire").

9) abrogation du statut clérical d’exception dans les départements de Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin (Concordat de 1801).

10) obligation d’utiliser des biocarburants pour tous les véhicules collectifs circulant sur le territoire national (y compris pour les autocaristes privés, français et étrangers).

Laurent Pelvey - gaullistes.free.fr - 9 septembre 2009

24.11.2009

Considéré comme étant dans le coma, il était en fait éveillé mais paralysé

photo_1259009843708-1-0-225x149.jpgPendant 23 ans ses médecins l'ont cru dans le coma. Mais, raconte ce patient belge, il était en fait éveillé, mais incapable de communiquer car emprisonné dans un corps totalement paralysé.

"Je criais, mais aucun son ne sortait", a raconté Rom Houben, 46 ans, au magazine allemand Spiegel.
"Je n'oublierais jamais le jour où ils ont finalement découvert ce qui n'allait pas, ça a été ma seconde naissance", a expliqué cet ancien étudiant ingénieur et amateur de sports de combat qui a appris à taper des mots sur un ordinateur spécialement adapté.
Victime d'un accident de la route en 1983, il est depuis soigné dans un hôpital de Liège, en Belgique, où médecins et infirmières ont très vite considéré qu'il était dans un coma végétatif.
Il a fallu des examens médicaux pratiqués à l'Université de Liège pour découvrir, il y a trois ans, que son cerveau était intact.
Le patient a raconté le calvaire qu'il a vécu pendant des années, condamné à entendre tout ce qui se disait autour de lui, sans pouvoir intervenir.
"J'ai été le témoin de ma propre souffrance lorsque les médecins et infirmières tentaient de me parler et finissaient par renoncer", a-t-il raconté.
Le pire a été le jour où sa mère et sa soeur sont venus lui raconter la mort de son père. Il voulait pleurer mais son corps demeurait immobile.
Coupé du monde, il passait son temps à méditer.
"Tout le temps je rêvais à une vie meilleure. La frustration est un mot trop faible pour exprimer ce que je ressentais", a-t-il ajouté.
Aujourd'hui, il ne peut toujours pas bouger, mais il peut lire grâce à un appareil placé au dessus de son lit et peut communiquer par clavier interposé.
"Je veux lire, parler à des amis par ordinateur, et goûter à la vie maintenant que les gens savent que je ne suis pas mort", a-t-il affirmé.
Son histoire a été révélée après la publication d'un article dans un journal médical par le neurologue Steven Laureys.
Le problème, selon M. Laureys cité par le magazine Spiegel, "c'est qu'une fois qu'un coma a été diagnostiqué, c'est très difficile de revenir dessus".
"Chaque patient", estime ce médecin, "devrait être testé au moins 10 fois avant qu'on ne le catalogue définitivement comme végétatif".
La mère du patient, Fina Houben, n'a jamais abandonné l'espoir.
"J'ai toujours su que notre fils était toujours là," a-t-elle affirmé.

AFP - 24/11/09

21.11.2009

Afghanistan: l'effacement du Ministre des Affaires étrangères (par Jean-Pierre Chevènement)

Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat
sur l'Afghanistan au Sénat, lundi 16 novembre 2009.

20.11.2009

Après France-Irlande

412px-drapeau-francaisFrench_flag.pngNous avons été nombreux à suivre le match de qualification pour la Coupe du monde qui a opposé la France et l’Irlande, au terme duquel - dans des circonstances certes peu enthousiasmantes - l’équipe nationale a obtenu son billet pour l’Afrique du Sud.

Moins nombreux ont été nos concitoyens qui ont pu observer de leurs yeux vus les mouvements de foule parfois accompagnés de troubles, qui se sont produits dans plusieurs grandes villes hexagonales après la victoire de l’Algérie, elle aussi qualifiée, sur l’Egypte.

Ces scènes de rue ont pu susciter un malaise chez beaucoup, l’omniprésence du drapeau algérien au soir de la qualification de l’équipe de France montrant à quel point toute une jeunesse doute de son identité française.

On peut bien sûr comprendre que les Algériens de France aient manifesté leur joie, mais on est forcé de s’interroger à l’idée que nombre de ces supporters étaient de nationalité française. Malgré les conditions controversées de la qualification française, n’aurait-on pas dû voir le drapeau tricolore sur les Champs-Elysées ?

Et si durant la Coupe du monde l’équipe de France est affrontée à celle d’Algérie, que faudra-t-il attendre de la troisième mi-temps ? La passion sportive révèle un fossé très inquiétant entre Français, déjà apparu lors du sifflage de la Marseillaise il y a quelques années.

En ces temps d’introspection nationale, cet épisode troublant ne pouvait pas mieux tomber pour illustrer la nécessité de rendre au sentiment national français un vrai souffle, à notre modèle assimilationniste, fondé sur l’école, la langue, l’insertion professionnelle, la laïcité et sur le refus des ghettos, toute sa force.

Le débat sur l’identité nationale, contrairement à ce qu’affirme une gauche toujours autant aux abonnés absents de l’histoire, est un débat nécessaire. Mais un débat nécessaire à condition qu’il soit bien posé, non pas instrumentalisé au service de gouvernants qui la déconstruisent pierre après pierre. L’identité française se réalise, se concrétise au travers d’institutions (une démocratie souveraine) et de politiques (économiques, sociales, diplomatiques, linguistiques,…) qu’il faut vivifier, sur lesquelles il faut s’appuyer, au lieu de les laisser dépérir par et au nom d’une Europe et d’une mondialisation souvent synonymes de remise en cause de l’Etat-nation.

Offrir aux Français le choix de cette politique nationale, c’est bien entendu ce à quoi je m’emploie avec les gaullistes de Debout la République.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, député de l'Essonne, maire de Yerres

12.11.2009

Hugo Chavez se prépare à la guerre

737859.jpgLe président vénézuélien craint une agression armée des Etats-unis à partir de la Colombie.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé dimanche 8 novembre que l'armée devait se tenir prête "pour la guerre" et a invité ses concitoyens à "défendre la patrie" contre une éventuelle agression des Etats-Unis à partir de la Colombie. "Ne perdons pas un jour pour notre mission principale, nous préparer à la guerre et aider le peuple à se préparer à la guerre, car c'est la responsabilité de tous", a déclaré le président à l'occasion de son intervention radio-télévisée hebdomadaire "Alo presidente".  Hugo Chavez a également invité le président américain Barack Obama à ne pas se tromper, "si vous donnez l'ordre de mener une agression ouverte contre le Venezuela, via la Colombie". Le président vénézuélien fait référence à un accord récent qui stipule que les Etats-Unis peuvent utiliser sept bases militaires en Colombie. Hugo Chavez considère que ce pacte est une menace pour toute la région.

"Le gouvernement colombien est transféré aux Etats-Unis"

"Le gouvernement colombien est transféré aux Etats-Unis, il n'est plus à Bogota", a-t-il lancé, ajoutant que "les militaires yankees pourraient être à leur aise en Colombie, comme s'il s'agissait d'un Etat de l'Union".
Vendredi, le dirigeant cubain Fidel Castro avait affirmé que cet accord équivalait à une "annexion", en préparation d'une attaque contre le Venezuela.
En vigueur pendant dix ans, cet accord, signé il y a une semaine à Bogota, doit permettre à l'armée américaine de faire usage - pour la lutte contre le narcotrafic et les guérillas - d'au moins sept bases en Colombie, pays comptant des frontières avec le Venezuela, l'Equateur, le Brésil, le Pérou et Panama.

Nouvelobs.com avec AFP - 9 Novembre 2009

09.11.2009

L'antiracisme, la gauche et le "juif imaginaire"

finkielkraut.jpg"Nous vivons une situation d'abdication généralisée devant l'argent, devant le show-business, devant la mode, devant l'économie. Et notamment de la part de la gauche. L'antiracisme est son dernier supplément d'âme. L'antiracisme fait de nous des gens de gauche et des gens de bien en dépit de toutes nos capitulations. Nous avons besoin sans cesse de l'antiracisme pour redonner à notre identité du lustre, pour nous prouver à nous-mêmes que nous restons fidèles à nos principes au moment même où nous les laissons tomber. Cela me paraît très dangereux parce que cela tend à substituer à l'antiracisme de combat une sorte d'antiracisme identitaire.

Il ne faudrait quand même pas que les antiracistes riches, qui énervent prodigieusement ceux qui sont dans des situations difficiles, donnent sans cesse des leçons de morale aux pauvres ! Les pauvres en ont marre d'être sans cesse accusés de racisme... Nous avons perdu contact avec la réalité. Je crois qu'il faut prendre les problèmes avec humilité. Nous retrouverons le sens de la réalité le jour où la nécessité s'imposera de vraiment combattre le racisme au lieu d'y voir le moyen, pour la gauche la plus compromise dans la modernité médiatique, de préserver son identité et de s'embellir à ses propres yeux. [...]

Beaucoup de ceux qui réagissent aujourd'hui en tant que "juifs imaginaires" n'ont pas souffert de l'antisémitisme. Ca donne à leur vie une sorte de supplément épique. Ils sont à l'affût des manifestations d'antisémitisme et s'en réjouissent quelquefois plutôt que de s'en désoler. Que dit le "juif imaginaire" ? "J'ai hérité d'une souffrance que je ne subissais pas, du persécuté je gardais le personnage mais je n'endurais plus l'oppression, je pouvais jouir en toute quiétude d'un destin exceptionnel". Le "juif imaginaire" actuel a reçu du renfort de toute une gauche imaginaire, venue se greffer sur l'antiracisme alors qu'elle a cessé d'être de gauche vis-à-vis de l'éducation, de l'économie, de l'argent, de l'industrie culturelle. Le "juif imaginaire" a été comme absorbé dans cette grande gauche imaginaire qui entonne l'air de l'antiracisme... "

Alain Finkielkraut, interviewé par Serge Moati & Jean-Claude Raspiengeas, La Haine Antisémite, Flammarion, 1991

07.11.2009

Parodies des dessins animés dans l'émission TV "On n'est pas couché"

05.11.2009

"Inénervable", François Fillon attaque en public Henri Guaino et Rama Yade

2471895252_5c31afa456_o.gifTout en se disant "inénervable", François Fillon s'en est pris vertement mardi, en public, au conseiller de l'Elysée Henri Guaino, qui n'a rien à voir avec "l'exécutif", ainsi qu'à l'ex-protégée de Nicolas Sarkozy, Rama Yade, dont il a évoqué à demi-mot le limogeage.

La réunion hebdomadaire du groupe UMP à l'Assemblée a été, selon les participants, très mouvementée et a permis au Premier ministre, respecté par les députés UMP, d'asseoir son autorité sur la majorité. Une façon aussi pour l'exécutif de tenter de reprendre la main face aux multiples couacs de ces derniers temps dans la majorité, comme sur la taxe professionnelle.

Souvent agacé par la médiatisation des conseillers élyséens, M. Fillon a saisi l'occasion que lui a donnée le vice-président du groupe UMP, Jean Leonetti, pour régler ses comptes avec Henri Guaino.

M. Leonetti s'est justifié d'avoir cosigné avec 62 autres députés de la majorité une tribune en faveur d'un grand emprunt supérieur à 50 milliards d'euros, assurant avoir agi en liaison avec "des membres de l'exécutif". En privé, plusieurs signataires ne cachent pas avoir reçu l'aval d'Henri Guaino.

"Le pouvoir exécutif était totalement en dehors de cette démarche. Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif !", a asséné le Premier ministre, très applaudi par les députés UMP.

"Je suis inénervable donc je ne m'énerverai pas...", a lancé M. Fillon, dont les rumeurs, récurrentes, disent qu'il prépare sa sortie de Matignon.

Il a également regretté que tous ne se soient pas rangés à l'arbitrage rendu par Nicolas Sarkozy et lui-même sur la suppression du "droit à l'image collective" (DIC), dispositif d'exonérations de charges sociales pour le sport professionnel.

Il visait notamment Rama Yade, absente de la réunion comme, un peu plus tard, des questions d'actualité dans l'hémicycle où la gauche, pour appuyer là où ça fait mal, a scandé "Rama Yade, Rama Yade". La jeune ministre s'était exprimée contre la suppression du DIC, contredisant ainsi sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot, proche du Premier ministre.

"J'ai fait savoir à la secrétaire d'Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu", a lancé, menaçant, M. Fillon. Une manière d'évoquer sans ambages le départ à plus ou moins court terme de Mme Yade, critiquée par ses collègues et des députés UMP.

"Pour que Nadine Morano ait déjà cogné comme ça dimanche contre Rama Yade, c'est qu'elle avait le feu vert" de l'Elysée, croit savoir la députée Chantal Brunel.

Interrogé dans les couloirs sur le fait de savoir si les jours de Mme Yade étaient comptés au gouvernement, Xavier Bertrand a estimé que "ce n'est pas cela le sujet principal de ce matin".

Le secrétaire général de l'UMP a d'ailleurs lui aussi été pris à partie pendant la réunion de groupe par son rival, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, qui lui a reproché d'avoir critiqué le vote des députés sur le DIC. M. Bertrand a revendiqué son droit, comme patron de l'UMP, à participer au débat.

"Cette réunion de groupe, c'était chaud !", a commenté M. Copé, en saluant les deux néologismes de la semaine : "inénervable" et... "imprivatisable", lancé lundi par Christian Estrosi à propos de La Poste.

AFP - 03/11/09

29.10.2009

Présidence française de l'UE: la Cour des comptes déplore des "dérives" dans les dépenses

PpRobe.jpgLe président de la Cour des comptes en France, Philippe Seguin, a déploré jeudi des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, sur la radio Europe 1.

"Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a estimé M. Seguin. "Les opérations ont été mal programmées, il n'y a pas eu de véritable stratégie", a-t-il regretté, soulignant toutefois "des progrès" par rapport à un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE organisé à Nice sous présidence française en 2000.

"C'est vrai que ça n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté.

Un rapport de la cour des comptes sur la présidence française de l'Union européenne pointe notamment du doigt le coût d'un dîner du 13 juillet dans le cadre du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité".

Ce seul sommet a coûté 16 des 171 millions d'euros de la présidence française de l'UE. Ce montant a servi notamment à un réaménagement "exceptionnel" et "sans précédent" du Grand Palais pour trois heures de réunion, avec notamment 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.

"Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record", a souligné la Cour des comptes dans son rapport.

Face aux critiques de l'opposition socialiste, le gouvernement français s'est défendu mercredi d'avoir engagé des dépenses inconsidérées, soulignant n'avoir dépensé que 170 millions d'euros sur les 180 que comptait l'enveloppe budgétaire de la présidence française de l'UE.

AFP - 29/10/09

28.10.2009

Comment on enterre la République

224142-Marianne-Crucified-Paul-Iribe.jpgL’épisode de la victoire électorale de David Douillet est l’occasion d’une réflexion dépassant l’« écume des jours ». Elle est survenue dans un contexte Internet très particulier : les messages des internautes de droite sur le site du Figaro avaient laissé espérer ici, à beaucoup, que les « affaires » Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy entraîneraient une défaite de l’ UMP.

Or, qu’a-t-on constaté ? Qu’un judoka parfaitement inconnu en politique, mais bénéficiant de l’investiture UMP (comme « une chèvre à Neuilly », selon l’expression d’Arnaud Montebourg), a battu le candidat socialiste « classique » avec un score supérieur à celui qu’avait réalisé l’UMP en 2007. Ceci illustre une illusion dont nous avons tous tendance à être victimes: le « buzz » Internet, qui n’est le fait que d’un pourcentage infime de Français, se concentre sur l’aspect superficiel et immédiat de l’actualité, et masque les phénomènes politiques profonds, et, en particulier, celui-ci : la France n’est pas un pays de gauche, ne l’a jamais été, et l’est aujourd’hui moins que jamais.

La France moderne s’est construite sur la Révolution de 1789, qui, en dehors de la brève parenthèse robespierriste, fut une révolution de la bourgeoisie sur la noblesse, débouchant sur le Directoire et l’ Empire; elle en est restée, depuis, le pays par excellence, au point que le mot «bourgeois» n’existe qu’en français : si nous sommes les seuls à en comprendre le sens, fût-il péjoratif (on a le droit de ne pas s’aimer), c’est parce qu’il nous renvoie à la majorité d’entre nous.

Un pays où 50% des ménages sont dispensés de l’impôt sur le revenu, un pays où le thème de la lutte contre les impôts reste si populaire ne peut être qualifié comme viscéralement « de gauche » ; il lui manque cette conscience, si répandue dans les pays scandinaves, selon laquelle payer des impôts élevés est une condition nécessaire si on souhaite vivre dans une société plus juste et plus égalitaire.

Bien sûr, la France a eu une gauche très puissante…mais qui n’a jamais été majoritaire ; Karl Marx considérait que la Commune fut le premier et un des rares moments de l’ Histoire de prise de conscience de classe du prolétariat : mais la Commune de Paris n’a eu lieu…qu’à Paris ( ceux qui usent avec mépris du terme de « parisianisme » devraient parfois y réfléchir…).Quant à mai 1968, la parfaite adaptation, par la suite, de ses leaders au libéralisme économique a bien prouvé qu’il s’agissait, avant tout, d’un mouvement libertaire.

La gauche n’a été au pouvoir, en France, que pendant quelques mois en 1936, et deux ans en 1981 ; on aurait du mal à qualifier de « gauche » la IIIè République colonialiste, le gouvernement socialiste de la guerre d’Algérie de 1956-58, la victoire de François Mitterrand de 1988 sur le programme assez peu progressiste du «ni nationalisations ni privatisations», la victoire en 1997 du Parti Socialiste déjà enfermé dans la logique maastrichienne de la « concurrence libre et non faussée » au nom de laquelle le gouvernement Jospin fut celui qui a le plus privatisé depuis la Libération ; bien sûr, chacun de ces passages au pouvoir fut l’occasion d’avancées sociales et «sociétales» considérables (suffrage universel pour les hommes, enseignement primaire gratuit et obligatoire, laïcité, allongement des congés payés, abolition de la peine de mort, RMI, CMU, etc.), mais toutes parfaitement compatibles avec une société « bourgeoise », et réalisées, pour certaines d’entre elles, par la droite dans d’autres pays –et même en France (troisième semaine de congés payés, IVG, contraception, divorce par consentement mutuel, majorité à 18 ans).

Par contre, ce qui caractérise la France, et que l’on confond abusivement avec « la gauche », ce sont ses valeurs républicaines au nom desquelles « droite et gauche » ont su transcender leurs propres camps pour s’unir sur l’essentiel : ce fut le cas de la Révolution de 1789, de la IIIè République, du Conseil National de la Résistance et de son programme auquel beaucoup de gens de « droite » ont participé, des mesures prises par le gouvernement de Gaulle à la Libération et d’une bonne partie du « gaullisme » au pouvoir de 1958 à 1969, combattu à l’époque par la gauche et dont elle a aujourd’hui la nostalgie ; ce sont ces valeurs républicaines « au-delà de la droite et de la gauche » que Chevènement a tenté de préserver dans un baroud d’honneur en 2002, et qui n’ont recueilli les voix que de 5% des Français. Et c’est cette spécificité républicaine française qu’on ne peut réduire à la seule « gauche » qui est aujourd’hui menacée par la dilution des pouvoirs des Etats dans l’ Union Européenne, par les mythes passéistes écologiques de la décroissance, par la montée des communautarismes, par la remise en cause de la laïcité, etc.

Une page essentielle de l’ Histoire de France est en train de se tourner, mais c’est celle de la République, pas celle de « la gauche ».

Elie Arié - Mouvement Républicain et Citoyen

27.10.2009

Sitôt libéré du procès Clearstream, Villepin replonge dans l'arène politique

img-dominique-de-villepin-5.jpgLibéré des longues semaines d'audition du procès Clearstream et sans en attendre l'issue, Dominique de Villepin est bien décidé à replonger dans l'arène politique avec pour objectif clairement affiché "d'offrir aux Français" une "alternative" à Nicolas Sarkozy.

Lundi soir en marge d'un débat à Sciences-Po sur la création à l'heure d'internet, aux côtés de Jacques Attali, l'ancien Premier ministre a affirmé proposer une offre politique "au-dessus des clivages partisans".

Il a déclaré que son site internet www.clubvillepin.fr se situait "au-dessus des clivages partisans". "En politique, on a besoin de fidélité mais aussi de mouvement. On ne peut pas vivre dans des clivages figés. On n'a rien à gagner à rester entre soi", a-t-il ajouté.

Pendant le débat, Dominique de Villepin n'a fait qu'une allusion au récent procès Clearstream. Interrogé par le modérateur David Abiker sur la raison de sa présence devant un amphi de 300 à 400 personnes, il a répondu: "J'ai vu de la lumière et je me suis dit que ça devait être agréable, plus agréable que ce que j'ai vu ces dernières semaines".

Dominique de Villepin prononcera ce soir un discours à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris, devant des membres de son tout jeune club politique, le Club Villepin.

Au moins 750 personnes sont attendues des quatre coins de la France, a assuré lundi à l'AFP l'ex-ministre de Jacques Chirac, Brigitte Girardin, présidente du club. Selon elle, les sites www.clubvillepin.fr et www.villepincom.net, ouverts mi-septembre, "approchent déjà les 4.000 adhérents".

"Nous visons les 150.000 adhérents à fin 2010 et l'objectif sera atteint", s'enflamme le député UMP Jean-Pierre Grand, fidèle parmi les fidèles.

Ce rassemblement villepiniste intervient juste après la fin du long procès Clearstream dans lequel le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ancien locataire de Matignon.

Alors que le tribunal correctionnel de Paris a mis son jugement en délibéré au 28 janvier et que la procédure pourrait se prolonger en appel, M. de Villepin est soucieux, en réunissant aussitôt ses partisans, de montrer qu'il se situe déjà au-delà de cette échéance judiciaire et qu'il n'a désormais plus qu'un seul objectif: 2012 et son combat politique contre son rival Nicolas Sarkozy.

"Je fais partie de ceux qui se battent pour essayer d'offrir une alternative aux Français", a-t-il réaffirmé lundi sur RTL en étrillant les choix politiques du chef de l'Etat qui, à mi-quinquennat, voit les nuages s'assombrir, dans un climat tendu par les polémiques sur Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy.

Pourquoi alors avoir dit vendredi qu'il "gardait la main ouverte" vis-à-vis de M. Sarkozy ? "Parce que quand vous échappez à toutes les balles du peloton d'exécution, finalement, vous pouvez remercier le chef du peloton...", ironise M. Grand. Outre les députés UMP clairement estampillés villepinistes, plusieurs élus seront présents à la Maison de l'Amérique Latine, tel Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République).

"Je me réjouis que Villepin franchisse à son tour le Rubicon en proposant une alternative à Sarkozy. Plus on sera nombreux à la préparer, plus elle aura de chances de se concrétiser", a-t-il déclaré à l'AFP en soulignant: "s'agissant de celui qui portera cette alternative, on verra après".

La députée UMP et ex-ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp, sera elle aussi de la partie. Alors que François Goulard se dit "certain" que M. de Villepin sera candidat à la présidentielle de 2012, elle voit dans cette perspective "une bonne chose pour notre démocratie et notre combat d'idées à droite". "Ou on prépare l'alternative ou alors on aura l'alternance" avec une victoire de la gauche en 2012, assure un villepiniste.

A l'inverse, les sarkozystes ne veulent pas croire que M. de Villepin puisse être un caillou dans la chaussure de leur héros, a fortiori poser un problème politique dans deux ans. "Villepin n'est pas un sujet de réflexion!", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.

"C'est quelqu'un qui s'agite, qui fait du bruit mais il n'est une alternative à rien. Il n'a aucune crédibilité dans la majorité", affirme le député UMP Eric Ciotti.

AFP - 27/10/09

21.10.2009

1792, Naissance de la République

16.10.2009

Nicolas Dupont-Aignan face aux internautes de Villepincom

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, répondait mercredi à des questions d'internautes inscrits sur le site VILLEPINCOM sur lequel je me suis inscrit.
NDA a retenu notamment ma question... Vous entendrez Chimel à un moment dans la suivante vidéo... Il a un petit peu tronqué ma question... J'avais en effet écrit que je ne souhaitais pas d'alliance avec Dominique de Villepin dans le cas où l'ancien premier ministre français restait eurobéat. Souvenons-nous du martèlement médiatique du duo Villepin-Chirac en 2005 pour que le peuple français vote OUI au referendum sur la constitution européenne. Après, De Villepin a bien entendu des qualités !
Mais le rétablissement de la souverainete nationale et populaire est essentielle pour un réel retour du pouvoir politique. C'est aussi cela qu'on appelle la République démocratique. Et une position dite gaulliste - sans souverainisme - me paraît sévèrement tronquée.
Si De Villepin doit monter un jour un programme commun avec vrais gaullistes, vrais républicains et patriotes sincères alors ce programme devra inscrire par exemple la proposition d'un nouveau traité européen entraînant l'UE vers un schéma institutionnel davantage confédéral.
En parlant du gaullisme : je voulais dire enfin que, même si NDA reste incontestablement l'un des politiciens les plus gaullistes de notre temps, j'étais un peu déçu par sa définition du gaullisme au début de cette vidéo. Le gaullisme est pour moi, si l'on veut faire le plus court possible :
- la défense de l'indépendance nationale ;
- la promotion d'une troisième voie économique formulée autour d'un projet de société participative ;
- une philosophie patriotique de l'humanisme.

N'ayons pas peur de parler de Nation, de Patrie, d'indépendance, de souveraineté... C'est le langage des gaullistes, et celui de tous les Français qui aimaient, aiment et aimeront leur pays, la France, cette "madone aux fresques des murs" comme disait Charles de Gaulle.

Antoine Chimel

12.10.2009

Absentéisme : des places de foot pour motiver les élèves

56048918-b032-11de-92f7-990f3977dc8f.jpgUn lycée professionnel de Marseille récompense tous les mois la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en lui offrant des places pour aller voir jouer l'OM.

Après la cagnotte, les places de football. C'est en tout cas ce qu'a choisi le lycée professionnel Mistral de Marseille pour motiver ses quelques 600 élèves, révèle samedi le quotidien La Provence. Le proviseur a en effet décidé depuis la rentrée de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en donnant aux élèves des places pour aller voir l'OM jouer au Vélodrome.

«La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !», se réjouit le proviseur. «Jamais on a eu une telle assiduité (...) Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers», estime-t-il. Fin septembre, c'est une classe de première en filière «carrosserie»qui est arrivée en tête, avec 95% d'heures de cours effectuées.

Un coût de 1500 euros

Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. Et l'initiative devrait perdurer toute l'année, et pourrait même aller plus loin. La direction, en effet, pense mettre en place d'autres récompenses, telles que des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski.

Si, selon le quotidien marseillais, professeurs, parents et élèves sont ravis, la méthode peut tout de même laisser perplexe. Vendredi, l'annonce d'une cagnotte de 10.000 euros pour récompenser l'assiduité dans l'académie de Créteil avait déjà créé la surprise. Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont ainsi déclaré samedi que cette mesure était «contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine» et ont démandé son retrait.

lefigaro.fr - 09/10/2009

11.10.2009

J'aime beaucoup Eric Zemmour, ce réactionnaire

BEAU-REAC-1.jpgJ’aime beaucoup Eric Zemmour et je suis généralement en accord avec ce qu’il dit. Ce journaliste du Figaro, qu’on retrouve aussi sur la chaîne de télé d’information I-télé ou encore chez Laurent Ruquier dans l’émission télévisée On n’est pas couché, sur France 2, se dit réactionnaire. Il affirme effectivement qu’il regrette entre autres les années 60. Il aurait, de plus, souhaité connaître la monarchie française. Il n’y a pas longtemps, face à la première représentante de l’écololibéralisme antinational Cécile Duflot, il a dit que la décroissance ne le gênerait pas dans l’absolu, si elle favorisait le retour à des modes de vie d’antan.

J’aime beaucoup Eric Zemmour disais-je. Mais, contrairement à lui, je ne me dis pas réactionnaire et je ne suis pas particulièrement pour la décroissance. Car en tant que gaulliste, je veux toujours ce qu’il y a de mieux pour la France, dans le souci de sa grandeur devant épouser les hautes marches du classement des puissances mondiales ! Un jour, peut-être, je deviendrai ce résigné n’ayant plus de complexes avec le progrès tant souhaité, puisqu’il aura été trop souvent substitué au progressisme qui, finalement, se marie si bien avec la logique de la société toujours plus marchande.

Et puis « réactionnaire » a pour racine réaction. Réagir, ou agir après avoir senti une menace, une agression, comme à titre d’exemple souhaiter conserver ses acquis sociaux. Etre réactionnaire, ce serait, dans un sens, être résistant. Si, par ailleurs, être réactionnaire c’est vouloir que tout pédophile – même s’il est un grand cinéaste – soit puni par la loi et écarté de la société pour laquelle il incarne un risque, je le suis.

Si être réactionnaire, c’est défendre la souveraineté nationale – parce que la démocratie et la liberté des peuples m’importent – alors je le suis. Par contre, si être réactionnaire, c’est regretter le temps d’avant en niant les progrès – en matière de justice sociale ou, par exemple, de la médecine – que le temps passant a apporté, alors je ne le suis pas.

Seulement, un réactionnaire est souvent ce révolutionnaire qui ne descend pas dans les rues manifester, conscient de la dérive guignolesque que prennent certaines initiatives populaires lorsqu’elles sont en réalité représentées par des personnes qui parfois délaissent un peu trop l’intérêt général afin de défendre leurs propres intérêts. « La réforme oui, la chienlit non » disait Charles de Gaulle. Ridicule rassemblement lorsque l’un des tenants de la manif se met à chanter des paroles insultantes au premier degré à l’égard des politiques, car on tombe ainsi dans la part la plus subjective de la requête militante. Le comble c’est quand cet anticapitaliste acharné profite de son micro pour se mettre à faire la promo de son disque de chants réclamant les rouges lendemains avec la fausse solution de la dictature du prolétariat.

Un réactionnaire est celui qui ne suit pas la mode des idées, c’est-à-dire celle qui concentre actuellement les dogmes d’un capitalisme acharné, d’un fédéralisme effréné (avec la culture anti-France qui va avec) et d’un atlantisme à peine dissimulé (continuons à démanteler les services publics, qu’on ressemble encore un peu plus aux Américains !).

Nous savons, pourtant, que la mode est pour rappeler aux idiots que le temps passe… Après, les politiques – qui seront tout sauf des réactionnaires – nous feront croire qu’ils sont des grands démocrates (ouf, il était temps que les Irlandais votent bien donc qu’ils votent oui au référendum européen). Les politiques enfilent des habits de justiciers sur la scène de la politique fiction mais, dans les coulisses, ils s’assurent de bien protéger leurs copains aux actes indécents mais assez anciens, selon eux, pour savoir passer à autre chose. Ils ne leur donneraient tout de même pas leurs mômes à garder ! Comme disait Molière : « L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus. »

Et les citoyens désemparés, car ils n’ont plus de repères politiques et on leur apprend à ne plus en avoir, laissent, jusque là, cette oligarchie jouer avec le pouvoir en tâchant de ne pas le perdre. Pierre Desproges disait : « L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "Je pense, donc tu suis." » Les citoyens sont de moins en moins citoyens… Mais attention qu’ils ne deviennent pas de plus en plus révolutionnaires…

Cela dit, les belles âmes de l’oligarchie sauront les faire passer pour des réactionnaires. C’est la fausse nuance qu’ils essaieront de faire gober à ceux qui ne sont pas encore converti à la révolte populaire. Que le parti politique numéro un soit le peuple lui-même ! Toutefois, je pense que ce sera, à cet instant-là, l’une de leurs dernières armes avant l’écroulement de leur système antisocial, antipopulaire et antidémocratique !

Alors si les bien pensants de cette oligarchie souhaitent faire de moi et d’autres gens des réactionnaires, au final je le serai. Ce qui ne m’empêchera pas de penser que mes idées sont les plus justes. Car l’humanisme et le souci d’une meilleure condition de l’homme sont des variables qui ne seront jamais à zéro, et les postures politiques intégrant celles-ci accéderont toujours aux oreilles des citoyens les plus éclairés !

Antoine Chimel