21.09.2008
La « République des copains » offre une victoire inespérée aux nationalistes corses.
Non malheureusement ce n’est pas un gag des Bronzés.
Quand la villa d’un « copain », en l’occurrence Christian Clavier, est envahie (sans violence, ni dégradation) par des nationalistes corses, on ne badine pas. Le responsable de la police sur l’île est alors démis de ses fonctions dans l’instant par le président de la République - ou plus exactement par son ministre de l’Intérieur à qui est confiée la sale besogne.
Qu’importe que les chiffres de la violence baissent depuis l’arrivée en poste de ce haut fonctionnaire très bien noté, un « grand flic » de l’aveu même de la profession unanimement choquée par cette destitution capricieuse. Le fait du prince passe avant le sens de l’Etat !
Qu’importe aussi que des dizaines de villas de citoyens anonymes aient été plastiquées sans que les plus hautes autorités de l’Etat s’en émeuvent le moins du monde. Dès lors qu’il s’agit des puissants et des proches amis, le deux poids deux mesures devient licite pour ne pas dire moral. A cet égard, la justification de l’UMP, arguant que tout citoyen, fût-il un comédien vedette, a droit à la même protection de la part des forces de l’ordre, bat tous les records de la mauvaise foi et de l’indécence. Ce n’est bien entendu pas cela qui est en cause mais, à l’inverse, un traitement « classe affaire » dès lors qu’il s’agit d’un proche du pouvoir.
Qu’importe enfin - et c’est sans doute là le plus grave - que le flop médiatique des nationalistes (grâce, précisément, à la gestion intelligente par M. Rossi de cette intrusion) ait été transformé à cause de l’intervention présidentielle en une victoire éclatante pour les amis de Monsieur Talamoni ! Si l’Elysée avait voulu offrir un sacré coup de pub aux nationalistes corses, il ne s’y serait pas pris autrement. Désormais, pour se débarrasser d’un préfet ou d’un coordonnateur de la sécurité sur l’Ile de beauté, ces derniers sauront comment s’y prendre : investir la villa de tel ou tel « ami » et jeter un coq en plâtre au fond de la piscine de la résidence ! Les forces de l’ordre n’auront plus le choix : il leur faudra désormais assurer une bonne garde devant ces résidences de la plus haute importance pour la sûreté de l’Etat, quitte à dégarnir les endroits de moindre importance (préfectures, gendarmeries, perceptions, etc.) !
Mais trêve de – mauvaise – plaisanterie ! Le malaise d’aujourd’hui tient au fait que celui qui est censé montrer l’exemple, s’affranchit de toutes les règles. Certains de ses prédécesseurs s’efforçaient, à tout le moins, de préserver les formes. Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de cultiver avec ostentation son bon plaisir.
Au diable, donc, le respect de la parole donnée, la cohérence des décisions, la morale de l’action, la dignité du comportement et de la fonction… « j’ai été élu, je fais ce que je veux quand je veux et comme je veux ! » semble dire aux Français leur Président.
Mais connaît-il vraiment l’âme du pays ? Se rend-il compte que le silence passif du peuple français annonce souvent de grandes colères populaires ? Croit-il sincèrement que nos concitoyens, qui ne sont pas dupes, vont supporter encore longtemps de le voir jouer ainsi, à sa guise, avec les institutions de la République, avec l’Etat, avec les médias, et même avec la vie de nos soldats… bref avec une chose publique, une Res Publica qui, par définition, n’est pas une chose privée ?
Préparons vite l’alternative !
Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne, Maire de Yerres, Président de Debout La République
15:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Aider le peuple français à renouer avec son histoire
Voici un extrait du discours de Jean-Pierre Chevènement lors de l'université d'été du Mouvement Républicain Citoyen, à Belfort le 07/09/08. A la fin, un lien sur le discours dans son intégralité.
"La France serait le pays de l'affaire Dreyfus, le pays de la collaboration et de Vichy, le pays du « Code noir » et de l'esclavagisme, un pays indécrottablement colonialiste. Il faut donc rappeler que la France c'est le pays de la Révolution française dont les adversaires animés par une féroce idéologie antiégalitaire et antisémite ont réussi, en 1894, à faire condamner le capitaine Dreyfus. Mais on oublie de rappeler que dans cette affaire ce sont les républicain, à la fin, qui ont gagné : le capitaine Dreyfus a été solennellement réhabilité en 1906 et la République est sortie victorieuse par la voie du suffrage universel de sa confrontation avec les courants nationalistes et antisémites de la fin du XIXe siècle.
Les contempteurs de la nation nous expliquent que la France a été irréparablement souillée par la collaboration. Ils oublient de dire que la France n'a pas mis au pouvoir un gouvernement fasciste par la voie des urnes. En 1936 elle a élu une Chambre de Front Populaire. La défaite de 1940 a été préparée et utilisée par les adversaires de la République. Mais a-t-on le droit d'oublier le général de Gaulle, la France Libre, Jean Moulin, la Résistance et l'hostilité de l'immense majorité du peuple français à l'occupant nazi ?
Les mêmes contempteurs de la nation française veulent faire de celle-ci la complice du « Code Noir » et de l'esclavagisme. C'est oublier le combat des philosophes, la Révolution, l'abolition de l'esclavage en 1794 par Robespierre et en 1848 par la Seconde République et Victor Schoelcher.
La France serait un pays indécrottablement colonialiste. On retient Voulet-Chanoine mais on oublie Savorgnan de Brazza. On oublie que le peuple français consulté par référendum s'est prononcé massivement pour l'autodétermination de l'Algérie en 1962 et par conséquent pour son indépendance dans la coopération avec la France. Il faut renouer avec notre histoire, avec ses ombres certes, mais aussi avec ses lumières ; C'est la seule manière pour notre peuple de retrouver la raisonnable confiance en lui-même dont il a besoin pour construire à nouveau son avenir."
12:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.09.2008
Nommination d'un sous-préfet, tétraplégique

Jean-Christophe Parisot, 41 ans, tétraplégique et myopathe, a pris ses fonctions de secrétaire général de la préfecture du Lot et de sous-préfet de Cahors. C'est une première, qu'une personne tétraplégique et myopate accède à un tel poste.
13:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2008
Souverainisme et républicanisme. Partie 1
Originie et définition du souverainisme
Souveraineté provient du latin médiéval superanus – une dérive du latin classique superus désignant supérieur. La souveraineté est l’exclusivité du droit d'exercer l'autorité politique (législative, judiciaire, exécutive) sur une zone géographique précise (un Etat ou un groupe d’Etats).
Le peuple français constitue une nation par sa constitution d’une République entre autres démocratique. Nous avons déjà vu que la République démocratique pose le principe de souveraineté nationale. En conséquence de quoi la France est un Etat souverain.
Le souverainisme désigne la défense de la souveraineté d’un peuple, d’une nation. Il a pour origine le combat pour l'indépendance du Québec, province du Canada.
Antoine Chimel
12:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.09.2008
Mutation-sanction de Rossi dans la veine de la BD de Pétillon
Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a déclaré mercredi que la brutale mutation de Dominique Rossi, patron des forces de sécurité en Corse, "était tout à fait dans la veine de la bande dessinée de Pétillon".Interrogé en marge du Comité de liaison de la gauche, l'ancien ministre de l'Intérieur a jugé que "la manière dont le ministère de l'Intérieur a réagi était tout à fait dans la veine de la bande dessinée de Pétillon", en allusion à "L'enquête corse" de René Pétillon, où le détective Jack Palmer se trouve aux prises avec les indépendantistes.
Dominique Rossi a été muté à l'IGPN après la brève occupation par des nationalistes de la propriété de l'acteur Christian Clavier, un proche de Nicolas Sarkozy. "C'est évidemment une sanction injustifiée", a estimé M. Chevènement.
Mais le patron du MRC se dit "insurgé" par une autre affaire": "l'absence de réaction des pouvoirs publics à l'exigence des indépendantistes formulées lors des Journées d'été en juillet dernier que la BNP ne fasse plus de prêts aux non-résidents pour l'acquisition d'une maison".
"Même M. Clavier ne pourrait plus avoir un emprunt pour acquérir sa villa, mais il n'en avait peut être pas besoin!", a-t-il lancé.
Pour lui, "la BNP s'est couchée. L'Etat n'est pas intervenu, ni le préfet, ni le ministère des Finances, ni la commission bancaire. Il n'y a eu aucune réaction des pouvoirs publics par rapport à cette mesure anti-républicaine et le ressort même du système mafieux", a-t-il déploré.
19:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.09.2008
L'Etat-nation : cadre indépassable, selon Michel Clouscard
En 1994, le journal l’Humanité avait un entretien avec Michel Clouscard, philosophe politique progressiste et humaniste, dont on doit notamment le concept de libéralisme libertaire mettant dos à dos le libertarisme post soixante-huitard et le capitalisme libéral en montrant que le premier a servi le second dans son expansion mondialisée. Je reviendrai sur les pensées de Michel Clouscard une autre fois. Mais pour l’heure, voici l’entrevue de ce philosophe avec l’Humanité : Lire l'entretien complet
00:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.09.2008
Chambres à gaz : quand Le Pen persista
Le président du Front national employa de nouveau le terme «détail» qui lui avait déjà valu par le passé plusieurs condamnations judiciaires, dans une entrevue au mensuel Bretons. Entrevue dont il affirme avoir interdit la publication.
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Le plus grave pour moi c'est quand J.-M. Le Pen dit : "Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça." Si ce n’est pas une once de négationnisme alors qu’est-ce que c’est ?
Pourquoi, alors, les chambres à gaz nazies ne sont pas un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale ? Première raison : rappelons que la moitié des Juifs tués par les Nazis l'ont été dans les chambres à gaz. Il faut savoir ensuite, comme il est indiqué dans le bilan en lien suivant, que les autres « victimes sont mortes des suites de mesures d'extermination indirectes comme « la destruction par le travail », les mauvais traitements, la faim, les épidémies et l'épuisement durant les transports, etc. »
Lire le bilan des assassinats par gazages
La seconde raison, c'est que les chambres à gaz constituent, quelles que soient le nombre de victimes je dirais, une icône (malheureuse, évidemment) de la barbarie. Elles représentent ce qu'on peut faire de pire en tant que processus criminel.
En revanche, et je finirais là-dessus, je trouve que le crime nazi en général occulte un certain nombre d'autres crimes de l'humanité. Et c'est pourquoi nous avions failli avoir nos écoliers se pliant à un devoir de mémoires prématuré étant donné leur âge et surtout risquant de nourrir encore un sentiment d'injustice quant à traiter inégalement la mémoire des victimes d'autres crimes (anti-Noirs et autres). Les judéomanes, antisémites ou non, favorisent évidemment ce dernier aspect.
Antoine Chimel
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