25.10.2008
Marseillaise sifflée : une histoire d'éducation !
Voici ma réflexion sur un thème qui, comme on peut l'imaginer, me tient à coeur à savoir celui de l'hymne français sifflé avant le coup d'envoi du match amical de football France-Tunisie de la semaine dernière. Tout d'abord, les propos du secrétaire d'Etat chargé des sports Bernard Laporte après cet incident me paraissent absurdes. L'équipe de France n'a pas a joué spécialement ailleurs qu'au Stade de France lorsqu'elle accueille telle ou telle équipe. Car faire ceci n'est pas régler le problème mais le contourner. De plus, dire que la France jouera dans des stades de Province que lorsqu'elle affrontera une équipe du Maghreb c'est discriminatoire même si on est forcés d'admettre que ce problème de Marseillaise sifflée s'est produit avec la Tunise, le Maroc, et l'Algérie.
La solution, choisie en toute vitesse le lendemain de cet incident - le gouvernement aime choisir en toute vitesse, ce qui a le défaut de ne pas approfondir assez, parfois, le problème - est de suspendre le match lorsqu'un incident de ce genre - l'un ou l'autre des hymnes sifflés avant un match - se produira. Roselyne Bachelot, la Ministre de tutelle de M.Laporte a précisé, mais on s'en doutait car on ne voyait pas trop comment ça aurait pu se faire durant des compétitions, que cette mesure concerne uniquement les matches amicaux.
Maintenant, je pense qu'il faut en premier lieu parvenir à mettre la main sur les faiseurs de trouble, ceux qui entament ce sifflement. C'est très important de pouvoir sanctionner ces personnes car elles ont fait une faute. Alors le gouvernement va tenter de parvenir à localiser ces personnes, notamment à l'aide de la vidéo-surveillance installée dans le Stade de France. Mais je ne le trouve pas assez ferme et motivé pour le faire. Car aucun message clair est apporté aux individus qui seraient tentés, à l'avenir, d'éditer ou rééditer ce genre d'insulte à l'hymne français. Car on sait déjà que ceux qui font cela ne sont pas les supporteurs tunisiens, c'est-à-dire les nationaux tunisiens ayant traversé la Méditteranée pour encourager leur équipe, mais bel et bien des Français qui sont - par éducation - élevés dans l'idée de rejet de la France.
En second lieu - et c'est l'aspect préventif après celui répressif, mais le gouvernement en parle bien moins - puisque le problème est selon moi lié essentiellement à l'éducation, je pense qu'il faudrait, à l'école primaire, instaurer une heure par semaine d'instruction civique d'initiative patriotique. J'ai réfléchi au contenu du programme de cette matière qui pourrait être très simple, sans rentrer dans trop de détails pour des élèves qui ont entre 6 et 12 ans. Le programme pourrait se constituer de trois pôles :
- apprentissage de l'histoire du drapeau français (ses origines, sa signification)
- apprentissage de l'histoire de l'hymne français (ses origines, son texte en intégralité)
- rappel de la devise de la République française et apprentissage de l'histoire de la République et de ses principes (sans rentrer dans trop de détails)
A la rigueur, le troisième point pourrait être vu au collège. Mais il est évident que l'école dite républicaine est plus ou moins totalement dans la négligence de la transmission des deux principaux symboles (hymne, drapeau) et des principes de la République (même si je sais qu'ils sont évoqués (mais rapidement) en cours d'histoire). N'attendons pas forcément que ce soient les parents qui transmettent tout cela. Parfois, et sans leur reprocher car on ne leur a pas appris non plus, ils nient même certains aspects devant être traités et étant listés ci-dessus comme les principes de la République. Et de là, c'est à l'école de faire ce travail ! Car, que certains parents ne fassent rien pour transmettre l'amour de la France à leurs enfants c'est une chose, mais qu'ils développent des idées de rejets c'en est une autre et c'est beaucoup plus grave.
Antoine Chimel
14:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecrire un commentaire