11.11.2008

De Villepin passe à l'attaque

villepin2.jpgIl a appelé à "inventer un grand mouvement de réconciliation" en France

Dominique de Villepin sur Europe 1 le 6 Novembre 2008 : "Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis: nous avons d'un côté un parti de mouvement et de rupture, de l'autre côté un parti de contestation, il reste à inventer un grand mouvement de réconciliation. Mais force est de constater qu'en France, personne ne revendique aujourd'hui cette stratégie". "Je pense que sur les débris de partis politiques exsangues en France, il y a demain une grande stratégie à bâtir", a-t-il insisté. Selon l'ancien premier ministre, la différence entre Nicolas Sarkozy et le président américain élu Barack Obama, c'est que le premier prône "la rupture" là où le deuxième incarne "la réconciliation"

Il dit "OUI" à une élection !

Dominique de Villepin était l'invité de Jean-Jacques Bourdin. IL a déclaré à nouveau, avec un "oui" déterminé, qu'il se présenterait devant les Français car c'est pour lui la meilleure façon que ses convictions soient défendues. Source RMC le 7 Novembre 2008

Affaire Clearstream : il saisit le Conseil d'Etat

Dominique de Villepin a saisi vendredi le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation d'un décret présidentiel reportant la nomination à Montpellier d'un juge de l'affaire Clearstream dans laquelle Nicolas Sarkozy est partie civile, a annoncé à l'AFP un de ses avocats.
"Par décret du 31 octobre 2008, le Président de la République a prolongé de 17 jours les fonctions d'un des deux juges d'instruction chargé du dossier Clearstream, Monsieur Henri Pons", rappelle Me Yves Richard, avocat de l'ancien Premier ministre, dans un communiqué.
Vice-président de l'instruction au pôle financier du tribunal de Paris, le juge Pons a été nommé par décret daté du 27 août 2008 à la cour d'appel de Montpellier où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre.
Cette date de prise de fonction a été repoussée au 20 novembre par un décret du chef de l'Etat, paru au journal officiel le 1er novembre.
"Cette décision a pour effet de permettre à Monsieur Pons de poursuivre, avec Monsieur Jean-Marie d'Huy, le règlement de l'affaire Clearstream", constate Me Richard.
"L'engagement actif, personnel et public de la partie civile dans l'affaire Clearstream simultané à l'usage de pouvoirs présidentiels dans la même procédure constitue un détournement de pouvoirs au titre duquel M. de Villepin a saisi le Conseil d'Etat", ajoute l'avocat.
"Il apparaît ainsi que le Président de la République a usé de ses pouvoirs pour prendre une mesure qui ne sera pas sans conséquence sur le règlement d'une affaire dans laquelle il est une partie civile particulièrement engagée, ainsi qu'en témoignent ses prises de positions publiques", écrit l'avocat.
Pour le conseil de M. de Villepin, "les circonstances de cette prolongation de fonctions, à quelques jours de l'échéance de la procédure, ne peuvent qu'affecter la sérénité et l'indépendance de l'institution judiciaire". Mais les magistrats devaient pour cela attendre le 7 novembre, la loi accordant un délai supplémentaire d'un mois aux parties pour formuler d'éventuelles observations complémentaires. Une date à laquelle M. Pons aurait dû se trouver à Montpellier. Source : AFP le 7 Novembre 2008

Ecrire un commentaire