14.11.2008
Parti Socialiste : Georges Frêche réintégré par Ségolène Royal ?
L'élu du Languedoc Roussillon Georges Frêche a affirmé sur Dimanche Plus, l'émission politique de Canal Plus, qu'il serait réintégré au Parti Socialiste si Ségolène Royal devenait Premier secrétaire. "Si Ségolène Royal gagne, je serais réintégré. Si Lionel Jospin et ses amis gagnent je ne serais pas réintégré." Le patron de la région Languedoc Roussillon lui aurait offert en échange le soutien des 5 fédérations socialistes de sa région.
Georges Frêche a été exclu du PS en janvier 2007 pour cette déclaration : "Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."
Source : lefigaro.fr - 10 Novembre 2008
Voir la vidéo de l'émission Dimanche Plus
Georges Frêche laisse rarement indifférent entre ses réalisations concrètes, sa façon de prendre des décisions et ses propos tantôt outranciers, tantôt jauressien. Parfois surnommé le « Le Pen de gauche »[8], il a, selon Jacques Molénat[3], « l'art d'embrasser au gré des publics tout le kaléidoscope idéologique de l'Hexagone. Il est capable de tenir ici un discours révolutionnaire, là gaulliste, ailleurs libéral, jaurèsien et même lepéniste, dans le sillage, pour cette dernière variante, de son adhésion profonde à la cause pied-noir. »
Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus, ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions votées.
Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à parti par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :
« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! ».
Selon les médias, il aurait traité les harkis de sous-hommes. Selon lui, ces propos n'étaient dirigés que contre les membres d'une association de Harkis s'étant rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour [10], aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.
Georges Frêche a par la suite présenté ses excuses [11] tandis que ce dérapage est condamné dans sa propre majorité (majorité avec laquelle il entretient depuis longtemps une relation tendue), par les Verts (Maryse Arditi) et Jean-Claude Gayssot (PCF) qui démissionne de sa vice-présidence du conseil régional. Jean-Claude Gayssot retirera ensuite sa démission suite aux explications fournies par M. Frêche[12].
Le 28 février 2006, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste le suspend des instances nationales du parti en attendant son passage devant la commission nationale des conflits[13].
Mis en examen en mars 2006 pour injures à caractère racial, il est relaxé le 13 septembre 2007 en appel; la Cour d'appel estimant que « les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus ».
En juillet 2007, l'Agrif porte plainte contre Georges Frêche[14] pour « provocation antisémite et anti-libanaise », prononcée le 24 juin 2007: il avait notamment déclaré avoir fait de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël ».
En novembre 2005, lors de l'inauguration d'une mosquée de Montpellier, il s'était demandé si ce n'était pas "les flics qui, comme en mai 1968, (mettaient) le feu aux bagnoles". le ministre de l'Intérieur d'alors Nicolas Sarkozy le poursuivit pour avoir émis cette supposition, et saisit le ministre de la justice afin qu'il engage les poursuites. Il fut relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Montpellier. Mais le parquet ayant fait appel, et requis en première instance une amende de 5000 euros, fut finalement condamné le 11 septembre 2007 par la Cour d'appel de Montpellier à une amende de 1500 euros, celle-ci ayant retenu une diffamation à l'encontre de la police. Son avocat, Me Gauer, a laissé entendre que son client pourrait se pourvoir en cassation et aller même jusque devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Il a déclaré: "vous verrez qu'il gagnera".[15] L'arrêt de la cour d'appel a été cassé le 17 juin 2008[16].
Georges Frêche est invité dans l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché du 17 novembre 2007, afin de promouvoir son nouveau livre, Il faut saborder le PS. Les images concernant les harkis sont rediffusées, et les deux chroniqueurs de Ruquier, Éric Naulleau et Éric Zemmour, n'hésitent pas à parler de manipulation médiatique, les images montrant clairement que Frêche s'adressait, avec virulence, à deux hommes en particulier, et non à une communauté. Devant la ministre Rama Yade, Frêche s'explique sur la question des noirs en équipe de France, assurant qu'il voulait « attirer l'attention sur le fait qu'il y a d'autres moyens de s'en sortir », et insistant sur les formations que proposent ce qu'il appelle les lycées de la seconde chance. Selon lui, il a été victime d'un lynchage médiatique « des médias de gauche » qui ont isolé une phrase dans son discours; idée reprise par Zemmour, journaliste au Figaro. Il dit à ce propos: « je suis un vieux modèle de l'époque de Mitterrand. Il me faut plusieurs phrases pour m'exprimer, et dans la société dans laquelle on vit, il faut être synthétique, tout dire en une phrase ou deux. »
La Statue de Lénine que George Frêche souhaite faire ériger à Montpellier. Conçue par l'artiste soviétique Emil Venkov et érigée en 1988 à Poprad en Tchécoslovaquie, elle fut déboulonnée après la chute du communisme. Elle est rachetée par un amateur d'art de Seattle et placée à un carrefour dans le quartier bohémien de Fremont
Le 16 janvier 2008, il crée à nouveau une polémique en déclarent vouloir racheter une statue de Lénine (actuellement à Seattle) et la faire ériger en plein cœur de Montpellier, sur la place de la Comédie, après les élections municipales.[17]. Il justifie sa position par la « dépolitisation de la société » et déclare que « l'installation d'une telle statue va-t-elle interpeller la jeunesse sur l'histoire politique. Et peut-être qu'un jour, nous aurons aussi à Montpellier une statue de Mao. Et puis celle du Général de Gaulle ».
Extrait de la fiche Wikipedia sur Georges Frêche
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