30.11.2008
Les mineurs en prison dès 12 ans?
Depuis avril dernier, une commission parlementaire planche sur une réforme très attendue de l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs. Selon le journal La Croix, qui s'est procuré les conclusions du groupe de travail, les enfants pourraient être incarcérés dès l'âge de 12 ans. Un seuil assez bas par rapport aux autres pays européens. La proposition risque de provoquer beaucoup de remous.
Une proposition qui fera l'effet d'une bombe. Déjà fortement secoué ces derniers temps par les diverses réformes de Rachida Dati, le milieu judiciaire pourraient très mal accueillir les conclusions d'une commission parlementaire travaillant sur la réforme de la justice des mineurs, révélées par La Croix dans son édition de vendredi. En avril dernier, la garde des Sceaux avait confié à André Varinard, professeur de droit à l'université de Lyon III, la présidence d'un groupe chargé de faire des propositions pour refonder l'ordonnance de 1945 relative au statut pénal des moins de 18 ans. La commission, réunissant des parlementaires, des avocats, des éducateurs, des juges ou encore des policiers, est allée loin en proposant de fixer à 12 ans l'âge à partir duquel un jeune peut être incarcéré.
L'idée était de revoir un texte essentiel dans le droit français. Créée le 2 février 1945, cette ordonnance "relative à l'enfance délinquante" fixe certains grands principes: la primauté de l'éducation sur la répression, une justice spécifique pour les enfants, des peines moins lourdes que les adultes. Très souvent critiqué, ce texte a fait l'objet d'une quarantaine de réformes. Contrairement à de nombreuses idées reçues sur le sujet, l'ordonnance de 1945 n'a jamais fixé d'âge pour l'entrée en prison, laissant le juge libre d'en décider. Or de nombreuses organisations internationales ont critiqué la France face à ce manquement. Alors la commission Varinard s'est attelée au problème.
La prison restera l'exception
Selon La Croix, les membres du groupe étaient divisés sur la question de l'âge auquel les mineurs peuvent aller en prison. Dans la société, il y une impressionnante absence de consensus chez les spécialistes (psychologues, éducateurs, magistrats, etc.) sur le sujet. La Défenseure des enfants, Dominique Versini, préconisait de ne pas descendre en dessous de 13 ans. Au sein de la commission, les policiers et les avocats proposaient 10 ans. Mais finalement tout le monde s'est mis d'accord sur 12 ans. Or, dans la plupart des pays européens, il est légalement impossible de mettre des jeunes de moins de 14 ans en prison. En Espagne, on ne peut incarcérer quelqu'un en dessous de 21 ans. La proposition de la commission va sûrement faire du bruit et risque de diviser. Seule consolation, le texte, qui demande l'extension des centres éducatifs fermés, rappelleraient que la prison resterait l'exception.
La commission propose également de changer la dénomination des juges des enfants en "juge des mineurs", sans pour autant toucher à leur spécificité. Cependant, ils pourraient perdre une partie de leurs attributions: André Varinard proposerait que les mesures éducatives et de protection des mineurs relevant du civil soient désormais dévolues aux conseils généraux et non plus à la Justice. Enfin, et histoire de désengorger les tribunaux et de mettre fin à certaines aberrations, la commission préconise d'accélérer les procédures judiciaires afin d'éviter d'être jugé à 19 ans pour des actes commis à 13.
Chez les professionnels, ces propositions seront sûrement très mal accueillies. Syndicats d'éducateurs et de magistrats ont exprimé depuis plusieurs mois leurs craintes que soit abandonnée la spécificité de la justice des mineurs ou encore que le répressif soit privilégié à l'éducatif. Les membres du principal syndicat des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), le SNPES-PJJ, se sont mis d'accord dès la semaine dernière pour déposer un préavis de grève reconductible, sûrement pour le 3 décembre, jour où André Varinard remettra son rapport. L'ensemble des 8000 éducateurs judiciaires est appelé à cesser le travail le jour où le gouvernement donnera ses orientations sur la réforme de l'ordonnance de 1945.
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24.11.2008
La participation : un projet encore d'actualité ! Partie 3

La participation : les faux amis
Plusieurs notions se rapprochent de celle de participation gaulliste.
Il faut cependant bien distinguer la participation gaulliste de ses cousins, plus ou moins éloignés :
- l'épargne salariale : système facultatif d'épargne au sein d'un Plan d'Épargne d'Entreprise (PEE). Bloquées au minimum cinq ans, les sommes sont versées volontairement par les salariés et peuvent être complétées par une aide de l'entreprise (appelée abondement) ; les sommes versées peuvent également provenir de la participation aux résultats. Plusieurs projets de fonds de pension à la française consistent à orienter une partie de l'épargne salariale en direction d'une épargne-retraite.
- le capitalisme populaire : version du système capitaliste dans laquelle le plus grand nombre de personnes est détenteur d'actions (actionnariat populaire). Il ne faut donc pas confondre capitalisme populaire (notion d'actionnaires individuels) et actionnariat salarié (notion de salariés-actionnaires).
- l'autogestion : se distingue essentiellement de la cogestion gaulliste par son rejet des principes de hiérarchie et d'autorité. Contrairement à la gauche autogestionnaire, le gaullisme ne remet en effet pas en cause le rôle dirigeant du chef d'entreprise : "Délibérer c'est le fait de plusieurs et agir c'est le fait d'un seul ; ce sera vrai dans la participation comme c'est vrai partout et dans tous les domaines" (Charles de Gaulle).Les discours du Premier ministre britannique ont remis à la mode la notion de troisième voie économique et sociale. La troisième voie théorisée par Tony Blair n'a cependant rien à voir avec celle prônée par Charles de Gaulle. Les deux autres voies rejetées ne sont en effet pas les mêmes.
© Laurent Pelvey sur http://gaullistes.free.fr/participation.htm
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23.11.2008
Quand il y avait trop de Noirs dans l'équipe de France de football
L’équipe qui a échoué au Mondial n’était pas assez « gauloise » pour le FN. La défaite de l’équipe de France n’attriste pas plus que cela l’extrême droite. Car, pour elle, le onze tricolore ne représente pas vraiment le pays. Et le carton rouge donné à Zidane en finale la réjouirait presque : « Ciao voyou ! » titre aujourd’hui l’hebdomadaire Minute, pour qui le capitaine français a conservé des comportements de racaille de banlieue... « Les Romains ont battu des Gaulois qui ne ressemblent pas vraiment à des Gaulois », confie un des responsables du FN. Bruno Gollnisch, numéro 2 du parti d’extrême droite, considère que l’équipe nationale est « peut-être représentative de la France de demain. Elle ne correspond pas à celle d’aujourd’hui. » « J’aurai été favorable à une discrimination positive avec un peu plus de Français d’origine européenne. » Heureux, Romain Marie - qui a longtemps conduit la procession des catholiques traditionalistes du FN - ne se sent pas touché par un « quelconque patriotisme sportif pour une équipe en trop grande partie mercenaire qui s’appelle les Bleus. Je ne regarde donc pas avec un total accablement la victoire italienne ». Mieux, le chef de file de Chrétienté-Solidarité voit dans la défaite de la France le triomphe d’une certaine forme de « romanité grandiose » : « On va ainsi célébrer le triomphe au cirque Maxime comme aux meilleures époques de l’Empire. Il n’y manquera que Zidane l’Africain, enchaîné comme jadis Vercingétorix le Gaulois. » Le coup d’envoi avait été donné par Le Pen le 26 juin : si la France ne se mobilisait pas derrière son équipe, c’est que « les Français ne se [sentaient] pas complètement représentés par cette équipe ». Au lendemain de la sortie de Le Pen, Minute posait ouvertement la question : « Y a-t-il trop de Noirs dans l’équipe de France ? » En 1996, déjà, Le Pen jugeait « artificiel que l’on fasse venir des joueurs de l’étranger en les baptisant équipe de France ». L’extrême droite italienne n’est pas en reste. Roberto Calderoli, vice-président du Sénat italien et dirigeant de la Ligue du Nord, après avoir salué la victoire de « l’identité italienne » sur une équipe de France « qui a sacrifié sa propre identité en alignant des Noirs, des islamistes et des communistes », en a remis une louche hier : « Ce n’est pas ma faute si Barthez chante l’Internationale au lieu de la Marseillaise et si certains préfèrent La Mecque à Bethléem. »
Article de Christophe Forcari paru dans Libération du 12 juillet 2006
11:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2008
Le gaullisme, une vraie boussole pour demain
Alors qu’un capitalisme financier sans visage ni attaches connaît une crise historique qui risque de tout emporter avec elle, le traditionnel hommage rendu au général de Gaulle le 9 novembre met à nouveau en relief la modernité de son message.
Ayant deviné avant tous les autres que le vernis soviétique éclaterait sous la force du fait national russe, le Général vouait une non moins lucide désapprobation envers un certain capitalisme, sauvage et irresponsable.
L’intervention massive des Etats pour tenter de mettre fin au tremblement de terre financier mondial, prouve à l’envi la nécessité historique de la primauté du politique sur l’économie. C’était l’un des principaux mot d’ordre du Général, qui parlait « d’ardente obligation ».
De même, il avait pressenti avec 50 ans d’avance l’émergence d’un monde multipolaire, où la France et l’Europe devraient parler d’une voix indépendante.
Oui, les principes exigeants du gaullisme constituent plus que jamais une vraie boussole pour demain.
Puisque tout recommence toujours : retrouvez le texte sur le gaullisme publié par DLR il y a deux ans : cliquez ici
Nicolas Dupont-Aignan, Député de l’Essonne, Président de Debout la République
13:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2008
Parti Socialiste : Georges Frêche réintégré par Ségolène Royal ?
L'élu du Languedoc Roussillon Georges Frêche a affirmé sur Dimanche Plus, l'émission politique de Canal Plus, qu'il serait réintégré au Parti Socialiste si Ségolène Royal devenait Premier secrétaire. "Si Ségolène Royal gagne, je serais réintégré. Si Lionel Jospin et ses amis gagnent je ne serais pas réintégré." Le patron de la région Languedoc Roussillon lui aurait offert en échange le soutien des 5 fédérations socialistes de sa région.
Georges Frêche a été exclu du PS en janvier 2007 pour cette déclaration : "Dans cette équipe il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."
Source : lefigaro.fr - 10 Novembre 2008
Voir la vidéo de l'émission Dimanche Plus
Georges Frêche laisse rarement indifférent entre ses réalisations concrètes, sa façon de prendre des décisions et ses propos tantôt outranciers, tantôt jauressien. Parfois surnommé le « Le Pen de gauche »[8], il a, selon Jacques Molénat[3], « l'art d'embrasser au gré des publics tout le kaléidoscope idéologique de l'Hexagone. Il est capable de tenir ici un discours révolutionnaire, là gaulliste, ailleurs libéral, jaurèsien et même lepéniste, dans le sillage, pour cette dernière variante, de son adhésion profonde à la cause pied-noir. »
Georges Frêche a une habitude de la recherche du bon mot cynique en public. Il commente la vie politique régionale et nationale sur le même ton lors des réunions des conseils élus, ces séances sont plus souvent animées de polémiques avec l'opposition, qui vote généralement toutes les affaires des différentes conseils, que de débats sur les questions votées.
Le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, il est pris à parti par un groupe de harkis récemment passé à l'UMP et répond à ce groupe :
« Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! ».
Selon les médias, il aurait traité les harkis de sous-hommes. Selon lui, ces propos n'étaient dirigés que contre les membres d'une association de Harkis s'étant rendus à une cérémonie organisée par le maire UMP de Palavas. Le discours était enregistré par un journaliste de L'Hérault du Jour [10], aux côtés de Jack Lang qui affirme n'avoir « pas entendu » ces propos. Cette polémique intervient dans un double contexte de débat au niveau national sur la loi française du 23 février 2005 (dont Georges Frêche a pris la défense) et au niveau local l'élection cantonale partielle du sixième canton dans lequel l'électorat « rapatrié » et, à moindre titre harki, est déterminante.
Georges Frêche a par la suite présenté ses excuses [11] tandis que ce dérapage est condamné dans sa propre majorité (majorité avec laquelle il entretient depuis longtemps une relation tendue), par les Verts (Maryse Arditi) et Jean-Claude Gayssot (PCF) qui démissionne de sa vice-présidence du conseil régional. Jean-Claude Gayssot retirera ensuite sa démission suite aux explications fournies par M. Frêche[12].
Le 28 février 2006, François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste le suspend des instances nationales du parti en attendant son passage devant la commission nationale des conflits[13].
Mis en examen en mars 2006 pour injures à caractère racial, il est relaxé le 13 septembre 2007 en appel; la Cour d'appel estimant que « les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus ».
En juillet 2007, l'Agrif porte plainte contre Georges Frêche[14] pour « provocation antisémite et anti-libanaise », prononcée le 24 juin 2007: il avait notamment déclaré avoir fait de Montpellier « une zone libérée d’Eretz-Israël ».
En novembre 2005, lors de l'inauguration d'une mosquée de Montpellier, il s'était demandé si ce n'était pas "les flics qui, comme en mai 1968, (mettaient) le feu aux bagnoles". le ministre de l'Intérieur d'alors Nicolas Sarkozy le poursuivit pour avoir émis cette supposition, et saisit le ministre de la justice afin qu'il engage les poursuites. Il fut relaxé en première instance par le tribunal correctionnel de Montpellier. Mais le parquet ayant fait appel, et requis en première instance une amende de 5000 euros, fut finalement condamné le 11 septembre 2007 par la Cour d'appel de Montpellier à une amende de 1500 euros, celle-ci ayant retenu une diffamation à l'encontre de la police. Son avocat, Me Gauer, a laissé entendre que son client pourrait se pourvoir en cassation et aller même jusque devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Il a déclaré: "vous verrez qu'il gagnera".[15] L'arrêt de la cour d'appel a été cassé le 17 juin 2008[16].
Georges Frêche est invité dans l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché du 17 novembre 2007, afin de promouvoir son nouveau livre, Il faut saborder le PS. Les images concernant les harkis sont rediffusées, et les deux chroniqueurs de Ruquier, Éric Naulleau et Éric Zemmour, n'hésitent pas à parler de manipulation médiatique, les images montrant clairement que Frêche s'adressait, avec virulence, à deux hommes en particulier, et non à une communauté. Devant la ministre Rama Yade, Frêche s'explique sur la question des noirs en équipe de France, assurant qu'il voulait « attirer l'attention sur le fait qu'il y a d'autres moyens de s'en sortir », et insistant sur les formations que proposent ce qu'il appelle les lycées de la seconde chance. Selon lui, il a été victime d'un lynchage médiatique « des médias de gauche » qui ont isolé une phrase dans son discours; idée reprise par Zemmour, journaliste au Figaro. Il dit à ce propos: « je suis un vieux modèle de l'époque de Mitterrand. Il me faut plusieurs phrases pour m'exprimer, et dans la société dans laquelle on vit, il faut être synthétique, tout dire en une phrase ou deux. »
La Statue de Lénine que George Frêche souhaite faire ériger à Montpellier. Conçue par l'artiste soviétique Emil Venkov et érigée en 1988 à Poprad en Tchécoslovaquie, elle fut déboulonnée après la chute du communisme. Elle est rachetée par un amateur d'art de Seattle et placée à un carrefour dans le quartier bohémien de Fremont
Le 16 janvier 2008, il crée à nouveau une polémique en déclarent vouloir racheter une statue de Lénine (actuellement à Seattle) et la faire ériger en plein cœur de Montpellier, sur la place de la Comédie, après les élections municipales.[17]. Il justifie sa position par la « dépolitisation de la société » et déclare que « l'installation d'une telle statue va-t-elle interpeller la jeunesse sur l'histoire politique. Et peut-être qu'un jour, nous aurons aussi à Montpellier une statue de Mao. Et puis celle du Général de Gaulle ».
Extrait de la fiche Wikipedia sur Georges Frêche
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12.11.2008
Au revoir, John McCain
Après une campagne médiocre, John McCain a logiquement perdu les élections présidentielles Américaines au profit de Barack Obama. Mais son discours de défaite, sans doute le meilleur de sa campagne, montre qu’il valait beaucoup mieux que l’image qu’en ont donné la majorité des médias.
Il suffit de penser aux discours de défaite de Ségolène Royal ou de Lionel Jospin pour voir la différence de nature de John McCain. Le candidat républicain a publiquement reconnu sa défaite et en a pris toute la responsabilité, exonérant totalement son entourage et ses soutiens et reconnaissant avoir fait des erreurs, avec une modestie rare dans la classe politique. Il a demandé à ses soutiens de collaborer avec Barack Obama pour le bien du pays. Cet appel à la collaboration a pris par surprise certains républicains. John McCain n’a pas hésité à féliciter son adversaire et surtout à reconnaître ses qualités. Bref, nous avons retrouvé le meilleur de John McCain, un homme dont le destin personnel s’efface devant l’intérêt de la nation, un homme capable de travailler avec ses adversaires, un homme qui refuse l’extrémisme et les excès partisans d’une frange importante de son parti. Un discours d’une élégance rare.
Et cela fait du bien après une campagne où le candidat républicain semble avoir trop cédé à une équipe composée en partie non négligeable d’anciens de l’équipe Bush. C’est ainsi qu’il a mené une campagne négative très agressive à l’égard de son adversaire démocrate, multipliant les publicités et les déclarations extrêmement abusives (qualification du programme d’Obama de socialiste, présentation des hausses d’impôt…). Pour conquérir l’aile religieuse du parti républicain, John McCain est revenu sur certaines de ses positions (critique des baisses d’impôt de Georges Bush…) et a choisi Sarah Palin comme colistière. Bref, John McCain a fait trop de concessions pour représenter un parti républicain où il a toujours été perçu comme un original, mal accepté par l’aile droite. C’est sans doute ce qui l’a perdu, avec le bilan de Bush et la crise économique, qui décrédibilisait les idées républicaines.
En cela, son score dans un contexte si peu favorable aux républicains et avec une campagne médiocre montre que le bonhomme vaut plus que son parti. En 2000, Georges Bush n’a pu le battre qu’en s’appuyant sur l’aile religieuse, que John McCain avait qualifié « d’agents de l’intolérance ». Et il n’a jamais manqué d’exprimer sa différence avec le président sortant en critiquant les baisses d’impôt, la conduite de la guerre en Irak (demandant plus de moyens dès 2003), la non signature des accords de Kyoto. Il a fait voter une loi pour fermer Guantanamo Bay. Et John McCain a toujours été quelqu’un qui a fait passer ses idées avant son intérêt propre, n’hésitant pas à demander plus de moyens pour l’Irak à un moment où cela était extrêmement impopulaire et où cela pouvait détruire sa campagne. C’est aussi quelqu’un qui a été très actif au Sénat, faisant voter de nombreuses lois, souvent avec les démocrates, que ce soit sur l’immigration ou la réforme du système de financement de la politique.
21:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2008
De Villepin passe à l'attaque
Il a appelé à "inventer un grand mouvement de réconciliation" en France
Dominique de Villepin sur Europe 1 le 6 Novembre 2008 : "Notre vie politique n'a pas connu encore le renouvellement que connaissent aujourd'hui les Etats-Unis: nous avons d'un côté un parti de mouvement et de rupture, de l'autre côté un parti de contestation, il reste à inventer un grand mouvement de réconciliation. Mais force est de constater qu'en France, personne ne revendique aujourd'hui cette stratégie". "Je pense que sur les débris de partis politiques exsangues en France, il y a demain une grande stratégie à bâtir", a-t-il insisté. Selon l'ancien premier ministre, la différence entre Nicolas Sarkozy et le président américain élu Barack Obama, c'est que le premier prône "la rupture" là où le deuxième incarne "la réconciliation"
Il dit "OUI" à une élection !
Dominique de Villepin était l'invité de Jean-Jacques Bourdin. IL a déclaré à nouveau, avec un "oui" déterminé, qu'il se présenterait devant les Français car c'est pour lui la meilleure façon que ses convictions soient défendues. Source RMC le 7 Novembre 2008
Affaire Clearstream : il saisit le Conseil d'Etat
Dominique de Villepin a saisi vendredi le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation d'un décret présidentiel reportant la nomination à Montpellier d'un juge de l'affaire Clearstream dans laquelle Nicolas Sarkozy est partie civile, a annoncé à l'AFP un de ses avocats.
"Par décret du 31 octobre 2008, le Président de la République a prolongé de 17 jours les fonctions d'un des deux juges d'instruction chargé du dossier Clearstream, Monsieur Henri Pons", rappelle Me Yves Richard, avocat de l'ancien Premier ministre, dans un communiqué.
Vice-président de l'instruction au pôle financier du tribunal de Paris, le juge Pons a été nommé par décret daté du 27 août 2008 à la cour d'appel de Montpellier où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre.
Cette date de prise de fonction a été repoussée au 20 novembre par un décret du chef de l'Etat, paru au journal officiel le 1er novembre.
"Cette décision a pour effet de permettre à Monsieur Pons de poursuivre, avec Monsieur Jean-Marie d'Huy, le règlement de l'affaire Clearstream", constate Me Richard.
"L'engagement actif, personnel et public de la partie civile dans l'affaire Clearstream simultané à l'usage de pouvoirs présidentiels dans la même procédure constitue un détournement de pouvoirs au titre duquel M. de Villepin a saisi le Conseil d'Etat", ajoute l'avocat.
"Il apparaît ainsi que le Président de la République a usé de ses pouvoirs pour prendre une mesure qui ne sera pas sans conséquence sur le règlement d'une affaire dans laquelle il est une partie civile particulièrement engagée, ainsi qu'en témoignent ses prises de positions publiques", écrit l'avocat.
Pour le conseil de M. de Villepin, "les circonstances de cette prolongation de fonctions, à quelques jours de l'échéance de la procédure, ne peuvent qu'affecter la sérénité et l'indépendance de l'institution judiciaire". Mais les magistrats devaient pour cela attendre le 7 novembre, la loi accordant un délai supplémentaire d'un mois aux parties pour formuler d'éventuelles observations complémentaires. Une date à laquelle M. Pons aurait dû se trouver à Montpellier. Source : AFP le 7 Novembre 2008
12:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2008
Le président du Front National démissionne
Le président du Front National *, le sénateur Michel Delacroix, fait l'apologie de la Shoah dans une vidéo filmée à l'occasion de ce qui semble être une fête de famille.
Sur cette vidéo, on voit M. Delacroix entonner une chanson sur l'air de "L'eau vive" de Guy Béart, en compagnie d'un conseiller Vlaams Belang du CPAS de Machelen, Luc Van Keerbergen, entre-temps renvoyé de son parti. Une enquête judiciaire a été ouverte.
"Ma petite Juive est à Dachau, Elle est dans la chaux vive. Elle a quitté son ghetto, Pour être brûlée vive", chante M. Delacroix dans un petit film.
Le ministre de la Justice Jo Vandeurzen a indiqué au sénateur Josy Dubié (Ecolo) qu'une enquête judiciaire avait été ouverte. Le Centre pour l'Egalité des chances a lui-même été saisi et a déposé plainte au Parquet pour infraction aux lois contre le négationnisme et contre le racisme.
Démission
L'assemblée plénière du Sénat a évoqué les faits en ouvrant sa séance ce jeudi après-midi, condamnant unanimement la sortie de Michel Delacroix, qui a entre-temps annoncé sa démission de la présidence du parti mais pas en sa qualité de sénateur. Présent au parlement, M. Delacroix n'a pas participé aux travaux parlementaires ce jeudi.
Il faut que "toutes les mesures réglementaires possibles" soient prises "de manière très rapide" à l'égard du sénateur et que la Commission des dépenses électorales soit convoquée, a indiqué le chef de groupe PS, Philippe Mahoux, qualifiant les propos tenus de "totalement abjects".Le président de l'assemblée, Armand De Decker, a également "condamné totalement les propos inqualifiables" du sénateur d'extrême droite. M. De Decker a cependant appelé à une réaction dans le cadre de la Constitution, des lois, et du règlement du Sénat.
Concernant le financement du FN, M. De Decker a rappelé que la législation ne permettait qu'une suspension d'au maximum 4/12es de la dotation. Selon les premiers éléments, il apparaît en outre qu'en vertu de la Constitution, il ne semble pas possible de contraindre le sénateur à quitter l'hémicycle.
Des propos "répugnants"
"Les qualificatifs manquent", a indiqué la chef de groupe MR Christine Defraigne, qui a parlé de propos "immondes, répugnants".
Le CD&V, l'Open Vld, Groen! ont condamné les faits avec la même fermeté, le VB s'est joint au concert de protestations.L'ex-président du FN, Michel Delacroix, a indiqué dans un communiqué que le film dont il est question a été soustrait d'un dossier de divorce dans l'intention de nuire à sa personne.
Il semble que le nouveau FN soit en proie à un nouveau schisme, le groupuscule "Wallonie d'abord" de l'ex-député bruxellois d'extrême droite Juan Lemmens annonçant dans un communiqué le ralliement imminent de parlementaires régionaux du FN à son nouveau mouvement.
RTLInfo.be - 6 Novembre 2008
* Il s'agit du Front National belge, parti d'extrême droite qui porte même nom et même emblème que le parti français.
Pour voir la vidéo de la chanson, vous pouvez cliquer ici http://fr.youtube.com/watch?v=5XJUAOG25Xg
Antoine Chimel
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08.11.2008
Obama l'emporte... un symbole
Il a finalement gagné, et haut la main. Symboliquement, son élection forme une finalité du combat de Martin Luther King - personnalité que j'aime particulièrement. Ainsi, n'importe quel individu d'Amérique peut y croire davantage afin d'accéder aux plus hautes responsabilités. Cela produit également un message dans la planète entière, d'espoir. Les Américains n'ont pas toujours fait les bons choix - en même temps, personne n'en fait toujours des bons - mais, cette fois, ils ont fait quelque chose de beau.
Politiquement, maintenant Barack Obama a bien des défis à relever. Son programme social est intéressant mais les Américains eux-mêmes jugeront en premier, naturellement, sa réalisation. Nous suivrons, bien sûr, comment le nouveau président américain conduit sa politique extérieure et l'évolution des liens avec notamment les chefs d'Etat européens.
Obama ne prendra vraiment les rênes du pays américain que le 20 Janvier 2008.
Antoine Chimel
12:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.11.2008
La participation : un projet encore d'actualité ! Partie 2

Qu'est-ce que la participation ?
La participation gaulliste se décompose en trois volets indissociables : la participation au capital, la participation aux résultats et la participation aux responsabilités.
La participation au capital (ou actionnariat salarié) est l'accès des travailleurs à la propriété des moyens de production, c'est-à-dire au capital social de leur entreprise. Elle aboutit donc progressivement à l'abolition de l'opposition (lutte des classes) entre capitalistes, propriétaires des moyens de production, et travailleurs, animateurs des moyens de production en contrepartie d'un salaire.
La participation au capital a été particulièrement développée lors des opérations d'ouverture du capital des entreprises publiques effectuées par les gouvernements Chirac (1986-1988) et Balladur (1993-1995). La loi du 25 juillet 1994 prévoit en outre la représentation, facultative, d'un ou deux salariés-actionnaires au conseil d'administration lorsque les salariés détiennent plus de 5% du capital de leur entreprise.
En ce qui concerne les options d'achat d'actions (stock options), il est urgent de rendre leur attribution transparente et réellement étendue à tous les salariés (les options discrétionnaires d'achat d'actions sont actuellement réservées, de fait, aux seuls cadres dirigeants).
La participation aux résultats est un système collectif de revenu non salarial lié aux bénéfices ou à toute autre mesure des résultats de l'entreprise. Contrairement au salaire, fixe, la participation aux résultats est donc aléatoire. La participation aux résultats est inséparable, pour certains gaullistes, de la participation au capital, vers laquelle elle doit mener à travers une participation aux résultats par l'actionnariat (objectif de l'amendement Vallon du 12 juillet 1965).
L'ordonnance du 7 janvier 1959 “tendant à favoriser l'association ou l'intéressement des travailleurs à l'entreprise” a institué un premier régime, facultatif, de participation immédiate aux résultats.
L'ordonnance du 17 août 1967 “relative à la participation des salariés aux fruits de l'expansion des entreprises” a institué un second régime de participation différée aux bénéfices (les sommes sont bloquées cinq ans au sein d'une “réserve spéciale de participation”). La nature des droits des salariés peut consister en droit de créance (participation délivrée en espèces) ou en droit sur le capital (participation délivrée en actions). Ce régime est actuellement obligatoire à partir de cinquante salariés.
La participation aux responsabilités (ou cogestion) se présente comme “la transposition sur le plan économique de ce que sont dans l'ordre politique les droits et les devoirs du citoyen”. L'enjeu de la cogestion gaulliste est la participation des salariés aux responsabilités en tant que tels, indépendamment de la représentation des salariés-actionnaires.
Initié par l'ordonnance du 22 février 1945 instituant les comités d'entreprise, il s'agit du volet le moins développé de la participation gaulliste. L'ordonnance du 21 octobre 1986 ne prévoit en effet qu'une participation facultative des salariés au conseil d'administration de leur entreprise.
Face à l'hostilité de la gauche (attachement à la lutte des classes), qui, au mieux, n'a envisagé la cogestion que dans le secteur public (loi de démocratisation du 26 juillet 1983), et face à l'hostilité de la droite, qui n'accepte que la participation financière pour la substituer à la politique salariale, il est grand temps pour les gaullistes de replacer la Participation au cœur de leur projet pour la France.
© Laurent Pelvey
12:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note