28.12.2008
Julien Dray, premières explications
Le député socialiste, sans accès au dossier, dit ne pas pouvoir se défendre, mais ses proches avancent des explications sur les mouvements de fonds suspects dénoncés dans un rapport de police.
Soupçonné par la justice de «détournements de fonds à des fins apparemment personnelles», selon le communiqué du parquet de Paris, le député socialiste de l’Essonne Julien Dray peaufine en catimini ses réponses aux questions que les enquêteurs ne lui ont pas encore posées, mais qui ont été révélées par la presse. Et c’est son dilemme. Car Julien Dray, qui a été perquisitionné à son domicile et à l’Assemblée nationale le 19 décembre, n’a pas été mis en examen puisqu’il ne s’agit pas d’une instruction. Du coup, le voilà obligé, dit-il, de décliner notre proposition d’interview et de réserver ses explications à la brigade financière : «Je ne peux pas me prêter à une instruction en public, explique Julien Dray à Libération . Je fournirai les éléments et les réponses aux questions qu’on voudra bien me poser. Pour l’instant, nous contestons les versions et les interprétations qui ont été données jusqu’à présent.»
Julien Dray et trois membres des bureaux de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) sont en effet visés par une enquête préliminaire déclenchée par le procureur de la République de Paris, le 10 décembre, sur la base du rapport de dénonciation de Tracfin (organisme antiblanchiment du ministère des Finances) du 28 novembre. Or, la note de Tracfin sur ces «flux financiers suspects» depuis janvier 2006 à partir de comptes des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl, deux associations à but non lucratif inféodées à Julien Dray, a été révélée par le Monde.fr à l’heure même des perquisitions, puis d’autres détails sont parus dans le Canard enchaîné et leParisien.
Chèques et espèces. Tracfin a repéré 351 027 euros de mouvements de fonds suspects. Il y a eu 94 350 euros retirés en espèces sur trois ans des comptes des Parrains de SOS par un membre du bureau. De plus, selon la note de Tracfin, des chèques, pour un total de 127 377 euros, ont été tirés sur les comptes de la Fidl et des Parrains de SOS sur la même période, puis encaissés par Nathalie Fortis (attachée de presse de SOS et de Julien Dray) et Thomas Persuy (directeur administratif et financier), tous deux ayant les signatures des comptes. Tracfin signale que 102 985 euros ont été versés par les mêmes Fortis et Persuy sur les comptes personnels de Dray. Selon Me Léon Lev Forster, «Julien Dray est tout à fait serein et tranquille pour expliquer ces transferts».
Autre étrangeté pointée par Tracfin, le versement de sommes par des particuliers «actifs dans les sphères socio-économiques» au bénéfice de Julien Dray à hauteur de 113 890 euros. Si l’on en croit le Parisien, deux chefs d’entreprises apparaissant comme les plus généreux donateurs ont «soit leur siège en Essonne, soit dans la circonscription du député socialiste, soit obtenu un marché au niveau de la région Ile-de-France», dont Julien Dray est vice-président. Tracfin cite ainsi un architecte dont la société siège à Brétigny (Essonne) et qui a participé à la construction de lycées en Ile-de-France. Le seul point précis que Julien Dray nous démente formellement concerne ce soupçon de corruption : «Je ne suis mêlé ni de près ni de loin à l’attribution de marchés publics. Je vous invite à prendre connaissance des déclarations du président du conseil régional.» Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France avait réagi ainsi : «Je ne vois pas du tout comment c’est possible, on attribue des marchés sur des critères objectifs. Ça passe en commission permanente, c’est vérifié par le préfet, par tout le monde, les services, les inspecteurs des finances.»
«Tripatouillage». Selon un membre de l’entourage de Julien Dray, «on a voulu donner unedimension politique à une petite affaire de tripatouillage associatif en ajoutant ce soupçon de corruption sur un marché public, à un an des élections régionales». Côté «tripatouillage» à SOS racisme, l’avocat de l’association, Dominique Tricaut, plaide le bazar dans la paperasse, mais jure que «personne n’a volé un centime, l’argent n’a pas été détourné de sa destination. Après, que les règles de comptabilité soient nullissimes, je suis tout prêt à le croire».
La Brigade financière, qui a saisi les relevés de comptes bancaires de Julien Dray, s’étonne cependant qu’il n’ait «pas effectué de retraits en liquide pour ses menues dépenses pendant deux ans» et suspecte donc «un apport en liquidités venues d’ailleurs». Là-dessus aussi, Julien Dray aimerait bien expliquer, selon un ami, «qu’il en reçoit sur un plan matrimonial» et qu’il «règle presque tout par carte bancaire».
Péché mignon. Tracfin a d’ailleurs récupéré, selon le Canard, une liste d’opérations par CB réalisées par Julien Dray pour acheter des produits de luxe. Collectionneur invétéré de montres, Julien Dray aurait dépensé plus de 200 000 euros dans les horlogeries en France et en Italie depuis trois ans. Ce péché mignon lui avait pourtant valu un interrogatoire serré dans l’affaire de malversations financières de la Mnef, la mutuelle étudiante, à cause de l’achat en 1999 d’une montre à 350 000 francs (54 000 euros). Selon le Canard, Tracfin a retrouvé des achats de stylos de luxe (3 950 euros à Point Plume), de produits Hermès (4 100 euros), «d’hôtellerie de luxe à Monaco» (6 356 euros) et «le chausseur Berlutti lui a présenté en juillet dernier une facture de 1 700 euros». Selon l’ami du mis en cause, «Julien Dray n’a pas de souliers Berlutti, mais des pompes à 200 euros. C’est un cartable qu’il a acheté chez Berlutti, pour offrir à un ami collectionneur de montres avec lequel il échange. Chez Hermès, ce sont des blousons pour son frère qui habite en Israël. Quant aux frais d’hôtel à Monaco, Julien a payé pour héberger sa famille, car son fils était sélectionné pour participer à un tournoi de hockey». Me Léon Lev Forster a déjà déposé au nom de Julien Dray une plainte pour«violation du secret professionnel» et en annonce une seconde pour «diffamation».
Patricia Tourancheau - Libération - 26 Décembre 2008
02:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.12.2008
De Gaulle et la solitude

16:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.12.2008
Hubert Védrine sur l'Europe
L'ancien ministre des affaires étrangères a déclaré le 15 Décembre 2008 dans Marianne :
"Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ». [...] L’objectif reste donc bien pour moi plus d’Europe, mais pas au sens d’une dépossession des nations au profit d’un système mou, au rôle mal défini et à la responsabilité incertaine : c’est plus d’Europe au sens de plus de coopération entre les nations, plus de politiques communes."
11:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2008
Droits de l'homme : Yade et Kouchner en total désaccord
Le ministre des Affaires étrangères regrette d'avoir demandé un secrétariat d'Etat sur la question. Mais Rama Yade défend son poste, en assurant qu'elle a fait «beaucoup de choses en dix-huit mois».
Au moment du 60e anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l'homme, la tension monte entre Bernard Kouchner et Rama Yade. Tout a commencé avec des propos pour le moins inattendus du ministre des Affaires étrangères publiés dans le Parisien de mercredi. Il estime en effet que son idée de créer un secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme était une «erreur». Il l'explique ainsi : «il y a contradiction permanente entre les Droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat, même en France».
«Cette contradiction peut être féconde mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus et c'est une erreur de ma part de l'avoir proposé» à Nicolas Sarkozy, poursuit-il. «On ne peut pas diriger la politique extérieure d'un pays uniquement en fonction des droits de l'Homme. Diriger un pays éloigne évidemment d'un certain angélisme», ajoute-t-il.
Bernard Kouchner précise toutefois que ses propos visent «la structure, pas des personnalités». Le chef de la diplomatie estime ainsi que Rama Yade, qui dirige ce secrétariat d'Etat, «a fait, avec talent, ce qu'elle a pu». «Vous ne pouvez pas tout faire respecter, et par conséquent vous êtes attaqués en permanence. Même quand vous agissez», ajoute-t-il. «Il est important que Rama Yade s'occupe avec passion des droits des enfants et de ceux des femmes, notamment en matière de violences sexuelles. Il ne faut pas de titre pour être efficace», poursuit-il.
Copé prend la défense de Rama Yade
Ces déclarations, réitérées au micro d'Europe 1 mercredi matin, peuvent fragiliser un peu plus Rama Yade, alors que l'ombre d'un remaniement, même retardé, plane toujours. D'autant que la jeune femme aurait provoqué l'ire de l'Elysée cette semaine, en refusant de se présenter aux élections européennes de juin prochain.
Le chef de file des députés UMP Jean-François Copé a pris sa défense en déclarant que, contrairement à ce qu'affirme Kouchner, «un secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, c'est utile». Mais avec ou sans soutien, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme ne compte pas se laisser faire. En témoigne cette réplique presque prémonitoire à son ministre de tutelle, dans une interview à Métro réalisée avant les propos tenus par Kouchner : «En dix-huit mois, j'ai fait beaucoup de choses», assure-t-elle, énumérant les différents chantiers auxquels elle s'est attaquée depuis qu'elle occupe cette fonction.
«J'ai par exemple fait adopter par l'Union européenne un projet de lignes directrices contre les violences faites aux femmes. J'ai également fait rallier dix-sept pays à la cause des enfants soldats pour que des mesures concrètes y soient prises contre leur recrutement. A la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité. Une soixantaine d'Etats vont nous rejoindre, ajoute-t-elle. Tous ces chantiers en si peu de temps ont permis à la France de montrer son rôle leader sur la question des droits de l'Homme et d'être suivie par d'autres Etats».
Quelque soit le niveau de tension, Bernard Kouchner et Rama Yade participeront mercredi soir aux cérémonies de célébration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris. Un rassemblement et le dévoilement d'une plaque sur le Parvis des droits de l'Homme auront lieu à cette occasion au Trocadéro à Paris.
lefigaro.fr - 10 Décembre 2008
21:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.12.2008
Une prime de 1500 euros pour appeler son fils «Benito»
Un parti d'extrême droite a décidé d'offrir cette somme aux couples qui donneront à leurs enfants le prénom du dictateur fasciste Mussolini, dans cinq villes du Sud de l'Italie.
L'initiative a de quoi choquer : le petit parti d'extrême-droite Movimento Sociale-Fiamma Tricolore (MS-FT) a décidé d'offrir la somme de 1.500 euros aux parents qui nommeront leurs enfants Benito ou Rachele, prénoms du dictateur fasciste Mussolini et de sa femme.
Cette mesure, qui concerne les parents des bébés qui naîtront en 2009, est proposée dans cinq municipalités de la région de Basilicate, dans le sud de l'Italie : Calvera, Carbone, Cersosimo, Fardella et San Paolo Albanese.
Outre le fait d'appeler son enfant Benito ou Rachele, les parents concernés doivent également s'engager à utiliser cette somme pour acheter le lit, les vêtements ou les aliments de l'enfant.
«La région pourrait faire beaucoup plus», affirme Vincenzo Mancusi, secrétaire régional du parti néo-fasciste, en évoquant la possibilité de donner 1500 euros par an à tous les enfants nés dans le Basilicate jusqu'à l'âge de la majorité.
La «Flamme tricolore» n'est toutefois pas très claire sur ses objectifs : officiellement, il s'agit de venir en aide à des zones où le taux de natalité est très faible et de rendre hommage aux racines du parti.
Mais, sans être à une contradiction près, Vincenzo Mancusi assure que le choix de ces Benito ou Rachele s'est fait au hasard. «En plus, ce sont de jolis prénoms», ajoute-t-il. Pourtant, ces deux noms, directement associés au clan Mussolini, ne sont plus guère usités de l'autre côté des Alpes.
Lefigaro.fr - 26 Novembre 2008
22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2008
Où va le PS ?
« Je ne crois pas du tout à une scission du PS : l'unité est dans les gènes de ce parti d'élus. C'est un système de pouvoir qui suppose que la grande machine demeure. L'expérience a montré que toute forme de scission est dévastatrice, en particulier en termes électoraux pour garder les Villes, les Départements, les Régions. Jean-Pierre Chevènement en a fait l'expérience. Le côté « syndicat d'élus » interdit donc toute embardée de ce style. Le PS est une tranche d'histoire de France. A ce titre, son processus évolutif est lent et compliqué. Aucun parti politique en France n'a la même densité historique. L'UMP, jadis le RPR, est une construction récente liée au concours de circonstances que fut l'avènement de De Gaulle en 1958. Le Parti socialiste, lui, se développe sur plus d'un siècle : cette concrétion historique implique qu'il ne puisse bouger que par un mouvement tectonique lent. Le modèle français des partis de gauche n'a rien à voir avec le parti social-démocrate des démocraties du Nord, dont le lien consubstantiel avec les syndicats explique le nombre élevé des militants. Il ne participe pas non plus de cette culture des partis de supporters, comme pour les démocrates américains. On va donc vivre une sorte de statu quo, avec la cohabitation bizarre d'une logique d'appareil à l'ancienne et de la candidature présidentielle virtuelle, en surplomb, de Ségolène Royal alchimie des contraires que je crois durable sans divorce. La logique présidentielle est orthogonale à la culture socialiste. Le PS est parlementariste dans son propre fonctionnement : la logique présidentielle née des institutions est donc un greffon artificiel. Pour autant, on ne saurait considérer le cheminement de Ségolène Royal comme une aventure particulière, dès lors que 47 % de Français s'y reconnaissent. Quelle que soit l'estime qu'on lui porte ou non, elle a acquis une légitimité. Quant au Parti socialiste, il se perpétuera tel qu'en lui-même l'éternité le conserve. »
Alain Minc - Président d'AM Conseil
« Il y a trop d'intérêts électoraux et financiers la subvention publique dépasse 20 millions pour que les socialistes disparaissent, quelles que soient leurs divergences, lesquelles ne sont, au reste, pas si nombreuses. La perspective est donc celle d'un immobilisme qui, naturellement, favorise le pouvoir établi. Tant que le Parti socialiste n'aura pas redécouvert ce qu'est un véritable débat d'idées et qu'il n'aura pas donné son plein sens au courage qui, selon Jaurès, consiste à chercher la vérité et à la dire, rien ne se passera. Le Parti socialiste n'a pas de projet sérieux et solide. Il est en contradiction complète avec les tabous européens, à l'origine desquels il se trouve largement, et qu'il a reçus en héritage... »
Jean-Pierre Chevènement - Président du MRC et sénateur du Territoire-de-Belfort
« Toute comparaison entre la situation d'aujourd'hui au Parti socialiste et la fin de la SFIO n'est pas valable. La SFIO était née avec le XXe siècle, elle avait traversé les IIIe, IVe et Ve Républiques, elle était fatiguée de tous les coups qu'elle avait reçus malgré quelques belles victoires comme celle de 36... Guy Mollet en était le secrétaire général et j'en étais le secrétaire général adjoint. Je suis allé trouver François Mitterrand et nous l'avons emporté, de justesse, au congrès d'Epinay en 1971. Le Parti socialiste n'est pas dans la même situation d'usure historique. Il n'est pas à bout de souffle sur le plan des idées. Son problème n'est pas idéologique. Au congrès de Reims, les discours de Martine Aubry, de Ségolène Royal ou de Bertrand Delanoë tournaient tous les trois autour de l'adaptation à la modernité, à la réalité. La crise que nous vivons résulte d'une confrontation d'ambitions, d'une compétition rude entre deux personnalités, deux ego. C'est le choix difficile du leader. Le malheur est que tout se soit joué à quelques dizaines de voix... Avant la guerre de 14-18, un dirigeant de la SFIO avait dit qu'il était plus difficile pour les socialistes de faire l'union des caractères que l'union des idées politiques... C'est toujours vrai. »
Pierre Mauroy - Ancien premier ministre socialiste
Lefigaro.fr - 28/11/2008
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2008
Prison à 12 ans : François Fillon tacle Rachida Dati
Rachida Dati a été désavouée, vendredi 5 décembre, par François Fillon sur la prison dès 12 ans dans certaines affaires criminelles, après l'avoir été lundi par Nicolas Sarkozy dans l'interpellation controversée de Vittorio de Filippis. "Je suis totalement hostile à ce qu'on mette en prison des enfants de 12 ans et le gouvernement n'a pas de projet pour modifier la législation dans ce sens", a déclaré le chef de gouvernement lors d'un point de presse à Matignon. "Il y a d'autres solutions pour traiter y compris les cas les plus extrêmes de violence concernant les enfants de 12 ans", a dit le chef du gouvernement vendredi.
Rachida Dati a été désavouée, vendredi 5 décembre, par François Fillon sur la prison dès 12 ans dans certaines affaires criminelles, après l'avoir été lundi par Nicolas Sarkozy dans l'interpellation controversée de Vittorio de Filippis. "Je suis totalement hostile à ce qu'on mette en prison des enfants de 12 ans et le gouvernement n'a pas de projet pour modifier la législation dans ce sens", a déclaré le chef de gouvernement lors d'un point de presse à Matignon. "Il y a d'autres solutions pour traiter y compris les cas les plus extrêmes de violence concernant les enfants de 12 ans", a dit le chef du gouvernement vendredi.
En recevant mercredi le rapport Varinard sur la refonte de l'ordonnance de 45 sur la délinquance des mineurs, la ministre de la justice avait semblé envisager retenir une des propositions, la prison dès 12 ans dans certaines affaires criminelles. Elle avait estimé alors que la sanction pénale à partir de cet âge relevait du "bon sens".
Immédiatement après la déclaration de M. Fillon, le ministère de la justice a tenté de relativiser le désaveu du premier ministre, en affirmant que Mme Dati "avait clairement indiqué que la possibilité d'une sanction pénale à 12 ans n'impliquait pas l'incarcération". Et de citer à l'appui les propos de la Garde des Sceaux mercredi, selon lesquels "dire qu'un mineur d'aujourd'hui peut justifier une sanction pénale à partir de 12 ans (lui semblait) correspondre au bon sens" et "sanctionner ne veut évidemment pas dire emprisonner et les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées à tous les cas". Or, mercredi, Mme Dati avait également ajouté que la palette pouvait aller jusqu'à "l'incarcération" qui doit revêtir "un caractère exceptionnel".
Par les 70 propositions contenues dans le rapport de la commission présidée par l'universitaire André Varinard, figure celle de fixer à 12 ans l'âge minimum de responsabilité pénale - 13 ans aujourd'hui - à partir duquel on peut être poursuivi et emprisonné. La commission avait souligné cependant que l'incarcération ne pouvait être possible pour les moins de 14 ans que dans les affaires criminelles. Ces propositions avaient suscité un tollé des syndicats de magistrats et d'éducateurs. Rachida Dati compte présenter fin mars la 32e réforme de l'ordonnance de 1945 régissant la justice des mineurs. Dans le système actuel, la prison est possible pour un crime commis à l'ge de 13 ans. En Europe, la responsabilité pénale est en général de 14 ans, sauf en Grande-Bretagne où elle est fixée à 10 ans.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 06.12.08 | 08h46 • Mis à jour le 06.12.08 | 08h48
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2008
Debout La République devient un réel mouvement.

Debout la République a été créée le 3 février 1999 par Nicolas Dupont-Aignan en tant que courant "gaulliste authentique" du Rassemblement pour la République (RPR). [...]
Le congrès fondateur du parti a eu lieu le 23 Novembre 2008. A la mutualité, plus de 1000 personnes se sont réunies au cours du meeting qui a vu les statuts du parti approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président. Ce dernier a d'ailleurs déclaré qu'il présenterait des listes aux européennes de 2009. Wikipedia
Visionner le discours fondateur de Nicolas Dupont-Aignan lors du congrès : cliquez ici
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