27.01.2009

Philippe Séguin et le Traité de Maastricht

393px-Croix_de_Lorraine.svg.pngVoici ci-dessous le lien sur le discours de Philippe Séguin le 5 Mai 1992 à propos des transferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne (en vue de l'application du traité de Maastricht) :

Discours de P.Séguin

Voici la première partie de ce texte historique selon moi, dénonçant déjà le fédéralisme européen et prônant l'Europe que les nationaux gaullistes et républicains défendent. Une pièce incontournable dans la lignée des valeurs que moi et d'autres défendons aujourd'hui et défendrons encore demain !

"Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots !

C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'État et de gouvernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier.

Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la souveraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution .

il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que «  La souveraineté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre État de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental.

La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing.

Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraordinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité.

Ayant fait référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité.

De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire,

Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle.

Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser.

C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité.

Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procédure, à la méthode, imposée par le Président de la République. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct.

Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement ! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel !

Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution.

Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum.

Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire."

23.01.2009

Espérance et vigilance

071019_obama_jitters.jpgLa journée d’aujourd’hui (20 janvier 2009) restera historique bien évidemment.
L’arrivée de Barak OBAMA à la présidence des États-Unis, n’en déplaise aux grincheux, est un évènement qui peut donner à espérer de la Démocratie. Preuve, s’il en était besoin, qu’à force de volonté, de courage et d’intelligence le cours des choses peut être changé.
Souvenons-nous en effet de la situation des États-Unis sous Georges BUSH, de ce sentiment d’impuissance face au clan qui avait mis main basse sur ce pays. Pour autant, arrêtons la naïveté sur le nouveau Président des Etats-Unis. Loin d’être le représentant d’une communauté comme veulent le faire croire certains Français, Barak OBAMA est le pur produit de l’assimilation.
Croire qu’il va défendre la Paix universelle et tous les peuples de la terre, c’est bien mal connaître le système américain, Barak OBAMA est un patriote et il n’a pas tort, il fera donc tout pour redresser son pays.
Son arrivée aura peut-être le mérite d’ouvrir les yeux des bonnes âmes françaises sur la nécessité d’une politique d’indépendance nationale qui n’interdit d’ailleurs en rien une coopération intelligente entre les grandes puissances mondiales.
Espérance, vigilance, tels sont les mots qui me viennent à l’esprit aujourd’hui.

Nicolas Dupont-Aignan, Député de l'Essonne et Président de Debout La République, le 20/01/09

22.01.2009

Les brèves chiméliennes. (1)

Le résultat d'Hortefeux à l'immigration
Brice Hortefeux quitte le ministère de l'immigration en ayant dépassé les objectifs fixés par le Président Sarkozy concernant le nombre d'expulsions d'étrangers clandestins. Il aurait en effet dépassé les 30 000 reconduites, pour 29 000 souhaitées par le Président. L'hypocrisie de la bien-pensance bourgeoise bohème se fait alors entendre en montrant du doigt ce dépassement. Pour cesser cependant l'hypocrisie, il faut simplement rappeler deux choses :
- l'immigration clandestine ne concerne pas 30 000 personnes mais 400 000 personnes.
- sur les 30 000 personnes renvoyées, une grande partie provient d'Européens qui, puisqu'il n'y a plus de contrôles aux frontières entre les pays de l'U.E., peuvent revenir en France quand ils veulent.
Et si Hortefeux avait fait une politique de non sens ?

Prudence envers la future politique d'Obama
Les Etats-Unis ont logiquement célebré l'arrivée proprement dite de Barack Obama à la Maison Blanche ce mardi. Les médias français l'ont célébré également - à outrance selon moi, comme si nous étions, en tant que français, des sous-citoyens américains dont notre représentant suprême est Barack. Je ne cache pas ma joie quant à cette arrivée. Mais je reste prudent quant à la politique que va mener Barack qui va, à juste titre en même temps, défendre en priorité l'intérêt de ses citoyens c'est-à-dire des Américains. Selon ce qu'il a dit lors de son premier discours officiel en tant que nouveau président des E.U., il pense que le destin du Monde dépend des choix de l'Amérique et néglige le monde multipolaire. Donc prudence selon moi.

Le bon plan du MRC
Je vous conseille de lire le plan de relance du Mouvement Républicain Citoyen (trouvable sur son site officiel), concernant la crise économique, que je qualifierais de pertinent, juste et bien entendu républicain. Dommage que le MRC s'entête à s'allier avec les fédéralibéraux-libertaires écologistes de gauche ou encore avec les antinationistes communistes...

Le Chêne : un club semi-gaulliste ?

La semaine dernière, réunion du Chêne. Le Chêne, c'est le club politique gaulliste de la ministre Michelle Alliot-Marie. Comme invité ? Notamment le Premier ministre François Fillon qui a dit que le gaullisme était une solution plus que jamais d'actualité. Mais lui et les membres du Chêne devraient se souvenir que le gaullisme se forge, comme le disait l'un des derniers gaullistes historiques Pierre Messmer, sur la défense de l'indépendance nationale. Villieristes, membres du Chêne et Fillon ont accepté ce supranationalisme européen comportant bien des méfaits et négligeant une chose essentielle : la démocratie.

Antoine Chimel

21.01.2009

Les banques récalcitrantes devront trouver "un autre guichet" prévient la ministre

banque-vs-coach.jpgLa ministre française de l'Economie Christine Lagarde a indiqué lundi que si les banques refusaient de renoncer à distribuer des bonus et dividendes au titre de l'exercice 2008, comme l'a réclamé le président Nicolas Sarkozy, "elles devront trouver un autre guichet".
"Les banques doivent comprendre que nous avons changé d'époque", a déclaré la ministre dans une interview aux Echos, après que les dirigeants du Crédit Agricole et de la Société Générale ont laissé entendre ce week-end qu'ils ne renonceraient pas à leurs bonus 2008.
Si elles ne changent pas d'attitude, "elle devront trouver un autre guichet. Mais je n'en connais pas d'autre", a-t-elle souligné, ajoutant toutefois qu'elle restait "persuadée qu'elles joueront le jeu".
"Le président de la République a été très clair: pour bénéficer d'un nouvel apport de fonds propres, (...) d'abord les dirigeants devront renoncer à leur part variable cette année", a-t-elle insisté.
"Même si je comprends qu'une banque veuille attirer des investisseurs en distribuant des dividendes, il y a dividende et dividende. A tout le moins, la part de résultat distribuée en dividendes devra être limitée afin d'augmenter la part mise en réserve et le renforcement des fonds propres", a ajouté la ministre.
Jeudi, le président de la République a demandé aux dirigeants des banques françaises de suspendre cette année la "part variable" de leurs rémunérations sur les résultats de 2008, en contrepartie de l'aide financière que l'Etat leur a apporté, estimant même que ce serait "la moindre des choses".

Dépêche AFP - 19 Janvier 2009

19.01.2009

C'est le jour de Martin Luther King aux Etats-Unis

40-aniversarsio-de-la-muerte-de-Martin-Luther-King-2008040412000616hg2.jpgLe Martin Luther King Day (jour de Martin Luther King), est un jour ferié aux États-Unis d'Amérique marquant la date d'anniversaire du révérend Martin Luther King Jr. Il est fêté chaque année le troisième lundi du mois de janvier.

Après la mort de Martin Luther King en 1968, le représentant démocrate John Conyers introduisit un projet de loi au Congrès pour que l'anniversaire de naissance de Luther King soit un congé national, mettant en lumière l'action de Luther King aux côtés des syndicats. Ces derniers reprirent cette proposition et en firent la promotion dans les années 70.

En 1976, les syndicats aidèrent à l'élection de Jimmy Carter, qui appuya le projet de loi. Mais après cet appui, l'influence des syndicats dans la campagne pour le King holiday diminua, et le King Centre chercha l'appui des milieux d'affaire et du grand public. Le succès de cette stratégie grandit quand Stevie Wonder sortit son single Happy Birthday en 1980 pour populariser la campagne et participa à la conférence de presse du Rassemblement pour la paix en 1981. Six millions de signatures furent collectées dans une pétition adressée au Congrès pour qu'il vote la loi.

Le Président Ronald Reagan s'opposa à ce jour férié, ne s'inclinant qu'après que le Congrès a voté le King Day Bill à une majorité écrasante, empêchant tout veto présidentiel (338 voix contre 90 à la Chambre des Représentants et 78 contre 22 au Sénat).

Dans la roseraie de la Maison Blanche, le 2 novembre 1983, Ronald Reagan signa la loi créant un jour férié fédéral pour honorer Martin Luther King. Il fut observé pour la première fois le 20 janvier 1986.

Wikipedia

17.01.2009

Les homosexuels harcelés au Sénégal

Album_photos.htm_txt_senegal_phot.gifDroits de l’homme . Neuf hommes ont été condamnés à huit ans de prison au terme d’un jugement expéditif.

Huit ans de prison ferme pour homosexualité. Jamais une condamnation aussi lourde n’avait été prononcée au Sénégal, un pays réputé pour son esprit de tolérance dans la région mais où le climat est en train de changer.

A Dakar, où l’homophobie gagne du terrain à grands pas, ce jugement prononcé le 7 janvier suscite une véritable terreur chez les gays et les lesbiennes. A Paris, il a provoqué l’indignation des milieux associatifs, où on parle de «prisonniers d’opinion», mais aussi dans la classe politique. Fait plutôt rare pour une affaire de ce genre, le président Nicolas Sarkozy s’est dit «ému», tandis que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en tant que président de l’Association internationale des maires francophones, écrivait à deux maires et hauts responsables sénégalais pour exprimer sa «très vive préoccupation».

Dénonciation. La semaine dernière, le tribunal de Dakar a reconnu coupables d’«acte impudique» et d’«acte contre nature» neuf personnes, dont le chef de la branche locale de l’association Aides. Le juge a alourdi la sentence requise par l’accusation en qualifiant le groupe d’«association de malfaiteurs». Leurs avocats, qui ont été surpris par la vitesse à laquelle le juge a tranché, sans mise en délibéré, ont fait appel.

Le 19 décembre, apparemment suite à la dénonciation d’un voisin, la police avait arrêté ces hommes réunis chez Diadji Diouf, le secrétaire général de Aides-Sénégal, une organisation de prévention du VIH. Cette rafle s’est déroulée quelques jours seulement après que le Sénégal eût accueilli sur son sol la 15e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique. La tenue de cette conférence avait échauffé certains esprits à Dakar qui accusent «l’Occident» de vouloir corrompre ce pays musulman à plus de 90 %. Interrogé par l’agence Afrik.com, Joël Nana, qui coordonne les actions de soutien pour les condamnés, note que «le Sénégal est l’un des récipiendaires de fonds débloqués par le Fonds mondial dans le cadre de la lutte contre le sida chez les homosexuels.»

Dérivatif. Ce n’est pas la première fois que les homosexuels ont maille à partir avec la justice dans le pays. En février 2008, neuf hommes et une femme avaient été arrêtés, suite à la parution dans un magazine à scandales d’un article dénonçant, photos à l’appui, un prétendu «mariage gay». Ce magazine avait alors dénoncé des comportements contraires aux «valeurs sénégalaises». Les prévenus ont été libérés, mais deux d’entre eux, se disant harcelés, ont fini par quitter le pays. En août, deux hommes - dont un ressortissant belge - avaient eux été condamnés à deux ans de prison pour «mariage homosexuel et actes contre nature».

«La situation se durcit très nettement au Sénégal», note un bon connaisseur de la région, pour lequel les homosexuels jouent le rôle de dérivatif. Deux ans après la réélection du président Abdoulaye Wade, le pays connaît de graves difficultés économiques et sociales. Le 23 décembre, de violentes émeutes ont secoué la ville de Kedougou, dans le sud-est du pays. Au moins une personne a été tuée et 35 autres blessées dans des heurts avec les forces de l’ordre. La foule protestait contre le manque d’emplois, au moment où des compagnies minières étrangères renforcent leur activité sur place. Samedi, 18 personnes accusées d’avoir participé à ces émeutes ont été condamnées à des peines allant de cinq à dix ans de prison.

Libération.fr - 16 Janvier 2009

13.01.2009

900 morts palestiniens

gaza_strip_may_2005.jpgL'armée israélienne était engagée lundi dans de violents combats avec les forces du Hamas aux abords de la ville de Gaza, tout en s'abstenant d'ouvrir une nouvelle phase encore plus intense de son offensive.
Tsahal a envoyé des réservistes, absents des combats jusqu'à présent, en renfort dans le territoire administré par le mouvement islamiste, qui fait état de plus de 900 morts dont au moins 380 civils depuis le début de l'offensive il y a 17 jours.
Cette décision alimente l'hypothèse de l'imminence d'une troisième phase dans les affrontements, avec une poussée des forces israéliennes à l'intérieur de Gaza-ville et dans les autres zones urbaines, après une semaine de pilonnage aérien à partir du 27 décembre suivie, depuis le 3 janvier, d'une incursion terrestre soutenue par les blindés.
La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui vise le poste de Premier ministre à l'issue des élections législatives du 10 février, a estimé que les deux premières phases avaient "restauré la capacité de dissuasion d'Israël".
Les bulletins radio matinaux en Israël continuent toutefois d'être interrompus par des alertes de "couleur rouge", annonçant la chute imminente de roquettes.
Dix roquettes ont été tirées en territoire israélien lundi jusqu'à la mi-journée, sans faire de victimes, a indiqué l'armée. Huit Palestiniens dont quatre civils ont été tués lundi par les forces israéliennes, selon les derniers décomptes des services de secours.

Divergences politiques

Tsahal affrontait les forces du Hamas à l'est et au nord de la ville de Gaza dans des combats qualifiés de très intenses par les habitants.
Les habitants et les correspondants de presse travaillant dans le territoire rapportent que les soldats et chars israéliens ont pris position dans des zones dégagées et cherchent à pénétrer les défenses établies dans les zones construites par les combattants du Hamas.
L'armée a déclaré que son aviation avait mené environ 25 raids, un peu moins que les jours précédents. Ces raids visaient, a-t-elle dit, des combattants du Hamas, des caches d'armes, une plate-forme de lancement de roquettes et un tunnel de contrebande à la frontière avec l'Egypte.
Dans son entretien accordé à la radio militaire israélienne, Tzipi Livni n'a donné aucune idée de quand l'offensive pourrait prendre fin.
De sources politiques, on indique que Livni, présidente du parti de centre droit Kadima, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, chef du Parti travailliste, veulent un arrêt de l'opération au plus tôt. Mais, ajoute-t-on, le Premier ministre sortant Ehud Olmert est favorable à la poursuite de l'offensive.
Pendant la pause quotidienne de trois heures dans les combats, 114 camions chargés de vivres et d'équipements médicaux ont été autorisés par Israël à pénétrer dans le territoire, selon des responsables palestiniens.
Le dernier bilan de l'offensive s'élève à 909 morts et 3.600 blessés côté palestinien, dont 42%, soit environ 380, sont des femmes et des enfants, a déclaré Bassem Naïm, 'ministre de la Santé' du gouvernement du territoire.

Ban prend son baton de pélerin

Treize Israéliens - trois civils tués par des tirs de roquettes et 10 militaires - ont été tués durant la même période, selon les autorités israéliennes.
Des contacts qui ont eu lieu dimanche entre le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Souleimane, homme clé dans les négociations, et des dirigeants du Hamas sur un plan égyptien de cessez-le-feu ont été positifs, rapporte l'agence de presse égyptienne Mena en citant une "source officielle".
La délégation du Hamas est partie pour Damas afin d'y consulter la direction en exil du mouvement et d'arrêter une position définitive vis-à-vis de l'initiative égyptienne, a précisé Oussama Hamdane, un responsable du mouvement islamiste.
L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, émissaire international sur le Proche-Orient, a déclaré que les éléments d'un cessez-le-feu immédiat étaient réunis et qu'ils faisaient l'objet d'un examen détaillé, à l'issue d'un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak.
Dans une conférence de presse à Washington, le président américain George W. Bush a réitéré son soutien à Israël en déclarant qu'un cessez-le-feu dépendrait d'un arrêt préalable des tirs de roquettes du Hamas.
"Je suis partisan d'un cessez-le-feu durable, ce qui signifie l'arrêt par le Hamas des tirs de roquettes sur Israël", a-t-il martelé. "Il se trouve que je pense que c'est le choix que doit faire le Hamas".
Khaled Méchaal, dirigeant en exil du Hamas, a déclaré que son mouvement n'envisagerait pas de trêve tant qu'Israël ne cesserait pas ses opérations militaires et ne lèverait pas le blocus imposé à la bande de Gaza.
Dans une rare déclaration radio-télévisée faite d'un lieu tenu secret, le "gouvernement" du Hamas a promis que "la victoire est plus proche que jamais".
Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent se réunir vendredi pour débattre de la situation.
Enfin, le secrétaire général des Nations unies, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, s'envole (demain) mardi pour une tournée d'une semaine au Proche-Orient pour tenter d'éteindre le brasier de Gaza. Il y rencontrera les principaux acteurs de la crise, dont l'Égyptien Hosni Moubarak, le Syrien Bachar al Assad et les Israéliens Ehud Olmert et Tzipi Livni.

Reuters - 12 Janvier 2009

09.01.2009

La République française, par Universalis Junior

0601_Institutions_Symboles_Republique_Marianne02.jpgLa République désigne une organisation du pouvoir politique où, à la différence de la monarchie, le pouvoir est l’affaire de tous. Le mot vient du latin et signifie « la chose publique ». La chose publique est la vie politique dans un État où le pouvoir a pour origine la nation, c’est à dire le peuple.

La Première République naît pendant la Révolution française. Le roi Louis XVI, qui a trahi la Révolution, est renversé. La monarchie est abolie et, le 22 septembre 1792, la République est proclamée pour la première fois en France. « Liberté et égalité » devient la devise du pays. En 1804, Napoléon Bonaparte modifie la Constitution (le texte qui organise les pouvoirs) et se fait nommer empereur. C’est la fin de la Première République.

La Deuxième République est établie à la suite d’une nouvelle révolution, qui chasse le roi Louis-Philippe en février 1848. Ce régime ajoute le mot de « fraternité » à la devise républicaine. Il inaugure aussi la fonction de président de la République. Louis-Napoléon Bonaparte, élu à cette charge, finit par prendre le pouvoir à la suite d’un coup d’État le 2 décembre 1851. Un an après, il est proclamé empereur et les libertés sont restreintes.

La défaite militaire de Napoléon III face à la Prusse permet aux républicains d’instaurer, le 4 septembre 1870, une Troisième République. Ce régime a permis la démocratie en rendant le suffrage universel et en restaurant les libertés. L’école est devenue obligatoire et gratuite. L’Église, longtemps hostile au régime, a été séparée de l’État en 1905 : la République devient laïque. Le régime ne survit pas à la défaite de 1940, et le maréchal Pétain fait voter la fin du régime républicain le 10 juillet 1940.

En octobre 1946, 2 ans après la Libération, les Français se donnent une nouvelle Constitution. C’est la Quatrième République. Le régime affronte une guerre de décolonisation en Algérie. En 1958, il faut faire appel au général de Gaulle pour résoudre ce conflit.

Il fait immédiatement rédiger une nouvelle Constitution donnant davantage de pouvoir au président. C’est la Cinquième République, qui a vu se succéder les présidents de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac et Sarkozy.

La République est représentée par une allégorie (Marianne) et par un symbole (le drapeau tricolore). Son hymne est et le 14-Juillet, la fête nationale.

Universalis Junior

06.01.2009

Premières amours: à six et sept ans, ils fuguent pour se marier en Afrique

coeur_074.gifL'idée était romantique: deux enfants éperdument amoureux ont fugué le jour de l'An avec la ferme intention de convoler en justes noces au soleil... en Afrique, a indiqué lundi la police allemande.

La nuit de la Saint-Sylvestre, le petit Mika, six ans, raconte aux deux filles de la nouvelle compagne de son père divorcé, Anna-Lena et Anna-Bell, ses dernières vacances passées en Italie. "De là, les enfants ont construit des projets d'avenir", rapporte à l'AFP, Holger Jureczko, porte-parole de la police fédérale.
Issus de familles monoparentales, Mika et Anna-Lena, sept ans, "s'aiment beaucoup et décident de se marier en Afrique, là où il fait chaud en prenant pour témoin la petite soeur d'Anna-Lena, Anna-Bell, âgée de cinq", selon le porte-parole.
Le matin du jour de l'An, les trois bouclent chacun leurs bagages, emportant "lunettes de soleil, affaires de plage, vêtements légers et des provisions" pour leur périple.
Ils quittent le domicile à Langenhagen, dans la banlieue de Hanovre (nord) pendant que leur parent respectif dort encore et vont sonner chez une amie qui ne répond pas.
Ils marchent sur un kilomètre à travers la ville, prennent le tramway sur trois kilomètres pour rejoindre la gare centrale de Hanovre, d'où ils s'apprêtent à prendre une navette pour l'aéroport, explique M. Jureczko.
Seuls sur le quai de gare, les trois bambins attirent l'attention du personnel des chemins de fer qui avertit la police.
Deux agents réussissent vite à les convaincre que sans argent ni billets d'avion, ils ne pourront pas se rendre en Afrique. Pour les réconforter, ils leur font faire une visite guidée au poste de police de la gare. Le trio enjoué a été "particulièrement impressionné par les salles de garde à vue" et a été récupéré rapidement par leurs parents, selon le porte-parole.
Et d'ajouter: "ils pourront toujours réaliser leur projet plus tard".

Dépêche AFP - 05 Janvier 2009

05.01.2009

Les voeux de Jean-Pierre Chevènement pour l'année 2009

affiche-mrc.jpgJean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), contacté par l'AFP, a formulé deux voeux essentiels pour l'année 2009 :

En premier lieu, que l'Etat républicain reprenne toute sa place dans le pilotage à long terme de l'économie par la recréation d'un commissariat du plan et la nationalisation partielle ou totale des grandes banques.

En second lieu, que la France, plutôt que de renforcer son engagement militaire en Afghanistan, pèse sur le nouveau président américain Barack Obama pour qu'il accorde la priorité au règlement du problème israélo-palestinien.

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