28.02.2009

L'ONU, L'OTAN, L'Europe, La France, par De Gaulle

degaulle.jpg"Nous n'attendons absolument rien de bon de l'ONU telle qu'elle est et nous ne mêlons en rien de ce dont elle prétend s'occuper"
Charles de Gaulle, 9 Juin 1961, Note au sujet de l'Angola.

"Il y a l'OTAN. Qu'est-ce l'OTAN ? C'est la somme des Américains, de l'Europe et de quelques accessoires. Mais ce n'est pas la défense de l'Europe par l'Europe, c'est la défense de l'Europe par les Américains.
Il faut une autre OTAN. Il faut d'abord une Europe qui ait sa défense. Il faut que cette Europe soit alliée à l'Amérique....."
Charles de Gaulle, 17 Juillet 1961. Note au sujet de l'Europe

"Vous savez qu'à mon sens, on peut voir l'Europe, et peut-être la faire, de deux façons : l'intégration par le supranational ou la coopération des Etats et des nations.
C'est la deuxième que j'adhére pour mon compte"
Charles de Gaulle, Saint-Maur, Juillet 1952

"Au fond, vous savez, mon seul rival international, c'est Tintin ! Nous sommes les petits qui ne se laissent pas avoir par les grands. On ne s'en aperçoit pas, à cause de ma taille"
Charles de Gaulle, rapporté par André Malraux

Merci au groupe Facebook "Fiers d'être gaulliste" pour m'avoir transmis ces précédentes données.

Antoine Chimel

27.02.2009

Les brèves chiméliennes. (3)

medium_discrimination.jpgDiscrimination positive : dans les mœurs de l'universalisme mondialiste

J'entends cette semaine encore, sur la station radio RTL, Nicolas Sarkozy - président du restant de la République -, affirmer qu'il choisit les responsables politiques qu'il désigne uniquement pour leurs compétences. J'ai compris depuis longtemps - d'ailleurs bien avant qu'il soit élu - qu'il se foutait du peuple français comme de sa première montre (qui n'était peut-être qu'une Swatch ?). Et concernant la discrimination positive comme quelques autres thèmes, N.Sarkozy atteint des sommets dans le foutage de frime. Il nous a déjà concocté un gouvernement de type casting de cinéma avec des femmes plus incompétentes les unes que les autres... mais de couleurs différentes, et c'est bien cela l'essentiel, non ?
Le 21 janvier 2009, N.Sarkozy annonce que Rachida Dati - garde des sceaux actuelle - sera en seconde position sur la liste UMP en Île-de-France aux prochaines élections européennes, et qu'elle quittera son ministère après le scrutin si elle est élue. Il avoue, pour le coup, que c'est au nom de la diversité que R.Dati se retrouve en cette position. Autrement dit, elle se retrouve en cette position parce qu'elle est d'origine marocaine et algérienne, un point c'est tout... puisqu'il ne pouvait pas nous faire le coup, cette fois, de la compétence, on ne l'aurait pas cru. D'ailleurs, son vrai souhait est peut-être de se débarrasser d'elle au ministère de la justice.
Bref, autre exemple si l'on reste dans les listes pour ces élections : Daniel Cohn-Bendit, icône franco-allemande de l'arrivisme en politique et des antinationistes libéraux-libertaires, a avoué à la télé, il y a quelques temps, qu'il regrettait que ses listes ne représentent pas mieux la diversité. Quant aux Etats-Unis, le nouveau chef de file des Républicains est noir. Ainsi, plus de chances de battre Barack Obama aux prochaines élections du président américain ?

Plus sérieusement, il me semble que les Noirs en France sont très minoritaires par rapport aux Blancs et se forcer à choisir un Noir car il est noir (je dis bien à cause de cela et non pour ses compétences) me paraît dommage et peu valeureux pour la personne en question. Ensuite, je n'ai rien contre, évidemment, la diversité. Je veux simplement que la compétence soit au centre des choix des hommes et des femmes à qui l'on confère une responsabilité (politique ou professionnelle). J'ai moi-même un handicap physique et je ne voudrais pas qu'on me choisisse en raison de cela. Ce serait de la basse charité, de la pitié, du racialisme au sens large. Quant au racisme, c'est : ne pas choisir une personne parce qu'elle est noire ; et il faut lutter, bien entendu, contre celui-ci. Il n'y a pas, pour moi, de bonne ou de mauvaise discrimination. Le républicanisme français - bien loin de la pensée mondialiste intégrant la discrimination positive -, c'est notamment la valeur de l'effort et de l'ascension par cet effort. Chose que R.Dati connaît bien puisqu'elle n'est pas arrivée où elle est arrivée par hasard, même si je maintiens par contre qu'elle n'a pas les compétences pour être ministre.
Suffit selon moi le combat contre les discriminations qui rejettent l'autre en raison de sa couleur de peau, par exemple, et l'assurance de l'équité des chances quelle que soit la catégorie sociale de l'individu. Professionnellement, politiquement et juridiquement, il n'y a pas dans l'absolu de Français blancs, de Français jaunes, de Français noirs... mais seulement des citoyens aux compétences différentes, aux destins différents.

Antoine Chimel

26.02.2009

L'Europe veut écouter les conversations vocales sur internet

noir.jpgL'agence de coopération judiciaire de l'Union européenne, Eurojust , supporte mal la discrétion permise par les logiciels de téléphonie via Internet, et particulièrement par Skype. Alerté par la police italienne, le pendant judiciaire d'Europol va mener une enquête sur l'utilisation de la voix sur IP (VoIP, le nom savant de la téléphonie par Internet) par les criminels. En Italie, les membres de la mafia seraient devenus adeptes de Skype, notamment en raison du chiffrement des conversations, qui rend très difficile leur écoute.

Les lignes téléphoniques classiques n'ont plus la cote, et les policiers doivent désormais compter avec les nouvelles technologies. Pour détecter et écouter un appel, les moyens traditionnels ne suffisent plus : il faut un puissant ordinateur capable de casser le cryptage des données pour reconstituer une conversation. Et encore, cela ne peut que difficilement se faire "en direct".

Carmen Manfredda, qui sera chargée de l'investigation d'Eurojust, explique que "la possibilité d'intercepter les conversations téléphoniques sur Internet sera un outil essentiel à l'avenir, pour combattre la criminalité internationale organisée, en Europe et ailleurs. Notre objectif n'est pas d'interdire la téléphonie sur Internet, mais de contrer les criminels qui utilisent Skype et d'autres logiciels similaires pour planifier et organiser leurs actions". Toutefois, il est probable qu'à la seconde où les policiers pourront écouter Skype, les criminels auront trouvé un autre moyen de contourner les écoutes.

Contacté par lepoint.fr, Skype a simplement répété une déclaration faite dans un communiqué : "Skype coopère pour faire respecter la loi, dans les domaines où c'est techniquement et légalement possible." Mais une phrase a probablement fait grincer des dents à Bruxelles : "Skype reste intéressé par une coopération avec Eurojust, même s'ils ont choisi de ne pas nous contacter avant de publier ce rapport inexact." Les rapports ne semblent pas au beau fixe entre les deux entités, et la coopération s'annonce difficile.

Interrogé par lepoint.fr à propos de l'existence de telles pratiques d'écoute en France et de la difficulté technique pour les réaliser, le Sicop (service de communication de la Police nationale) n'a pas souhaité répondre.

Lepoint.fr - 24 Février 2009

22.02.2009

Les brèves chiméliennes. (2)

The-Stranglers-Skin-Deep-298029.jpg

Identités nationales plutôt que races, toujours !

Eric Zemmour, journaliste du Figaro que je qualifie de la droite morale et nationale se fait ces derniers temps connaître surtout par sa présence dans l'émission télé de Laurent Ruquier sur France 2 On n'est pas couché. Il dit un certain nombre de vérités, bonnes à entendre sur un tel média.

En Novembre dernier, sur Arte, alors invité de l'émission Paris/Berlin, E.Zemmour affirme que Noirs et Blancs appartiennent à deux races différentes et que cette différence est faite par la couleur de la peau. Il affirme que Mélanésiens et Antillais sont de race identique. Il ajoute que, s'il n'y a pas de race, alors il n'y a pas de ce qu'on appelle le métissage (rappelons que le métissage s'insert comme principe vital dans l'idéologie mondialiste). E.Zemmour prononce enfin : « A la sacralisation des races, de la période nazie et précédente, a succédé la négation des races. Et c'est d'après moi, aussi ridicules l'une que l'autre. »

D'après moi, tout racialisme (en l'occurrence, celui de E.Zemmour) peut conduire au racisme (mais je ne parle pas pour E.Zemmour en particulier). Je ne crois pas, en tous les cas, aux races et préfère parler d'espèce humaine, une seule. Le débat - pour peu qu'il soit républicain - doit se situer au-dessus de ces pseudo-théories. Puisque la République ne reconnaît que des citoyens quelles que soient leur origine, leur religion ou leur appartenance culturelle, nous pouvons chaque jour éviter ce langage non pas forcément ségrégationniste mais différentialiste sur des données erronées concernant les soi-disant plusieurs races de l'humanité.

Le droit à a différence ? Oui toutefois, et pour bien d'autres choses ! Il est même devenu précieux, en ces temps où la logique mondialiste est dominante sur la planète et met sur le feu les identités des nations. D'ailleurs, dans la continuité de ce qu'a dit E.Zemmour mais en apportant quelques nuances, je dirais que nous sommes passés de la sacralisation de la Nation sous couvert d'une idéologie en réalité non nationale mais raciale (le nazisme) à la négligence puis la négation de la Nation - en l'occurrence, la Nation républicaine, étant donné que je ne parle qu'en tant que français - comme repère essentiel devant offrir démocratie et progrès sous toutes ses formes, à ses citoyens (Jean-Pierre Chevènement explique bien ceci dans son livre La faute à Jean Monnet). Par conséquent, je confonds volontairement métissage et multiculturalisme.

Je pense, en définitive, que les racialistes défendent toujours une idée un tantinet dépassée de la Nation et risquent, dans certains cas, de se rapprocher de certains idéologues racistes. A titre d'exemple, les suprématistes appelés les Identitaires défendent une Europe blanche et chrétienne, une sorte de grand espace où l'on rejetterait tous ceux qui n'ont pas la « bonne » couleur de peau (ce qui est bien sûr ridicule et dangereux), et négligent ainsi, quand bon leur semble, le cadre national et l'histoire de chaque pays. Par ailleurs, en respectant la spécificité de l'universalisme républicain français, un immigré congolais peut devenir un meilleur français qu'un immigré allemand. Pourtant, le premier n'est pas européen. Et c'est cela que la République doit offrir : des réelles capacités d'insertion. Chose qu'elle ne fait plus puisque ces soi-disant garants la démantèlent depuis des dizaines d'années, avec leur idéologie de l'immigrationnisme béat (je précise que je combats aussi l'anti-immigrationnisme béat). Mais je vous ferai partager ma réflexion sur l'immigration une autre fois... Pour l'heure, je clame : vive les nations et leurs différences (et non pas vive les races puisqu'il n'y n'en a pas) et vive l'universalisme républicain !

Antoine Chimel

17.02.2009

Nouveau raid israélien à Gaza

gaza_strip_may_2005.jpgCe nouveau raid intervient après le tir de deux roquettes contre le sud d'Israël depuis le territoire palestinien. Il visait des tunnels de contrebande à la frontière entre Gaza et l'Egypte.

L'aviation israélienne a bombardé lundi des tunnels de contrebande à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte après le tir de deux roquettes contre le sud d'Israël depuis le territoire palestinien, ont déclaré des témoins.

Les deux roquettes de courte portée, tirées à partir du nord de la bande de Gaza, n'ont pas fait de victimes, a-t-on appris de source militaire israélienne. L'une est tombée dans un terrain vague, l'autre dans une exploitation agricole causant de légers dégâts matériels, a-t-on ajouté.

Peu après, l'aviation israélienne a mené deux raids à quelques heures d'intervalle contre des tunnels de contrebande dans le secteur de Rafah à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, ont indiqué des témoins dans faire état de victime.

Selon Israël, des groupes armés palestiniens, notamment le Hamas qui contrôle Gaza, utilisent ces tunnels pour s'approvisionner en armes.

Les tirs ont été revendiqués à Gaza par un groupe peu connu, les Brigades du Hezbollah Palestine, qui a dédié cette attaque "à la mémoire d'Imad Moughnieh", un chef du Hezbollah libanais tué il y a un an à Damas dans un attentat que la milice chiite a imputé à Israël.

Ils sont intervenus malgré l'entrée en vigueur le 18 janvier d'un cessez-le-feu ayant mis fin à l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, où 1330 Palestiniens ont été tués en trois semaines.

L'offensive avait pour but déclaré de réduire au minimum les tirs de roquettes et obus de mortiers depuis Gaza, mais plusieurs dizaines de ces engins ont été tirés après la fin de l'opération, entraînant des représailles d'Israël.

Olmert veut la libération de Gilad Shalit

Mais, d'après les déclarations du Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert, désormais, la libération du soldat Gilad Shalit prime sur tout, même sur les objectifs que l'Etat hébreu s'était fixés lors de son offensive, dans les négociations en cours sur une trêve à Gaza.

"En premier lieu, (la libération de) Gilad Shalit, deuxièmement l'arrêt de la contrebande (d'armes) d'Egypte vers la bande de Gaza et troisièmement, un cessez-le-feu total", a déclaré M. Olmert, énumérant dans l'ordre les exigences actuelles d'Israël à Jérusalem devant la Conférence des présidents des organisations juives américaines.

Olmert confirme ainsi que la libération du soldat capturé en 2006 par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza figure désormais pour Israël au premier plan dans les discussions en cours avec le Hamas, par le biais de l'Egypte.

Israël exigeait auparavant uniquement des "progrès" dans les tractations pour un échange de prisonniers permettant de libérer le soldat.

Olmert a, à nouveau, lié l'ouverture des points de passage vers la bande de Gaza à la libération du soldat détenu par le Hamas, qui contrôle cette enclave palestinienne depuis juin 2007. "Nous ne permettrons pas l'ouverture des points de passage avant que Shalit ne soit rentré chez lui", a-t-il martelé.

Il a laissé entendre qu'Israël était désormais prêt à "payer beaucoup" pour obtenir la libération du militaire, faisant allusion à la liste de centaines de prisonniers palestiniens dont le Hamas exige la libération en échange de celle du captif.

EXPRESS.fr, publié le 16/02/2009 14:47

14.02.2009

Philippe Séguin et le Traité de Maastricht. Partie 2

393px-Croix_de_Lorraine.svg.pngVoici ci-dessous la 2ème partie du discours de Philippe Séguin le 5 Mai 1992 à propos des transferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne (en vue de l'application du traité de Maastricht) :

"En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décidé,

Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice.

Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat.

Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile.

A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terrorisme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invective. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur.

Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous.

Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti-1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette République qu'ils encensent dans leurs discours et risquent de ruiner par leurs actes!

Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujourd'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus morceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté,

Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat.

La méthode est habile. En présentant chaque abandon parcellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se permettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble.

Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même.

Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : «  Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. »

La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas.

Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signifier pendant « le printemps de Prague » la doctrine de la souveraineté limité, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée », « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'États fondée sur la coopération intergouvernementale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux États,

En fait, ce traité est un « anti-compromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'intérêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision."

04.02.2009

La Russie et Cuba concluent un "partenariat stratégique"

morpion00.jpgLa Russie et Cuba ont affirmé avoir donné un nouveau départ à leurs relations qui s'étaient distendues après la chute de l'URSS, en concluant au Kremlin un "partenariat stratégique", vendredi, au troisième jour de la visite du numéro un cubain Raul Castro.
"Je pense que votre visite ouvrira une nouvelle page dans l'histoire des relations d'amitié russo-cubaines", qui vont évoluer à "un niveau stratégique", a déclaré le président russe Dmitri Medvedev, au début des entretiens avec son homologue cubain.
"Nous, amis de longue date, sommes à un moment historique, une étape très importante dans les relations entre la Russie et Cuba", a renchéri Raul Castro, qui a lui aussi parlé d'un partenariat "stratégique". "Nous avons connu à la fois de bons et de mauvais moments", a-t-il souligné.
"Côté cubain, nous avons fait un grand pas pour renforcer nos relations" avec Moscou, a ajouté M. Castro. "Nous avons fait ce pas très calmement, mais de manière très efficace, dans toutes les directions", a-t-il encore dit.

Les chefs d'Etat ont à l'issue de leurs discussions signé "un protocole d'accord sur une coopération stratégique" bilatérale.
Toute une série d'autres accords, notamment un sur l'octroi par Moscou à La Havane d'un crédit dont le montant n'a pas été précisé, ont été paraphés à l'occasion de la visite de M. Castro, premier déplacement d'un numéro un cubain en Russie depuis plus de vingt ans.
En 2006, la Russie avait décidé de geler l'épineuse question de la dette cubaine contractée du temps de l'URSS, soit plus de 20 milliards de dollars selon les Russes.
D'autres accords concernant l'industrie agroalimentaire, la pêche, la coopération en matière d'éducation et scientifique, le sport et le tourisme, ont également été conclus par des ministres des deux pays.
La cérémonie de signature de ces documents, sur lesquels peu de détails ont filtré, n'a finalement pas été suivie d'une conférence de presse pourtant à l'origine annoncée.
"Je pense que les échanges commerciaux aujourd'hui sont modestes", a toutefois déploré M. Medvedev au début de la rencontre avec son homologue cubain dans le "salon vert" du Kremlin.
Ces échanges ont atteint pour les 11 premiers mois de l'année 239 millions de dollars, "un niveau insatisfaisant", a observé M. Medvedev.
Le président russe a par ailleurs tenu à saluer le frère malade du président cubain, Fidel.
"Je vous félicite encore une fois pour le 50e anniversaire de la révolution (cubaine) et vous transmets les meilleurs voeux pour le commandant Fidel Castro", a déclaré M. Medvedev.

Agé de 82 ans et malade, le père de la Révolution cubaine est réapparu il y a une semaine sur des photos rendues publiques, mais reste influent malgré sa retraite pour raisons médicales.
Depuis que Raul a remplacé Fidel, qui s'était de son côté rendu en 1987 en URSS pour le 70e anniversaire de la Révolution d'Octobre, les relations se sont réchauffées avec la Russie.
Jeudi, Dmitri Medvedev, qui s'était lui-même rendu à la fin de l'année dernière à Cuba, et Raul Castro s'étaient vus à Zavidovo, non loin de Moscou, pour des entretiens informels à l'occasion d'une partie de chasse.
La visite en Russie du dirigeant cubain, entamée mercredi, s'achèvera le 4 février. Mardi, il rencontrera Kirill, le nouveau chef de l'Eglise orthodoxe russe.

Laprovence.com - 30 Janvier 2009

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