19.03.2009

Les brèves chiméliennes. (4 - spécial européenes)

Couteaux ne veut pas de Ganley

La tête pensante principale du MPF Paul-Marie Couteaux ne veut pas de Decan Ganley, ce milliardaire atlantiste et libéral à la richesse mondialisée et finançant la campagne de Phillipe de Villiers (chef du MPF) et Frédéric Nihous (chef du CPNT). C'est tout à son honneur. Puisqu'encore une fois, on ne peut pas mettre n'importe quoi dans les valeurs portant le souverainisme français.
Cela dit, on trouvera toujours regrettable une chamaillerie de plus entre les nationaux. Mais Couteaux est un intransigeant défenseur de la souveraineté au-dessus des clivages politiques classiques. On peut rappeler qu'il avait appelé à voter blanc au second tour des dernières élections présidentielles, sous prétexte clair et pertinent que les deux finalistes de celle-ci ne défendaient aucunement la souveraineté de la nation française (personnellement, je n'ai pas pu choisir entre les deux finalistes et j'ai fait la même démarche que Couteaux).
Pour les prochaines élections européennes, on parle d'un rapprochement avec Nicolas Dupont-Aignan. En tout cas, son discours souhaitant le rassemblement des nationaux de tous bords - même si la question reste ouverte selon moi - est totalement respectable.

Un front de gauche, oui... mais républicain !

Jean-Pierre Chevènement ne parle plus d'alliance avec le Parti Socialiste aux prochaines élections européennes mais plutôt d'une alliance avec le Parti De Gauche de Jean-Luc Mélanchon et les Parti Communiste. A priori intéressante alliance, si toutefois sa proposition politique inclut la défense des souverainetés des nations d'Europe et n'est pas, en outre, trop "rouge". Je doute peu du républicanisme de Mélanchon - même s'il fricote avec des politiques allemands nostalgiques de la RDA - mais ce qu'ils appelleraient le Front de Gauche doit mettre les choses au clair avec les communistes qui depuis des années font surtout dans l'idéologie antinationiste primaire. Prolétaires de tous les peuples unissez-vous, qu'ils disent ! Encore faut-il que les peuples - autrement dit les nations, dans le sens politique - existent encore. Affaire à suivre.

Antone Chimel

Ecrire un commentaire