10.05.2009
Fêtons Jeanne d'Arc ! (Partie I)
Jeanne d'Arc se célèbre chaque année le deuxième dimanche de Mai. Je rends hommage ici dès aujourd'hui, et pendant une semaine, à Jeanne. J'établirai un résumé de sa vie, de son combat, en rappelant le contexte politique de l'époque. Je parlerai également de l'Après Jeanne d'Arc et de sa reconnaissance. Je terminerai par le symbole que représente Jeanne pour notre pays, d'après moi.
Jeanne d'Arc est l’un des symboles les plus forts de l'histoire de France. Au début du XVe siècle, cette femme que l’on surnomme la Pucelle d’Orléans mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans (1), conduisant le dauphin Charles (futur Charles VII) au sacre à Reims et contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent ans (2).
Finalement capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par le comte Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres, et condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie. Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456. Un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et élève Jeanne au rang de martyre. Elle est béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Elle est l'une des trois saintes patronnes de la France.
1. Le contexte politique et militaire de l’époque
Durant la guerre de Cent Ans, la plupart des régions du nord et sud-ouest du territoire français sont contrôlées depuis 1420 par les Anglais.
Le roi Charles VI, ne dispose pas de toutes ses facultés mentales. La légitimité de son dernier fils survivant, le dauphin Charles, héritier de la couronne, est contestée, du fait des aventures qu'aurait eues Isabeau de Bavière, sa mère (en particulier avec Louis d'Orléans).
Depuis l'assassinat de Louis d'Orléans (frère du roi) en novembre 1407, le pays est déchiré par une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons (3). Ceux-ci se disputent le pouvoir au sein du conseil de régence présidé par la reine Isabeau en raison de la folie de son époux. Profitant de ce conflit Henri V, roi d'Angleterre, relance les hostilités avec la France et débarque en Normandie en 1415. La chevalerie française subit un désastre à Azincourt, face aux archers gallois. En effet, les Anglais, ayant une maîtrise parfaite du tir à l'arc long et bien abrités des charges par des pieux disposés à l'avance, déciment sous une pluie de flèches la chevalerie française dont les chevaux ne sont pas encore protégés. Ils vont ainsi devenir maîtres des batailles à terrain découvert malgré leur nette infériorité numérique, jusqu'à ce qu'apparaisse l'artillerie de campagne qui donnera l'avantage aux Français en fin de conflit.
Lors de l'entrevue sur le Pont de Montereau le 10 septembre 1419, le dauphin Charles et Jean sans Peur (des Bourguignons) doivent se réconcilier, pour faire face à l'ennemi. Mais malheureusement, durant celle-ci, Jean sans Peur est poignardé par un homme du dauphin, probablement Tanneguy du Chastel, l'un des chefs des Armagnacs. En réaction à cet assassinat, le fils de Jean sans Peur, Philippe le Bon, duc de Bourgogne, se rallie aux Anglais.
Alliés à celui-ci, les Anglais peuvent imposer en 1420 le Traité de Troyes, qui est signé entre le roi Henri V d'Angleterre et Isabeau de Bavière, reine de France et régente. Selon les termes de ce traité, Henri V se marie à Catherine, fille de Charles VI ; à la mort de Charles VI, la couronne doit revenir à leur descendance, réunissant les deux royaumes.
Ce traité qui spolie le dauphin de son droit de succession (car enfant illégitime et assassin présumé du duc de Bourgogne) est contesté par la noblesse française. À la mort de Charles VI en 1422, la France n'a donc plus de roi ayant été sacré. La couronne de France est alors revendiquée par le roi d'Angleterre encore mineur, Henri VI qui vient de succéder à son père.
(1) Le siège d’Orléans est un épisode majeur de la guerre de Cent Ans. Les Anglais sont près de prendre Orléans, verrou sur la Loire protégeant le sud de la France, mais la ville est sauvée par Jeanne d'Arc, qui renverse le cours de la guerre.
(2) La guerre de Cent Ans dure en réalité 116 ans (de 1337 à 1453) et oppose la France à l’Angleterre sur plusieurs conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues.
Tout commence quand Édouard III d’Angleterre déclare la guerre au roi de France Philippe VI de Valois. Le traité de paix définitif, signé le 29 août 1475 à Picquigny en Picardie, marque officiellement la fin de cette guerre. Or, on retient plutôt l'année 1453 comme année de fin de la guerre. Car c’est cette année-là que les Anglais sont totalement chassés de France (sauf à Calais).
Le conflit a débouché sur l’indépendance réelle de deux nations, la France et l’Angleterre, qui jusque là étaient imbriquées juridiquement et culturellement, et étaient en lutte pour le contrôle territorial de l’Ouest de la France. Pour le contrôle de ce territoire, les Plantagenêts (dynastie royale anglaise) et les Capétiens (dynastie royale française) avaient déjà lutté près de 140 ans, entre 1159 et 1299. Le problème posé par le duché de Guyenne n’ayant pas été résolu à la fin de ce premier rapport de force — le roi d’Angleterre étant théoriquement vassal du roi de France en tant que duc d’Aquitaine — mais aussi leurs intrigues pour prendre le contrôle de la Bretagne et des Flandres sont à l’origine de la guerre de Cent Ans. Cependant, la cause profonde du conflit est la crise démographique puis économique et sociale traversant le monde médiéval occidental depuis le début du XIVe siècle.
(3) Le déclenchement de la guerre civile entre les deux partis français de l’époque : Louis d'Orléans est accusé d'avoir voulu séduire la duchesse de Bourgogne, femme du duc Jean Sans Peur. De plus et même s'il ne s'agit que d'une rumeur, ce séducteur aurait été l'amant de la reine pour lequel la propagande bourguignonne s'est plue à le présenter comme le vrai père du dauphin Charles (futur Charles VII). Il se rapproche de la reine et bénéficie de la bienveillance de son frère le roi lors de ses phases de lucidité : il réussit ainsi à faire évincer les Bourguignons du conseil. C'en est trop pour Jean sans Peur, évincé du pouvoir.
2. La vie de Jeanne, son combat
2.1. Jeunesse et personnalité de Jeanne
Jeanne d'Arc est élevée à Domrémy, en Lorraine. Elle est la fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, elle fait partie d'une famille de cinq enfants.
Aucune source ne permet de déterminer exactement la date et le lieu de naissance[1] de Jeanne. Il n'y a pas de registre paroissial de Domrémy. On ignore donc son âge et son lieu exact de naissance. L'usage de la particule – « D’ » en l’occurrence – n'indique rien quant à de possibles origines nobles, une particule pouvant être portée tant par des roturiers que par des nobles.
Très pieuse, elle se rendait tous les dimanche à l'église de Bermont, près de Greux, pour prier. La paroisse de Greux est située dans le Barrois mouvant. Ce qui fait de Jeanne d'Arc une sujette du duc de Lorraine, mais qui dépend d'un diocèse situé sur les terres du roi de France.
Ses réponses faites lors de son procès, dont les minutes ont été précieusement conservées, révèlent une jeune femme dotée de courage, de franchise et d'un esprit de repartie saillant, ce qui explique sans doute comment elle a su galvaniser ses troupes.
A suivre :
2.2. De Domrémy à Chinon : 1428 – février 1429
2.3. Jeanne chef de guerre : avril 1429 – mai 1430
2.3.1. Le procès en condamnation
2.3.2. Le procès en réhabilitation
3. Jeanne : son époque et après
3.1.Enjeux et problèmes de son époque
3.2.L’après Jeanne d’Arc : sa reconnaissance
4. Jeanne d'Arc : symbole du patriotisme populaire
Antoine Chimel & Wikipedia
15:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Le courage est une langue universelle qui donna la force à notre pays aussi longtemps que celui-ci posséda des frontières. Jeanne représente une des symboliques des actes de nos ancêtres.
Cordialement
Ecrit par : temps | 11.05.2009
Ecrire un commentaire