19.06.2009

Cohn-Bendit, nouvelle «institution» médiatique

fue1CohnBendit.jpgÀ 64 ans, le chef de file des écologistes a prouvé sa maîtrise des rouages de la politique française.

Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.

La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois

Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.

Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.

Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.

Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche

Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

Eric Zemmour - 19 Juin 2009

Commentaires

 
GENERATION DES "S A N S" et celle DES " T R O P "
  Ou allons nous ?     J' AI MAL A LA FRANCE .

CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
 
LA GENERATION DES «  SANS  »

Les «  S A N S  » essaient de débuter leur vie de chômeurs
Abandonnées SOUVENT SANS MINIMAS SOCIAUX
LES " S A N S " : sans permis de conduire - sans famille en mesure de les soutenir - sans savoir lire, écrire ou compter - Sans scolarité normale avec des enseignants cherchant à faire des têtes BIEN FAITES sachant réfléchir , en s'intéressant à tous les élèves, y compris aux difficiles qui ont besoin de plus d'attention - Sans revenu ni minimas sociaux - sans boulot , malgré un C A P - ou Sans compétence professionnelle - Sans employeur, autour du domicile , dans un rayon raisonnable ( campagne ) - sans argent – sans logement - ET SANS SOUTIEN DES ELUS .


LA GENERATION DES "T R O P " et LA GENERATION DES " SANS"

Ou allons nous ?     J' AI MAL A LA FRANCE .

CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
 
LA GENERATION DES «  TROP  » :

- Trop vieux et pas assez rentable , il est sûr qu'il n'ont plus leur force et la souplesse de leur vingt ans - Trop GROS - Trop expérimenté - Trop petit, pas assez grand - Trop lent – Trop handicapé , même s'il ne sont pas reconnu , ni par la M D P H ou la sécu, même si leur médecin délivre un certificat d'inaptitude physique - Trop cher - ...
 
MICHEL LHEROT

Association pour l 'emploi, l 'information et la solidarité des victimes du chômage ou de la précarité du cher

Ecrit par : lherot michel | 20.06.2009

LOI CONTRE LES BANDES VIOLENTES: LES MAUVAISES INTENTIONS

Faut – il laisser faire les agressions de personnes âgées ?
faut – il vivre dans une société sans respect d' autrui et sans reconnaissance des personnes qui vivent autour de soi ?
 
L'un des internautes fait référence à :  « vaut – t – il mieux prévenir que guérir » OUI IL AURAIT MIEUX VALUT PREVENIR que guérir , comme c'est devenu une obligation aujourd' hui .
 
Mais quel constat peut - on faire, en cette année 2009 ?
 
Est - ce que l'on peut constater la carence des résultats de
L ' EDUCATION NATIONALE avec les 20 % de jeunes, qui sortent de l'école sans savoir lire écrire ou compter ?
 
Est – ce la faillite des familles dans l'éducation de leurs enfants et dans l'absence de repères acquis par ces enfants ?
 
Est - ce que la disparition du service militaire pour les jeunes d'une vingtaine d'années, n'est pas un manque aujourd'hui, dans le sens de l'acquisition d'un cadre, de l'apprentissage d'un métier, de la vie collective et du partage avec l'autre , ou bien , des permis de conduire , qui sont nécessaire , bien des fois pour trouver un emploi , ?
 
Est - ce qu'il ne serait pas utile, en urgence de t'établir, un service de type civil d'une année , pour les garçons et les filles ?
 
Ne serait- il pas nécessaire, prochainement , d'ouvrir des centres d'éducations renforcés en nombre suffisant pour répondre aux carences d'éducations conduisant de nombreux jeunes vers la délinquance et l'exclusion ?
 
Pascal MANOUVRIER , Michel LHEROT
 
Association pour l'emploi, l' Information et la Solidarité des victimes du chômage ou de la précarité du Cher
 

Ecrit par : apeis du cher | 07.07.2009

Ecrire un commentaire