29.06.2009
Les réflexions de Paul-Marie Coûteaux. Partie 2
PMC sur Jacques Séguéla :
PMC sur Nicolas Sarkozy :
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27.06.2009
Bilderberg : silence médias sur les réunions de l'élite mondiale
C'est à cette époque de l'année que le groupe Bilderberg, rassemblant environ 120 milliardaires, banquiers, hommes politiques, industriels, universitaires, haut fonctionnaires, personnalités d'influence dans le monde du travail et de l'éducation et journalistes, se réunit pendant un week-end dans un hôtel. ou un centre de villégiature quelque part en Amérique du Nord ou en Europe, afin de discuter en privé des affaires du monde.
Cette année, la 56e conférence de Bilderberg s'est déroulée -le weekend dernier- à l'hotel Westfields Marriott de Chantilly en Virginie, à une quinzaine de kilomètres de l'aéroport international de Washington Dulles. Comme lors des éditions précédentes, les détracteurs de Bilderberg accusent la presse grand public de passer sous silence un club qui selon eux dirige un gouvernement secret.
Le lieu où seraient choisis les futurs présidents américains
Les critiques affirment que Bilderberg est le lieu où sont choisis les futurs présidents américains et Premiers ministres britanniques, ce que confirmerait la participation à la conférence de Bill Clinton en 1991 et celle de Tony Blair en 1993. En 2004, le magazine Time a révélé que John Kerry a choisi John Edwards pour être son colistier juste après que ce dernier avait fait une forte impression sur les participants de la session Bilderberg en Italie.
D'après l'ouvrage de 1980 intitulé « Trilateralism : The Trilateral Commission and Elite Planning for World Management » (Le Trilatéralisme : la commission trilatérale et l'organisation du management mondial par les puissants), le président Dwight D. Eisenhower souhaitait vivement que son personnel assiste à Bilderberg, le président John F. Kennedy a largement recruté les membres de son administration parmi d'ancien participants de Bilderberg, comme Dean Rusk, George W. Ball, George McGhee, Walter Rostow, Arthur Dean et Paul Nitze, et les membres de l'administration Carter prenaient largement part aux réunions annuelles du groupe.
Un critique a publié une liste établissant que le club Bilderberg 2008 comprend Henry Kissinger, Ben S. Bernanke, David Rockefeller, Vin Weber, Robert B. Zoelick, Donald Graham, Verdon Jordan, Charlie Rose et leurs homologues européens. Des manifestants ont surveillé cette élite à l'entrée de l'hôtel et enregistré des vidéos de « surveillance » à l'extérieur et à l'intérieur des parties du bâtiment faiblement gardées, avant que la conférence commence.
Jusqu'ici les détracteurs de Bilderberg ont raison : la presse grand public a ignoré Bilderberg en 2008. Selon la base de données Nexis, les sites Wonkette et Raw Story ont relaté l'événement et les objections des critiques. Avec une simple recherche Web, on tombe sur des articles de critiques de Bilderberg comme Alex Jones et Jim Tucker, qui sonnent l'alarme sur le problème.
Les critiques ont raison sur un autre point : la réunion de 120 importantes personnalités mondiales est une nouvelle à ne pas taire. Mais à la décharge de la presse grand public, il faut dire qu'il est difficile de rendre compte d'un rassemblement privé, placé sous haute surveillance.
Permettre aux participants d'exprimer librement et ouvertement leur opinion
Les organisateurs de Bilderberg ont donné le mot d'ordre aux participants de ne pas divulguer les débats du weekend, affirmant dans un communiqué de presse cette année que « le caractère privé des réunions n'a pas d'autre motif que celui de permettre aux participants d'exprimer librement et ouvertement leur opinion ». En 1927 la Chatham House, « think tank » britannique, a consacré une règle du même type, et des obligations de cet ordre s'appliquent lors de certaines réunions du Conseil de relations étrangères (« think tank » américain) et du Groupe de stratégie de l'Institut Aspen. Dans presque toutes les villes du monde, des groupes privés se réunissent pour discuter de manière confidentielle. C'est comme ça que le monde fonctionne. Il y a bien de temps à autre des fuites de la part des membres de Bilderberg, comme dans le cas de John Edwards en 2004, mais les chics et puissants gardent généralement le silence.
Quelles auraient été les conséquences si le Washington Post avait envoyé un reporter au très exclusif rassemblement de Chantilly ? Un journaliste d'Associated Press était parti couvrir la session Bilderberger de 1978 à Princeton dans le New Jersey, mais ce qu'il a raconté se résume à une scène où des « hommes en costumes gris et aux lunettes de soleil » le chassent du périmètre du centre de conférence Henry Chauncey. Extraits de la dépèche (Steve Hindy) :
« Kissinger s'est nonchalamment promené autour d'un petit étang artificiel samedi, jusqu'à s'approcher à quelques mètres de la route menant au bâtiment.
Il a tourné autour de l'étang deux fois, une première fois avec un homme grisonnant qui fumait la pipe et une seconde avec un homme plus jeune. Kissinger avait l'air grave et attentif pendant que les hommes parlaient de choses comme de "limitations de portées".
Kissinger avait l'air agacé et a refusé de s'exprimer lorsqu'un reporter s'est approché de lui.
L'un des deux agents des services secrets protégeant l'ancien secrétaire d'Etat fit un signe de tête plein de sympathie au reporter et lui dit : "Vous avez fait de votre mieux.'
Et pourtant la presse grand public ne peut guère être accusée de passer Bilderberg sous silence. Selon Nexis, le New York Times a mentionné Bilderberg une vingtaine de fois depuis 1981, dont un article de 2004 intitulé « une conférence secrète pour dominer le monde ». D'autres articles dans le Washington Post, le Chicago Tribune et le Boston Globe mentionnent le groupe.
Le mois dernier encore, dans le Washington Post, Anne-Marie Slaughter a fait référence aux membres de Bilderberg dans sa critique d'un nouvel ouvrage : « Superclass : The Global Power Elite and the World They Are Making » (la Superclasse, l'élite de la puissance mondiale et le monde qu'elle est en train de construire). [en France, Michael Gama a consacré un livre, « Rencontres au sommet » (ed. Altiplano), à ces réunions des riches et des puissants, dont Bilderberg].
Jack Shafer traduit par Marie Peterson - Rue89.com - 11 Juin 2008
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25.06.2009
Discours de Nicolas Dupont-Aignan au congrès de Versailles (22 juin 2009)
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22.06.2009
La faute de M.Monnet
L'Europe telle qu'elle fonctionne aujourd'hui est tout sauf un espace républicain. Le débat borné par l'horizon indépassable d'une « concurrence libre et non faussée » n'y existe pas. Le Parlement européen est un théâtre d'ombres de par sa nature même : il ne représente aucun peuple, et on élection revêt dans chaque pays une signification différente. Les parlements nationaux sont devenus des chambres d'enregistrement. La subsidiarité est une farce. La soi-disant démocratie « contentieuse » ou « procédurale » a remplacé la démocratie républicaine : la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg est une formidable machine à unifier le droit dans un sens toujours plus communautaire. Le prétoire a remplacé l'hémicycle des assemblées parlementaires. Le citoyen ne s'y retrouve pas. Pour couronner le tout, la citoyenneté européenne, abondamment proclamée, se révèle vide de sens. Elle définit quelques modestes droits, mais en aucun cas ne s'inscrit dans la tradition républicaine d'un citoyen actif participant à l'élaboration de ses destinées. C'est au mieux un citoyen passif qui a, en dehors d'un droit de vote limité, essentiellement le droit de voyager, de protester et d'ester en justice.
Jean-Pierre Chevènement - La faute de M.Monnet
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19.06.2009
Cohn-Bendit, nouvelle «institution» médiatique
À 64 ans, le chef de file des écologistes a prouvé sa maîtrise des rouages de la politique française.
Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.
La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.
Un rebelle devenu bourgeois
Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.
Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.
Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.
Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.
Il savoure sa revanche
Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.
Eric Zemmour - 19 Juin 2009
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18.06.2009
L'appel du 18 Juin du Général de Gaulle
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?
Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale.
Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Charles de Gaulle, le 18 Juin 1940 au micro de la BBC
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16.06.2009
Michéa ou le libéralisme mis à nu
Notre époque aime à considérer qu'elle se trouve dépourvue de figures intellectuelles majeures. Pourtant, l'oeuvre du très discret Jean-Claude Michéa vient contrarier cette idée largement répandue. Son dernier livre creuse le sillon d'un travail qu'il avait entamé avec succès dans L'empire du moindre mal (Climats, 2007) autour de la civilisation libérale. La double pensée rétablit le trait d'union qui manquait entre le libéralisme économique conceptualisé par Adam Smith - aujourd'hui au coeur de la tourmente - et le libéralisme politique et culturel dont se réclament la majorité des mouvements de gauche depuis les années 60, de la deuxième gauche à la gauche altermondialiste et écologique.
Pour Michéa, la distinction entre les deux formes du libéralisme est entretenue de manière artificielle: « Il n'existe aucune contradiction de principe entre la lutte des libéraux économiques pour la mondialisation des échanges et l'abolition de toutes les frontières et celles que les libéraux politiques et culturels ont engagée contre tous les tabous arbitraires de la morale et contre toutes les discriminations ». Il soutient au contraire que la doctrine des apôtres du divin marché d'une part, et celle de la gauche moderne obsédée par l'extension illimitée des libertés civiles d'autre part, procèdent d'une seule et même logique. La seule chose que « L'empire du moindre mal » juge légitime d'interdire, ce sont toutes les conduites supposées porter atteinte à la liberté équivalente d'autrui. Par voie de conséquence, la civilisation libérale réduit le champ politique à celui d'une mécanique qui assure la gestion des conflits, entendus comme volontés individuelles contradictoires. Les deux libéralismes ont d'ores et déjà déserté depuis longtemps toute idée de volonté générale et de projet collectif. Donc de République. Professeur de philosophie au lycée, Jean-Claude Michéa démantèle un mythe et prouve qu'une pensée politique exigeante se forge aujourd'hui à distance des plateaux de télévision...
La double pensée, 2008, Champs-Flammarion, 9€
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15.06.2009
Les réflexions de Paul-Marie Coûteaux
PMC à propos de Eric Zemmour :
PMC à propos de Barack Obama :
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13.06.2009
Le PS est mort ?!
Il n'y a pas que la social-démocratie française qui est en crise. Quasiment tous les peuples de l'Union européenne ont, par leurs votes aux dernières élections européennes, affaibli la gauche social-démocrate européenne. J'en suis heureux. Non pas parce que je suis plus du PPE que du PSE - je ferai remarquer que ces deux principaux groupes parlementaires européens votent à 90 % pour la même chose au parlement -, vous savez bien que je ne défends ni l'un ni l'autre. Mais parce que je considère qu'il faut savoir toucher le fond de la pisicne pour rebondir de plus belle, dans l'espoir d'une émergence d'un nouveau pôle républicain, incluant la gauche républicaine.
Car pourquoi l'achèvement de la social-démocratie - et je suis d'accord avec les propos de Eric Zemmour dans la suivante vidéo, ce pourquoi je vous la montre ? Parce que les sociaux-démocrates - Zemmour l'explique autrement, Jean-Pierre Chevènement autrement encore mais nous disons tous un peu pareil - n'ont pas proposé une réelle alternative au projet fédéraliste de la droite libérale. Le Parti socialiste a passé par-dessus bord l'idéal authentiquement républicain - avec par exemple le rôle d'un Etat souverain, son modèle d'ascension sociale ou encore l'assimilationnisme - pour proposer une fade alternative sociale-libérale - face au libéralisme un tantinet social de type PPE - qui promeut une illusoire Europe sociale et promeut en réalité le fédéralisme européen.
Moi, je crois à l'Europe sociale DONC à l'Europe des nations. Et ceux qui disent que le PS ne s'est pas refondé - dans le sens où il n'a pas assez accepté le modèle fédéralibéral du système européen actuel - trompent les électeurs. Car c'est justement ce rapprochement idéologique qu'une population votant plutôt à gauche ajoutée à celle atachée à la vraie démocratie - donc à l'entité nationale - et à la res publica, reprochent au PS et plus largement à la social-démocratie. Comme disait Chevènement il y a quelque temps. Mieux qu'un modèle social-démocrate à hisser, hissons plutôt un modèle républicain ! Antoine Chimel
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11.06.2009
La loi Hadopi est censurée
Loi Hadopi : la censure censurée !
Lors du débat parlementaire sur la loi Hadopi (voir à cet égard le billet du 31 octobre 2008 sur mon blog), j’avais prévenu que le Conseil Constitutionnel serait dans l’obligation de censurer le dispositif de « riposte graduée », permettant à une autorité administrative de prononcer des sanctions de type judiciaire par la coupure d’abonnements internet. C’est aujourd’hui chose faite !
C’est une grande victoire pour la démocratie en France qui ouvre enfin l’espoir d’un avenir plus souriant pour l’internet dans notre pays.
En censurant la censure, le Conseil Constitutionnel a infligé au gouvernement et à ses soutiens des majors du disque un cinglant camouflet dont se réjouissent, à très juste titre, plusieurs millions de Français.
Ce rappel à l’ordre démocratique doit enfin conduire l’Elysée à renoncer à une démarche législative punitive, inapplicable et rétrograde. Il est temps, en effet, d’explorer sérieusement les voies et moyens d’une licence globale permettant à la fois de garantir la liberté d’internet et la juste rémunération des auteurs.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République
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