29.10.2009
Présidence française de l'UE: la Cour des comptes déplore des "dérives" dans les dépenses
Le président de la Cour des comptes en France, Philippe Seguin, a déploré jeudi des "dérives" et des "erreurs" dans les dépenses engagées lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, sur la radio Europe 1.
"Il y a eu un certain nombre de dérives et un certain nombre d'erreurs", a estimé M. Seguin. "Les opérations ont été mal programmées, il n'y a pas eu de véritable stratégie", a-t-il regretté, soulignant toutefois "des progrès" par rapport à un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE organisé à Nice sous présidence française en 2000.
"C'est vrai que ça n'a pas été un épisode très glorieux du point de vue des finances publiques", a-t-il ajouté.
Un rapport de la cour des comptes sur la présidence française de l'Union européenne pointe notamment du doigt le coût d'un dîner du 13 juillet dans le cadre du sommet de Paris de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité".
Ce seul sommet a coûté 16 des 171 millions d'euros de la présidence française de l'UE. Ce montant a servi notamment à un réaménagement "exceptionnel" et "sans précédent" du Grand Palais pour trois heures de réunion, avec notamment 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.
"Par son ampleur, le caractère irrégulier des procédures suivies et son impact massif pour les finances publiques, ce sommet constituera une forme de record", a souligné la Cour des comptes dans son rapport.
Face aux critiques de l'opposition socialiste, le gouvernement français s'est défendu mercredi d'avoir engagé des dépenses inconsidérées, soulignant n'avoir dépensé que 170 millions d'euros sur les 180 que comptait l'enveloppe budgétaire de la présidence française de l'UE.
AFP - 29/10/09
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28.10.2009
Comment on enterre la République
L’épisode de la victoire électorale de David Douillet est l’occasion d’une réflexion dépassant l’« écume des jours ». Elle est survenue dans un contexte Internet très particulier : les messages des internautes de droite sur le site du Figaro avaient laissé espérer ici, à beaucoup, que les « affaires » Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy entraîneraient une défaite de l’ UMP.
Or, qu’a-t-on constaté ? Qu’un judoka parfaitement inconnu en politique, mais bénéficiant de l’investiture UMP (comme « une chèvre à Neuilly », selon l’expression d’Arnaud Montebourg), a battu le candidat socialiste « classique » avec un score supérieur à celui qu’avait réalisé l’UMP en 2007. Ceci illustre une illusion dont nous avons tous tendance à être victimes: le « buzz » Internet, qui n’est le fait que d’un pourcentage infime de Français, se concentre sur l’aspect superficiel et immédiat de l’actualité, et masque les phénomènes politiques profonds, et, en particulier, celui-ci : la France n’est pas un pays de gauche, ne l’a jamais été, et l’est aujourd’hui moins que jamais.
La France moderne s’est construite sur la Révolution de 1789, qui, en dehors de la brève parenthèse robespierriste, fut une révolution de la bourgeoisie sur la noblesse, débouchant sur le Directoire et l’ Empire; elle en est restée, depuis, le pays par excellence, au point que le mot «bourgeois» n’existe qu’en français : si nous sommes les seuls à en comprendre le sens, fût-il péjoratif (on a le droit de ne pas s’aimer), c’est parce qu’il nous renvoie à la majorité d’entre nous.
Un pays où 50% des ménages sont dispensés de l’impôt sur le revenu, un pays où le thème de la lutte contre les impôts reste si populaire ne peut être qualifié comme viscéralement « de gauche » ; il lui manque cette conscience, si répandue dans les pays scandinaves, selon laquelle payer des impôts élevés est une condition nécessaire si on souhaite vivre dans une société plus juste et plus égalitaire.
Bien sûr, la France a eu une gauche très puissante…mais qui n’a jamais été majoritaire ; Karl Marx considérait que la Commune fut le premier et un des rares moments de l’ Histoire de prise de conscience de classe du prolétariat : mais la Commune de Paris n’a eu lieu…qu’à Paris ( ceux qui usent avec mépris du terme de « parisianisme » devraient parfois y réfléchir…).Quant à mai 1968, la parfaite adaptation, par la suite, de ses leaders au libéralisme économique a bien prouvé qu’il s’agissait, avant tout, d’un mouvement libertaire.
La gauche n’a été au pouvoir, en France, que pendant quelques mois en 1936, et deux ans en 1981 ; on aurait du mal à qualifier de « gauche » la IIIè République colonialiste, le gouvernement socialiste de la guerre d’Algérie de 1956-58, la victoire de François Mitterrand de 1988 sur le programme assez peu progressiste du «ni nationalisations ni privatisations», la victoire en 1997 du Parti Socialiste déjà enfermé dans la logique maastrichienne de la « concurrence libre et non faussée » au nom de laquelle le gouvernement Jospin fut celui qui a le plus privatisé depuis la Libération ; bien sûr, chacun de ces passages au pouvoir fut l’occasion d’avancées sociales et «sociétales» considérables (suffrage universel pour les hommes, enseignement primaire gratuit et obligatoire, laïcité, allongement des congés payés, abolition de la peine de mort, RMI, CMU, etc.), mais toutes parfaitement compatibles avec une société « bourgeoise », et réalisées, pour certaines d’entre elles, par la droite dans d’autres pays –et même en France (troisième semaine de congés payés, IVG, contraception, divorce par consentement mutuel, majorité à 18 ans).
Par contre, ce qui caractérise la France, et que l’on confond abusivement avec « la gauche », ce sont ses valeurs républicaines au nom desquelles « droite et gauche » ont su transcender leurs propres camps pour s’unir sur l’essentiel : ce fut le cas de la Révolution de 1789, de la IIIè République, du Conseil National de la Résistance et de son programme auquel beaucoup de gens de « droite » ont participé, des mesures prises par le gouvernement de Gaulle à la Libération et d’une bonne partie du « gaullisme » au pouvoir de 1958 à 1969, combattu à l’époque par la gauche et dont elle a aujourd’hui la nostalgie ; ce sont ces valeurs républicaines « au-delà de la droite et de la gauche » que Chevènement a tenté de préserver dans un baroud d’honneur en 2002, et qui n’ont recueilli les voix que de 5% des Français. Et c’est cette spécificité républicaine française qu’on ne peut réduire à la seule « gauche » qui est aujourd’hui menacée par la dilution des pouvoirs des Etats dans l’ Union Européenne, par les mythes passéistes écologiques de la décroissance, par la montée des communautarismes, par la remise en cause de la laïcité, etc.
Une page essentielle de l’ Histoire de France est en train de se tourner, mais c’est celle de la République, pas celle de « la gauche ».
Elie Arié - Mouvement Républicain et Citoyen
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27.10.2009
Sitôt libéré du procès Clearstream, Villepin replonge dans l'arène politique
Libéré des longues semaines d'audition du procès Clearstream et sans en attendre l'issue, Dominique de Villepin est bien décidé à replonger dans l'arène politique avec pour objectif clairement affiché "d'offrir aux Français" une "alternative" à Nicolas Sarkozy.
Lundi soir en marge d'un débat à Sciences-Po sur la création à l'heure d'internet, aux côtés de Jacques Attali, l'ancien Premier ministre a affirmé proposer une offre politique "au-dessus des clivages partisans".
Il a déclaré que son site internet www.clubvillepin.fr se situait "au-dessus des clivages partisans". "En politique, on a besoin de fidélité mais aussi de mouvement. On ne peut pas vivre dans des clivages figés. On n'a rien à gagner à rester entre soi", a-t-il ajouté.
Pendant le débat, Dominique de Villepin n'a fait qu'une allusion au récent procès Clearstream. Interrogé par le modérateur David Abiker sur la raison de sa présence devant un amphi de 300 à 400 personnes, il a répondu: "J'ai vu de la lumière et je me suis dit que ça devait être agréable, plus agréable que ce que j'ai vu ces dernières semaines".
Dominique de Villepin prononcera ce soir un discours à la Maison de l'Amérique Latine, à Paris, devant des membres de son tout jeune club politique, le Club Villepin.
Au moins 750 personnes sont attendues des quatre coins de la France, a assuré lundi à l'AFP l'ex-ministre de Jacques Chirac, Brigitte Girardin, présidente du club. Selon elle, les sites www.clubvillepin.fr et www.villepincom.net, ouverts mi-septembre, "approchent déjà les 4.000 adhérents".
"Nous visons les 150.000 adhérents à fin 2010 et l'objectif sera atteint", s'enflamme le député UMP Jean-Pierre Grand, fidèle parmi les fidèles.
Ce rassemblement villepiniste intervient juste après la fin du long procès Clearstream dans lequel le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ancien locataire de Matignon.
Alors que le tribunal correctionnel de Paris a mis son jugement en délibéré au 28 janvier et que la procédure pourrait se prolonger en appel, M. de Villepin est soucieux, en réunissant aussitôt ses partisans, de montrer qu'il se situe déjà au-delà de cette échéance judiciaire et qu'il n'a désormais plus qu'un seul objectif: 2012 et son combat politique contre son rival Nicolas Sarkozy.
"Je fais partie de ceux qui se battent pour essayer d'offrir une alternative aux Français", a-t-il réaffirmé lundi sur RTL en étrillant les choix politiques du chef de l'Etat qui, à mi-quinquennat, voit les nuages s'assombrir, dans un climat tendu par les polémiques sur Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy.
Pourquoi alors avoir dit vendredi qu'il "gardait la main ouverte" vis-à-vis de M. Sarkozy ? "Parce que quand vous échappez à toutes les balles du peloton d'exécution, finalement, vous pouvez remercier le chef du peloton...", ironise M. Grand. Outre les députés UMP clairement estampillés villepinistes, plusieurs élus seront présents à la Maison de l'Amérique Latine, tel Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République).
"Je me réjouis que Villepin franchisse à son tour le Rubicon en proposant une alternative à Sarkozy. Plus on sera nombreux à la préparer, plus elle aura de chances de se concrétiser", a-t-il déclaré à l'AFP en soulignant: "s'agissant de celui qui portera cette alternative, on verra après".
La députée UMP et ex-ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp, sera elle aussi de la partie. Alors que François Goulard se dit "certain" que M. de Villepin sera candidat à la présidentielle de 2012, elle voit dans cette perspective "une bonne chose pour notre démocratie et notre combat d'idées à droite". "Ou on prépare l'alternative ou alors on aura l'alternance" avec une victoire de la gauche en 2012, assure un villepiniste.
A l'inverse, les sarkozystes ne veulent pas croire que M. de Villepin puisse être un caillou dans la chaussure de leur héros, a fortiori poser un problème politique dans deux ans. "Villepin n'est pas un sujet de réflexion!", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.
"C'est quelqu'un qui s'agite, qui fait du bruit mais il n'est une alternative à rien. Il n'a aucune crédibilité dans la majorité", affirme le député UMP Eric Ciotti.
AFP - 27/10/09
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21.10.2009
1792, Naissance de la République
23:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2009
Nicolas Dupont-Aignan face aux internautes de Villepincom
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, répondait mercredi à des questions d'internautes inscrits sur le site VILLEPINCOM sur lequel je me suis inscrit.
NDA a retenu notamment ma question... Vous entendrez Chimel à un moment dans la suivante vidéo... Il a un petit peu tronqué ma question... J'avais en effet écrit que je ne souhaitais pas d'alliance avec Dominique de Villepin dans le cas où l'ancien premier ministre français restait eurobéat. Souvenons-nous du martèlement médiatique du duo Villepin-Chirac en 2005 pour que le peuple français vote OUI au referendum sur la constitution européenne. Après, De Villepin a bien entendu des qualités !
Mais le rétablissement de la souverainete nationale et populaire est essentielle pour un réel retour du pouvoir politique. C'est aussi cela qu'on appelle la République démocratique. Et une position dite gaulliste - sans souverainisme - me paraît sévèrement tronquée.
Si De Villepin doit monter un jour un programme commun avec vrais gaullistes, vrais républicains et patriotes sincères alors ce programme devra inscrire par exemple la proposition d'un nouveau traité européen entraînant l'UE vers un schéma institutionnel davantage confédéral.
En parlant du gaullisme : je voulais dire enfin que, même si NDA reste incontestablement l'un des politiciens les plus gaullistes de notre temps, j'étais un peu déçu par sa définition du gaullisme au début de cette vidéo. Le gaullisme est pour moi, si l'on veut faire le plus court possible :
- la défense de l'indépendance nationale ;
- la promotion d'une troisième voie économique formulée autour d'un projet de société participative ;
- une philosophie patriotique de l'humanisme.
N'ayons pas peur de parler de Nation, de Patrie, d'indépendance, de souveraineté... C'est le langage des gaullistes, et celui de tous les Français qui aimaient, aiment et aimeront leur pays, la France, cette "madone aux fresques des murs" comme disait Charles de Gaulle.
Antoine Chimel
16:08 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.10.2009
Absentéisme : des places de foot pour motiver les élèves
Un lycée professionnel de Marseille récompense tous les mois la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en lui offrant des places pour aller voir jouer l'OM.
Après la cagnotte, les places de football. C'est en tout cas ce qu'a choisi le lycée professionnel Mistral de Marseille pour motiver ses quelques 600 élèves, révèle samedi le quotidien La Provence. Le proviseur a en effet décidé depuis la rentrée de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en donnant aux élèves des places pour aller voir l'OM jouer au Vélodrome.
«La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !», se réjouit le proviseur. «Jamais on a eu une telle assiduité (...) Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers», estime-t-il. Fin septembre, c'est une classe de première en filière «carrosserie»qui est arrivée en tête, avec 95% d'heures de cours effectuées.
Un coût de 1500 euros
Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. Et l'initiative devrait perdurer toute l'année, et pourrait même aller plus loin. La direction, en effet, pense mettre en place d'autres récompenses, telles que des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski.
Si, selon le quotidien marseillais, professeurs, parents et élèves sont ravis, la méthode peut tout de même laisser perplexe. Vendredi, l'annonce d'une cagnotte de 10.000 euros pour récompenser l'assiduité dans l'académie de Créteil avait déjà créé la surprise. Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont ainsi déclaré samedi que cette mesure était «contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine» et ont démandé son retrait.
lefigaro.fr - 09/10/2009
11:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2009
J'aime beaucoup Eric Zemmour, ce réactionnaire
J’aime beaucoup Eric Zemmour et je suis généralement en accord avec ce qu’il dit. Ce journaliste du Figaro, qu’on retrouve aussi sur la chaîne de télé d’information I-télé ou encore chez Laurent Ruquier dans l’émission télévisée On n’est pas couché, sur France 2, se dit réactionnaire. Il affirme effectivement qu’il regrette entre autres les années 60. Il aurait, de plus, souhaité connaître la monarchie française. Il n’y a pas longtemps, face à la première représentante de l’écololibéralisme antinational Cécile Duflot, il a dit que la décroissance ne le gênerait pas dans l’absolu, si elle favorisait le retour à des modes de vie d’antan.
J’aime beaucoup Eric Zemmour disais-je. Mais, contrairement à lui, je ne me dis pas réactionnaire et je ne suis pas particulièrement pour la décroissance. Car en tant que gaulliste, je veux toujours ce qu’il y a de mieux pour la France, dans le souci de sa grandeur devant épouser les hautes marches du classement des puissances mondiales ! Un jour, peut-être, je deviendrai ce résigné n’ayant plus de complexes avec le progrès tant souhaité, puisqu’il aura été trop souvent substitué au progressisme qui, finalement, se marie si bien avec la logique de la société toujours plus marchande.
Et puis « réactionnaire » a pour racine réaction. Réagir, ou agir après avoir senti une menace, une agression, comme à titre d’exemple souhaiter conserver ses acquis sociaux. Etre réactionnaire, ce serait, dans un sens, être résistant. Si, par ailleurs, être réactionnaire c’est vouloir que tout pédophile – même s’il est un grand cinéaste – soit puni par la loi et écarté de la société pour laquelle il incarne un risque, je le suis.
Si être réactionnaire, c’est défendre la souveraineté nationale – parce que la démocratie et la liberté des peuples m’importent – alors je le suis. Par contre, si être réactionnaire, c’est regretter le temps d’avant en niant les progrès – en matière de justice sociale ou, par exemple, de la médecine – que le temps passant a apporté, alors je ne le suis pas.
Seulement, un réactionnaire est souvent ce révolutionnaire qui ne descend pas dans les rues manifester, conscient de la dérive guignolesque que prennent certaines initiatives populaires lorsqu’elles sont en réalité représentées par des personnes qui parfois délaissent un peu trop l’intérêt général afin de défendre leurs propres intérêts. « La réforme oui, la chienlit non » disait Charles de Gaulle. Ridicule rassemblement lorsque l’un des tenants de la manif se met à chanter des paroles insultantes au premier degré à l’égard des politiques, car on tombe ainsi dans la part la plus subjective de la requête militante. Le comble c’est quand cet anticapitaliste acharné profite de son micro pour se mettre à faire la promo de son disque de chants réclamant les rouges lendemains avec la fausse solution de la dictature du prolétariat.
Un réactionnaire est celui qui ne suit pas la mode des idées, c’est-à-dire celle qui concentre actuellement les dogmes d’un capitalisme acharné, d’un fédéralisme effréné (avec la culture anti-France qui va avec) et d’un atlantisme à peine dissimulé (continuons à démanteler les services publics, qu’on ressemble encore un peu plus aux Américains !).
Nous savons, pourtant, que la mode est pour rappeler aux idiots que le temps passe… Après, les politiques – qui seront tout sauf des réactionnaires – nous feront croire qu’ils sont des grands démocrates (ouf, il était temps que les Irlandais votent bien donc qu’ils votent oui au référendum européen). Les politiques enfilent des habits de justiciers sur la scène de la politique fiction mais, dans les coulisses, ils s’assurent de bien protéger leurs copains aux actes indécents mais assez anciens, selon eux, pour savoir passer à autre chose. Ils ne leur donneraient tout de même pas leurs mômes à garder ! Comme disait Molière : « L'hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus. »
Et les citoyens désemparés, car ils n’ont plus de repères politiques et on leur apprend à ne plus en avoir, laissent, jusque là, cette oligarchie jouer avec le pouvoir en tâchant de ne pas le perdre. Pierre Desproges disait : « L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "Je pense, donc tu suis." » Les citoyens sont de moins en moins citoyens… Mais attention qu’ils ne deviennent pas de plus en plus révolutionnaires…
Cela dit, les belles âmes de l’oligarchie sauront les faire passer pour des réactionnaires. C’est la fausse nuance qu’ils essaieront de faire gober à ceux qui ne sont pas encore converti à la révolte populaire. Que le parti politique numéro un soit le peuple lui-même ! Toutefois, je pense que ce sera, à cet instant-là, l’une de leurs dernières armes avant l’écroulement de leur système antisocial, antipopulaire et antidémocratique !
Alors si les bien pensants de cette oligarchie souhaitent faire de moi et d’autres gens des réactionnaires, au final je le serai. Ce qui ne m’empêchera pas de penser que mes idées sont les plus justes. Car l’humanisme et le souci d’une meilleure condition de l’homme sont des variables qui ne seront jamais à zéro, et les postures politiques intégrant celles-ci accéderont toujours aux oreilles des citoyens les plus éclairés !
Antoine Chimel
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09.10.2009
Nicolas Dupont-Aignan sur BFM TV
Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM le 8 octobre 2009
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08.10.2009
Le gouvernement confirme que la réforme de La Poste aura lieu

PARIS - La réforme du statut de La Poste aura lieu comme prévu malgré le succès du "non" lors de la "votation citoyenne" organisée par un collectif opposé à la privatisation de l'entreprise publique, déclare le gouvernement.
Plus de 98% des quelque 2,1 millions de personnes qui ont voté la semaine dernière se sont prononcées contre la "privatisation" de La Poste.
Forte de ce résultat, la gauche a exhorté Nicolas Sarkozy à organiser un référendum à bref délai sur le changement de statut de l'entreprise publique.
Le gouvernement conteste la légitimité de cette "votation" sans valeur juridique, arguant du fait que le projet de loi sur le changement de statut de La Poste ne prévoit pas une "privatisation" mais une transformation en société anonyme à capitaux 100% publics au 1er janvier 2010.
Dans un communiqué, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, déclare avoir "pris acte avec beaucoup d'attention de la démarche des Français", mais se dit résolu à poursuivre la réforme de l'entreprise pour la rendre compétitive en vue de l'ouverture en 2011 du marché postal à la concurrence.
"Dans ce contexte sans précédent, ne rien faire serait à la fois inconscient et irresponsable car, pour La Poste, le statu quo serait mortel", dit-il.
Interrogé sur RTL, Luc Chatel a, lui aussi, confirmé que la réforme de La Poste serait menée à son terme.
"Bien sûr, nous ferons la réforme parce que je n'ai pas très envie demain que la poste allemande, que la poste néerlandaise viennent tailler des croupières à nos bureaux de poste, à nos opérateurs postiers sur l'ensemble du territoire", a déclaré le porte-parole du gouvernement, qualifiant la votation citoyenne de "tartuferie".
LE PS VEUT UN RÉFÉRENDUM
"A ces deux millions de personnes, je leur dis: 'le gouvernement est tellement attaché à La Poste qu'il ne veut pas la privatiser et qu'il travaille à son avenir (...) pour qu'elle investisse et qu'elle puisse jouer les poids lourds dans le marché européen de la poste de demain", a-t-il ajouté.
Jean-Marc Ayrault a confirmé pour sa part que le Parti socialiste déposerait une proposition de loi le 15 octobre visant à fixer les modalités d'organisation d'un référendum d'initiative populaire.
"Le gouvernement a fait voter une réforme de la Constitution (en juillet 2008) qui permet le référendum d'initiative populaire mais, pour l'instant, on ne peut pas le faire parce que le président de la République n'a toujours pas inscrit à l'ordre du jour la loi organique", a dit le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale sur Europe 1.
Pour Christian Estrosi, l'idée d'organiser un référendum d'initiative populaire n'est pas recevable car la procédure n'a pas été conçue, selon lui, "pour s'opposer à un texte déjà en cours d'examen au Parlement, mais pour permettre la discussion d'un texte de loi original issu des citoyens".
Le projet de loi, dont l'examen doit débuter en novembre, prévoit une augmentation de capital de La Poste de 2,7 milliards d'euros - 1,2 milliard directement et 1,5 milliard via la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
"Lui refuser ces capitaux publics, c'est tuer La Poste", a déclaré le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand sur LCI.
Selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche, 59% des Français souhaitent que le gouvernement organise un référendum national sur l'avenir de l'entreprise publique.
La Poste employait 295.742 salariés fin 2008 et comptait 11.330 bureaux et 5.600 "points de contact".
lexpress.fr - 06/10/2009 à 09:35
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07.10.2009
Marine Le Pen vs Mitterrand : pour Sarko ça craint!
Lors de l'émission Mots Croisés hier soir, Marine Le Pen a accusé Frédéric Mitterrand de s'adonner au tourisme sexuel en se basant sur la mauvaise vie, un récit publié voici quatre ans. Une sortie qui anticipe la stratégie de reconquête électorale qui s'offre au Front national.
Lors de l'émission Mots croisés hier soir, Marine Le Pen a crevé l'écran. Avec un ton indigné mais froid, l'avocate a littéralement explosé le Ministre de la Culture en lisant un passage de son livre - La mauvaise vie - dans lequel il évoque - fantasme ou récit, là est tout le problème - le tourisme sexuel et la prostitution infantile avec une forme de complaisance coupable.
Ecoutez la vidéo. Impossible de couper la fille de Jean-Marie Le Pen. En bonne avocate, elle tenait bien son dossier. Et quand Yves Calvi tente timidement de signaler que le passage du livre du Ministre est d'ordre fantasmatique et non réel, elle lui reprend la parole aussi sec en lisant ledit passage qui, il est vrai, ne plaide guère pour son auteur. Calvi doit s'incliner. Jeu, set et match.
Maintenant, repassez la séquence sans le son : vous constaterez à quel point les visages crispés de Frédéric Lefebvre, André Vallini (PS) et de Corinne Lepage (Modem) traduisent un vrai désarroi. Surtout pour le porte parole de l'UMP. Comme face aux Conti, le pittbul de Sarko en reste sans voix.
On comprend pourquoi. Après avoir intégré dans son camp Boutin, Villiers, Nihous et ses Chasseurs, bref, tous les dissidents de la droite exceptés Nicolas Dupont Aignan et Dominique de Villepin, le Président espérait ratisser au centre et à gauche les voix indispensables à sa réélection en 2012. Dans cette stratégie, la prise Mitterrand était importante.
Or, cette stratégie bouscule tout un électorat conservateur (et ici, simplement parental, profondément révulsé par la pédophilie). Marine Le Pen, sur laquelle ne pèse pas les mêmes soupçons d'antisémitisme et de racisme que sur son père, a là une carte à jouer. Nul doute qu'elle va s'y employer. Marine, l'espoir de l'opposition pour affaiblir Sarkozy ?
Philippe Cohen - Marianne | Mardi 06 Octobre 2009
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